Angelina & Kevin love for ever

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Forum de fan fiction consacré à la love story d'Angelina Veneziano & Kevin Fisher des feux de l'amour
 
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Angelina Fisher
Prête à l'eglise de Genoa
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Notre feuilleton favoris
Vos couples preferés dans le soap: Kevin & Angelina. Nick & Sharon. Christine et Michael. Victoria & Billy. Victoria & Ryan.
Si vous etiez un personnage des fda quel serait il : Michael Baldwin ou Christine Blair

MessageSujet: Resolutions    Sam 10 Nov - 22:05


-         Quoi ? fit Angelina abasourdie.
Face à la réaction de sa femme Kevin sourit.
-         Chéri, tu sais que c’est impossible. Le médecin a été formel : malheureusement tu ne pourras jamais retrouver l’usage de tes jambes.
-         Il se trompe, chérie, il se trompe. Tu as vu l’autre soir quand Kyle te menaça, je réussi à me lever. Je me suis tenu debout : j’ai même marché ! Tu te souviens ?
-         Évidemment je m’en souviens. Comment pourrais-je oublier ?
-         Ce soir-là, j’avoue, je réagi à l’instinct en voulant te protéger.
-         Je ne pourrai jamais assez te remercier pour cela.
-         Tu n’as pas à le faire. N’importe qui aurait agi de cette façon pour protéger la femme qu’il aime.
-         N’importe qui n’est pas sur un fauteuil roulant.
-         C’est justement là où je veux en venir. Chérie, j’en ai plus qu’assez d’être cloué sur cette chaise roulante. Je veux redevenir l’homme que j’étais avant.
-         Je le voudrais aussi, chéri, mais c’est impossible et tu le sais.
-         C’est aussi ce que je croyais. Du moins jusqu’à cet après-midi quand je suis allé chercher Grace et Kaylan de la garderie.
-         Kevin, soit plus clair parce que là je ne comprends rien à ce que tu racontes. Qu’est ce Grace et Kaylan ont à voir là-dedans ?
-         Ils ont tout à y voir, ma chérie : absolument tout ! Et pas uniquement Grace et Kaylan, bien que si je n’étais pas parti les chercher de la crèche alors je n’aurais jamais fait la connaissance de Graham Boomer. Kaylan et son fils se sont beaucoup amusés tout au long de la journée. Nous avons sympathisé nous aussi. Il est médecin au Logan Regional Orthopedics. Nous avons un peu discuté de ma paralysie. Il pense qu’il peut m’aider.
-         Comment ? dit Angelina sur la défensive.
-         Je ne sais pas encore. Il m’a donné sa carte. Si je voulais je peux l’appeler à tout moment pour prendre un rendez-vous et tenter de voir s’il y’a un remède. Chérie, j’en ai plus qu’assez d’être cloué dans ce fauteuil et ne pouvoir accomplir les actes les plus banals du quotidien comme récupérer le ballon de son fils ou lacer les chaussures de sa fille !  
-         Quoi ?
-         Les enfants ont eu droit en partant à un ballon. Or en partant il eut un coup de vent et celui de Kaylan s’envola. En d’autre circonstance j’aurais été en mesure de le récupérer mais pas dans mon état. Kaylan eut le cœur brisé et se mit à pleurer. Je lui promis de lui en acheter un autre mais la boutique n’est pas accessible en chaise roulante. Puis ce fut au tour de Grace. En partant pour récupérer la voiture, Grace trébucha. Je réalisai que son lacet était défait or je n’étais pas en mesure de me baisser pour le lui refaire. Angelina, quel genre de père suis-je si je ne peux même pas refaire attraper un simple ballon ou refaire les lacets de ma fille ?
-         Kevin, tu es un excellent père et nos enfants t’adorent, tu peux me croire. Grace et Kaylan sont encore trop jeunes pour comprendre certaines choses mais ils vont grandir et comprendront.
-         Comprendre ? Comprendre quoi ? Que leur père est un infirme incapable de rattraper un ballon qui s’envole ou bien refaire un stupide lacet !
-         Stop, Kevin ! Ne soit pas trop dur envers toi-même.
-         Pourquoi ? C’est la vérité : je suis infirme.
-         Mais ce n’est pas une tare.
-         Non. Bien sûr que non, mais s’il y’a une chance que puisse pouvoir retrouver l’usage de mes jambes je dois la saisir. Je veux redevenir l’homme que j’étais. Chérie, je veux pouvoir être à nouveau l’homme à qui tu as dit oui.
-         Tu es toujours cet homme-là. Kevin, rien n’a changé. Ce jour-là j’ai fait la promesse de t’aimer et te chérir en bonne santé ou malade. Kevin, ce ne sont pas tes jambes que j’ai épousées. Je ne suis pas tombée amoureuse de toi parce que tu marchais ou courrais. Je suis tombée amoureuse de toi parce ce que tu es toi.
Kevin sourit et l’embrassa.
-         Je t’aime.
-         Je t’aime, moi aussi.
-         Chérie, j’ai conscience que ton amour pour moi est intact, cela étant je rêve de pouvoir à nouveau marcher, courir à travers champ avec les enfants. Tu te souviens quand nous allions camper quand Shirel, Alana et Lisandro étaient petits ? Nous pouvions marcher durant des heures, escalader des montagnes… J’aimerais pouvoir retrouver tout ça. J’aimerais pouvoir venir à chacun de tes concerts et me tenir debout pour les rappels et pour pouvoir t’applaudir. Je voudrai pouvoir jouer au basket et au baseball avec les enfants. Apprendre à Grace et Lisandro à faire du vélo comme je le fis avec leurs ainés. Je voudrai me tenir debout conduire nos filles à l’autel et plus que tout au monde j’aimerais te refaire l’amour sans toutes ces aides médicales.
-         Fais-moi une promesse, Kevin. Si c’est trop dangereux, si cela met ta vie en danger, promets-moi d’y renoncer. Promets-le-moi, Kevin.
-         Je te le promets.
-         Parce que je refuse de devenir veuve si jeune.
-         Moi non plus je ne veux pas mourir de sitôt. J’ai bien l’intention de continuer à vivre encore de nombreuses années. Je tiens à assister à tes concerts, voir nos enfants grandir et vivre leurs premiers flirts, bien que je tue le premier garçon qui osera briser le cœur à nos princesses.
À travers ses larmes, Angelina rit. Il rit aussi.
-         Le bal de la promo, leur mariage, les voir devenir parent, connaitre nos petits-enfants. Voir Shirel produire son premier album. Il y’a encore tellement de chose que j’aimerais pouvoir vivre. J’ai une idée : pourquoi ne viendrais-tu pas avec moi lors de ma consultation ? Ainsi tu sauras à quoi t’attendre. Chérie, s’il te plait.
Angelina le regarda, surprise.
-         Tu aimerais que je t’accompagne à la consultation ?
-         Chérie, la première fois que j’y suis allé ce fut à ton insu et pour de mauvaises raisons. Cette fois j’aimerais qu’il en soit autrement.
Angelina le toisa et lui sourit. Sur le point de l’embrasser, il fut interrompu par Lisandro venu réclamer à manger.
-         On mange bientôt ? J’ai faim !
-         Je n’ai pas encore eu le temps de cuisiner. Je vais m’en occuper.
Angelina se leva et se dirigea vers la cuisine quand Kevin l’arrêta.
-         Chérie, attends !
Elle se retourna.
-         Qu’y a-t-il ?
-         Lisandro, va dire à tes sœurs que nous sortons manger un hamburger en ville.
-         Je vais leur dire tout de suite ! dit-il les yeux brillant de joie.
-         Mettez votre veste ! Il fait froid dehors.
-         Je monte habiller les petits.
-         Je sors la voiture du garage.
 
 
Le lendemain matin, Angelina et Kevin se rendirent à la consultation du Dr Sanderson après l’arrivée de la baby sitter et le départ des plus grands pour l’école.
-         Docteur Sanderson, je vous présente ma femme : Angelina. Angelina : Docteur Sanderson
-         Enchanté ! Appelez-moi, Jonathan, ce sera plus simple vue que nos enfants sont dans la même garderie. Kevin, si je vous ai demandé de passer c’est parce qu’il existe deux possibilités afin que vous puissiez de nouveau marcher si c’est ce que vous voulez.
Le docteur Jonathan Sanderson était un grand brun aux yeux bleu clair
-    Évidemment, je le veux !
-         OK ! La première méthode consiste à réussir à marcher avec le seul appui des bras et d’un déambulateur, grâce à l’implant d’une électrode. Un implant porteur d’une électrode dans l’espace péridural en dessous de la zone lésée de sa colonne vertébrale. Cette électrode, reliée à un stimulateur implanté dans la région abdominale, est connectée sans fil à une commande extérieure. Toutefois, je me dois d’être honnête, en dépit des succès obtenus pendant l’étude, le patient continue de mener sa vie quotidienne en chaise roulante. En effet, dès que la stimulation électrique s’arrêtait, il revint à son état de paralysie initiale et n’a pas récupéré de sensation corporelle.
-         OK. Quelle est la deuxième méthode ?
-         La seconde consisterait à utiliser des orthèses.
-         Autrement dit sans appareillage je ne pourrai pas marcher.
-         Il existe une troisième et dernière solution mais qui est aussi la plus risquée :  la laminectomie. La laminectomie est une intervention chirurgicale consistant à supprimer une ou plusieurs lames vertébrales.
-         Et avec celle-ci, je remarcherai normalement ?
-         Le parcours sera long et difficile mais oui, si l’intervention est un succès vous remarcherez comme avant l’accident.
-         Si ? dit Angelina qui n’était pas intervenue jusqu’à là.
-         Il se pourrait que l’opération soit un échec.
-         Quel est le pourcentage ? demanda Kevin.
-         Je dirais 50\50. Si l’intervention est un échec alors vous resterez assis à ce fauteuil roulant pour le reste de votre vie. Il n’y aura plus de retour en arrière possible, plus d’appareillage, plus d’électrode : il n’y a rien !
Le docteur Beecham marqua une pause instaurant un silence de quelques instants.
-         Il y’a autre chose que je devrais savoir ?
-         Oui, Kevin, il y’a autre chose. Il se pourrait qu’en plus d’être un échec, vous pourriez y perde la vie. Ceci dit, reprit-il, cela reste un risque infime pour que cela se produise. Vous êtes jeune et en bonne santé. Réfléchissez- y mais pas trop longtemps. Plus le temps passe moins, plus nous perdons du temps.
 
 
Angelina et Kevin rentrèrent chez eux. Meurtri. Angelina fut la première à rompre le silence.
-         Je suis désolée, mon amour, j’aurais tellement souhaité qu’il en soit autrement mais l’implant d’une électrode peut être une bonne solution ?
-         Me tenir debout sur un tapis roulant uniquement quand la télécommande est activée tel un poste de télévision ?
-         OK mais la seconde n’est pas mal. Certes cela prendra plus de temps mais nous avons toute la vie devant nous.
-         Ma chérie, je veux être capable de remarcher mais remarcher seul sans aucune aide extérieure. Kevin soupira. J’ai besoin de prendre l’air !
Kevin siffla Utah et sortit. Angelina s’assit sur le sofa la tête dans ses mains pensant à la situation. Elle fut tirée de ses pensées avec l’arrivée des enfants.
-         Papa est là ? J’ai un exercice en informatique que je n’arrive pas à comprendre, dit Alana.
-         Il est sorti faire un tour, il ne devrait plus tarder.
-         Je vais promener Utah avant de faire mes devoirs, dit Shirel.
-         Utah n’est pas là. Il est sorti avec Papa.
-         Oh, bien dans ce cas je monte faire mes devoirs.
-         OK, je vais vous préparer un gouter. Un verre de lait des galettes ça vous dit ?
 
Les heures s’écoulèrent. La nuit tomba, Kevin n’était toujours pas rentré. Angelina commença à s’inquiéter. Elle prit son téléphone et téléphona à Kevin quand la porte s’ouvrit.
-         Kevin ! Dieu merci tu es rentré !
Dit-elle en courant se jeter dans ses bras.
-         Je suis désolé, ma chérie de t’avoir inquiété. J’n’en avais pas l’intention. Je n’ai pas vu la nuit tombée.
-         J’étais folle d’inquiétude. J’ai eu peur qu’il te soit arrivé quelque chose. Je voulais aller à te chercher mais je n’avais personne pour garder les enfants.
-         Je suis là maintenant : tout va bien.
-         Tu me le promets ?
-         Je te le promets.
 
En apparence la vie chez les Fisher reprit son cours normal. En apparence seulement. En réalité Kevin était rongé par son envie de pouvoir remarcher mais il fit la promesse à sa femme de ne pas risquer sa vie. De son côté Angelina sentit le malaise de son mari mais ce matin-là pourtant quelque chose d’autre occupait l’esprit de la jeune femme. Ce que Kevin ne manqua pas de remarquer.
Assis à la table du petit déjeuner après le départ des enfants pour l’école, il la questionna.
-         Quelque chose ne va pas ?
-         Pourquoi dis-tu ça ?
-         Tu m’as semblé a des années lumières loin de notre table du petit déjeuner. Que se passe-t-il ?
-         Je ne voulais pas en parler devant Shirel. J’ai reçu un coup de téléphone du directeur de The Voice : l’émission est annulée.  
-         Pourquoi ? Je veux dire, personne ne peut remplacer Kyle ?
-         C’est impossible. Les enregistrements des auditions à l’aveugle ont été faite avec lui, les équipes sont déjà constituées et les montages fait. Ils ne peuvent pas faire le reste de l’émission avec un autre coach. Par conséquent ils annulent l’émission.
Kevin soupira.
-         Beaucoup d’enfant vont être déçus notamment notre fille.
Angelina hocha de la tête.
-         Comment lui annoncer ? Chéri, notre petite fille a déjà connu tant d’épreuves.
-         Nous lui annoncerons ensemble.
-         Merci, chéri, dit-elle en souriant. Et toi, ça va ?
-         Oui pourquoi cela n’irait pas ?
-         Pour rien.
Angelina se leva pour débarrasser la vaisselle mais se ravisa et vint s’assoir aux cotés de Kevin en prenant sa main dans les siennes.
-         Kevin, mon amour, nous devons parler. Cette situation ne peut plus durer.
-         De quoi parles tu ?
-         De ton handicap, cette opération qui pourrait te permettre de retrouver l’usage de tes jambes. De ce silence dans lequel tu t’enfonces chaque jour un peu plus.
-         Que veut que je dise ? Il n’y a rien à dire : je fus victime d’un accident qui par chance m’a juste rendu paraplégique. Je croyais pouvoir recouvrer l’usage de mes jambes mais je me suis bercé d’illusion. Je resterai toute ma vie clouée à ce fauteuil roulant. C’est comme ça il faut se faire une raison.
Kevin fulmina.
-         Je vais t’aider à débarrasser cette table et mettre la vaisselle au lave-vaisselle. Voilà au moins quelque chose que je peux encore faire tout seul !
-         Chéri !
-         Non, Angelina, ne dit rien, nous avons un accord, inutile de dire quoi d’autre. Je t’ai fait une promesse et je vais m’y tenir.
Kevin prit la vaisselle, tourna dos à sa femme et l’a mis dans le lave-vaisselle.
 
 
Depuis son kidnapping Shirel était devenue une fillette ultra-sensible au moindre changement de son entourage. Pourtant ce soir-là, sa mère devait lui apprendre la nouvelle de l’annulation de l’émission du télé crochet.
-         J’ai eu un A+ en cours de chant. Madame Evans m’a dit qu’elle me regardera à la télévision.
Kevin regarda Angelina qui prit son courage à deux mains pour parler à sa fille.
-         Shirel, ma chérie, j’ai quelque chose à t’apprendre mais je ne sais pas comment te le dire. Je n’ai pas cessé d’y penser en essayant de trouver un moyen qui te fasse le moins souffrir possible mais je n’y suis pas arrivée alors je vais me lancer ! Chérie, j’ai reçu ce matin un coup de téléphone de Perry Powell : le directeur de The Voice.  Mon ange, il n’y aura pas de retransmission télé parce que l’émission est…annulée.
-         Annulée ? À cause de Kyle ?
-         Oui, chérie, à cause de Kyle.
-         Mais il est en prison ?
-         Oui chérie.
-         Alors il ne pourra plus faire du mal à personne.
-         En effet, mais cela veut aussi dire qu’il ne pourra plus coacher dans The Voice et sans lui il manquera un coach.
-         Oh, je n’avais pas pensé à ça.
-         Je suis désolée, ma puce, je sais à quel point ce concours comptait pour toi.
-         Cela veut dire que je ne pourrai jamais chanter ?
-         Chérie, non !  Que vas-tu imaginer ? ce n’est qu’un concours. Des concours tu en auras encore plein d’autre dans la vie et puis regarde Maman, elle n’a jamais participé à un seul concours et tu vois où elle en est.
-         C’est vrai, Papa a raison, je n’ai jamais participé à un concours. Comme toi je chantais depuis toute petite mais j’avais du mal pour savoir comment placer ma voix jusqu’au jour où je suis arrivée à Genoa City. Ton grand-père connaissait un producteur de musique, un ancien ami à Papa, qui m’aida à me lancer et avec du travail tu y arriveras toi aussi.
-         De toute façon pour moi tu n’as pas besoin de ce stupide concours pour réussir parce que tu as à ta disposition quelque chose d’inestimable : le meilleur professeur de chant qui puisse exister, ta mère !
Shirel sourit.
-         C’est vrai, Maman a la plus belle voix du monde.
-         Je ne te le fais pas dire ! Et si tu persiste dans cette direction, un jour, tu y arriveras toi aussi.
Angelina sourit.
-         Vous exagérez un peu tous les deux, du moins en ce qui me concerne car pour toi, ma chérie, c’est vrai que tu as une voix hors du commun qui vient tout droit de Dieu et Papa a eu raison en choisissant ton prénom.
-         Toi aussi, Maman, ta voix vient des anges et c’est pour cela que tu t’appelles comme ça.
-         Il me tarde de vous voir en duo toutes les deux.
Angelina et Shirel sourirent.
-         Papa ?
-         Oui, chérie ?
-         Tu vas rester encore longtemps sur cette chaise roulante ?
Kevin hésita un instant avant de répondre, il regarda Angelina qui serra sa main dans la sienne.
-         Il y’a des chances pour que je ne puisse plus jamais remarcher.
-         Pourtant Maman a dit que tu t’es levé pour lui sauver la vie quand Kyle a pointé une arme sur elle.
-         J’ai réagi à l’instinct pour protéger Maman et je suis aussitôt retombé. Cela ne signifie pas pour autant que je remarcherais un jour.
Kevin préféra passer sous silence la consultation chez le médecin.
-         Je suis triste que tu ne puisses plus marcher.
-         Tu ne dois pas, chérie. Je vais bien, mon ange. Je suis en bonne santé et j’ai tout, absolument tout pour être heureux ! À commencer par Maman et vous cinq.
-         Et Utah.
-         Bien sûr, Utah : c’est un membre à part entière de la famille Fisher.
-         La famille Fisher. C’est la meilleure famille du monde et je suis contente d’en faire partie. D’être revenue.
-         D’être revenue ? Chérie, pense-tu encore à…
Shirel baissa les yeux.
-         Chérie ?
-         Oui, Maman, il m’arrive encore d’y penser.
-         Mon ange, pourquoi ?
-         Je ne sais pas. C’est la nuit quand je dors je le revois encore. Je me revois à Talkeetna. J’entends Eliott me dire que je ne vous reverrai jamais.
L’inquiétude gagna Kevin et Angelina en entendant leur fille faire allusion à un passé qu’ils croyaient révolu.
-         Je croyais que tu avais oublié tout ça ? Que tu avais compris qu’il te mentait et que Maman et moi t’aimions.
Shirel secoua de la tête.
-         Ce n’est pas ça, Papa. Je sais qu’Eliott me mentait et qu’à aucun moment vous n’aviez cessé de m’aimer. Je le sais.
-         Dans ce cas pourquoi repense tu encore à tout ça ?
-         C’est la nuit quand je m’endors. C’était passé mais c’est revenu.
-         Pourquoi nous avoir rien dit à Papa ou à moi ?
-         Je ne voulais pas vous inquiéter alors je n’ai rien dit à personne, pas même à Alana.
-         Tu as dit que c’était passé mais revenu ?
-         Quand ?
Shirel ne répondit pas.
-         Shirel ! dit son père sur un ton sentencieux, depuis quand ?
-         Ils sont revenus après ton accident quand j’ai eu peur de te voir mourir.
-         Oh ma puce, dit-il en attirant sa fille vers lui pour l’embrasser. Ces cauchemars ont-ils stoppés quand tu as vu que j’allais bien ?
-         Pendant un moment, oui. Mais ensuite Maman est partie faire le tour des États-Unis, au moment où les journaux ont parlé d’elle et Kyle, je crus qu’elle n’allait jamais revenir et quand elle est revenue, vous vous disputiez beaucoup et nous sommes allés chez Grand-père et cela a empiré. Dans mes rêves, Eliott est vivant, il revint me chercher en me disant que je n’ai plus de famille parce que vous n’étiez plus ensemble, que tu allais vivre avec Kyle parce que Papa ne pouvait plus marcher et qu’il est ma seule famille désormais. Dans l’avion qui nous ramenait de Los Angeles, je fis encore ce même cauchemar au moment où je crus Maman morte. Papa, Maman, j’ai peur, j’ai tellement peur qu’il arrive encore un malheur à notre famille. Je ne crois pas que je pourrai le supporter. Je ne veux pas retourner là-bas.
-         Ma puce, je vais bien. Papa va bien lui aussi. Jamais tu ne retourneras là-bas. J’aime ton père plus que tout au monde. Le fait qu’il ne puisse plus marcher ne change rien à mon amour pour lui jamais je ne le quitterai. Tu n’as pas à avoir peur.
-         Tu me le promets, Maman ?
-         Je te le promets.
Shirel sourit.
-         Il est tard. Tes frères et sœurs dorment depuis longtemps. Tu devrais aller dormir à ton tour pour être en forme pour l’école demain matin.
-         Bonne nuit, Maman, Bonne nuit, Papa dit-elle en lui faisant la bise à ses parents.
-         Bonne nuit, chérie.
-         Bonne nuit, chérie.
Shirel s’apprêtait à monter l’escalier quand son père la rappela.
-         Shirel !
Shirel se retourna.
-         Oui, Papa ?
-         Fais-moi une promesse : promets-moi que si d’aventure ce genre de cauchemars devaient se reproduire que tu viendrais immédiatement nous en parler à Maman ou moi.
-         Promis, Papa.
 
 
Quand Shirel monta se coucher, Angelina et Kevin restèrent au salon pour discuter entre eux de la situation.
-         Je n’aurais jamais cru que cette histoire la toucherait encore à ce point.
-         Ni moi non plus. Ni moi non plus.
-         Chéri, crois-tu qu’il faille l’emmener consulter un psychologue ?
-         J’espère que non. Je veux espérer que nous ayons su trouver les mots pour apaiser ses craintes.
Angelina acquiesça d’un hochement de tête.
-         Allez viens ! Allons-nous coucher ! La journée a été longue pour nous aussi.
-         Kevin !
-         Oui, chérie ?
-         Je t’aime, dit-elle en souriant.
Kevin sourit.
-         Je t’aime, moi aussi. On se retrouve en haut de l’escalier ?
Pour toute réponse Angelina sourit. En réalité elle voulut lui parler de la visite chez le médecin, du fait de l’avoir caché à leur fille mais elle y renonça.
 
Le lendemain matin, après avoir conduit les deux plus jeunes à la garderie Angelina resta un moment pensive dans sa voiture avant de remettre le contact et prendre la direction de l’hôpital.
-        Je vous remercie de me recevoir sans rendez-vous.
-        J’ai eu une annulation. Cela ne pose aucun problème. Je suppose que vous êtes là pour me parler de Kevin ?
-        Vous supposez bien.
-        A-t-il pris une décision ?
-        Docteur, j’aimerais savoir quelles sont ses chances de pouvoir remarcher s’il choisissait la troisième option ?
-        Je vous l’ai dit les statistiques…
-        Docteur, mon mari n’est pas une statistique. C’est un être humain !
-        En effet. C’est un être humain relativement jeune et en bonne santé et au vu qu’il s’est tenu debout quelques minutes sans aucune aide… à la lumière de tous ces éléments, je dirais quelques sont relativement élevées.  
-        Et de survie ?
-        Quoi ?
-        Vous m’avez bien comprise, quelles sont les chances que mon mari survive à une telle intervention ?
-        Comme pour toute intervention, je dirais.
-        Soyez franc avec moi, Dr Sanderson…
-        Jonathan. Nos enfants vont dans la même garderie, nous serons conduits à nous rencontrer.
-        Soyez franc avec moi, Dr Sanderson…Matt, si vous-même ou un membre de votre famille vous trouviez à la place de Kevin aujourd’hui, tenteriez-vous cette intervention ?
-        Elle a fait ses preuves contrairement aux deux autres.
-        Cela ne répond pas à ma question.
-        Angelina, je suis médecin, je me dois de vous informer de toutes les possibilités qui s’offrent à vous, au patient maintenant de faire son choix. Je ne peux, d’un point de vue déontologique vous pousser dans un sens ou dans un autre.
 
 
En rentrant à la maison, Angelina trouva Kevin installé sur son ordinateur. Excédé il rabaissa de façon particulièrement virulente le clapet.
-         C’est pas vrai !
En l’entendant crier Angelina accouru.
-         Chéri, que se passe-t-il ?
-         Ce qui se passe ? Ce qui se passe ? Tu veux vraiment le savoir ? Je n’arrive à rien ! dit-il en tapant sur l’ordinateur. Aucune nouvelle idée pour une nouvelle startup ou même un nouveau site internet. Rien ! C’est le trou noir le plus total ! Je n’arrive même pas à trouver un élément nouveau qui pourrait améliorer les recherches en cas de disparation ou enlèvement d’enfant, ni même pour ton site internet.  
-         Kevin, tu devrais te détendre. Tu n’arriveras à rien dans ces conditions.
-         Me détendre ? Comment veux-tu que je me détende ? Je suis coincé sur ce fauteuil roulant toute la journée. Je ne fais plus rien que de tourner en rond. J’en ai assez, Angelina, j’en ai plus ! Je croyais pouvoir m’y faire mais je me suis trompé. Ce qui s’est passé avec Kyle me fit réaliser que je me leurrais en pensant que tout irait bien. Lorsque je repense à cette nuit-là, cette nuit où un homme a failli te tuer, Dieu merci Kyle est le plus mauvais tireur que je n’ai jamais vu et aussi parce que ce soir-là, mon sang ne fit qu’un tour dans mes veines quand je le vis pointer une arme sur toi. J’ignore comment je pus me tenir debout et venir vers toi, mais imaginons que cela ne soit pas produit comme ça. Imaginons que le tireur ne fut pas Kyle, qui je le reconnais est bien plus malade qu’un dangereux criminel, mais imaginons cinq minutes que ce fusse le cas et que je n’aurais pu me lever de ce satané fauteuil. Tu serais morte à l’heure qu’il est. Angelina, je t’aime. Je t’aime comme je n’ai jamais aimé et je veux passer ma vie avec toi.
-         Moi aussi c’est ce que je veux, chéri, dit-elle les larmes aux yeux.
-         Mais tôt ou tard tu finiras par te lasser. Mon amour, tu es encore jeune et les câlins, les baisers ne te suffiront plus.
-         Je t’arrête tout de suite. Nous en avons déjà discuté. Kevin, je t’aime ! Je t’ai toujours aimé même quand je croyais qu’il n’y avait aucune chance. Lors de notre premier mariage t’ai-je jamais demandé de me faire l’amour alors que tu avais toutes tes capacités physiques. Nous étions mariés, j’étais en droit d’exiger de toi que tu remplisses « ton devoir conjugal » mais je ne l’ai pas fait. Je ne demandais rien d’autre que de vivre à tes cotés en espérant qu’un jour tu finisses par m’aimer. Quand nous nous sommes quittés et je pensais ne jamais te revoir, j’eu l’occasion de sortir avec des hommes mais il ne se passait jamais rien parce que je t’aimai, Kevin, je t’aime et je t’aimerai jusqu’à mon dernier souffle. Si je dois me contenter de simple caresses et baisers alors je le ferai parce que, j’ai une peur panique de te perdre.
-         Moi aussi j’ai peur, mais si je ne tente rien alors je le regretterai tout au long de ma vie et je risque de devenir irritable, toujours de mauvaise humeur, de m’en prendre à toi, alors, un jour ou l’autre, tu finiras par en avoir marre et demander le divorce et je te perdrai pour de bon. Sans compter les enfants dont aucun tribunal ne me confierait la garde et de toute façon je ne la demanderai pas car je ne battrai pas contre toi. Cette vie sans toi et les enfants serait pour moi pire que la mort. Angelina, mon amour, dis-moi que tu comprends.
Les larmes coulaient sur le visage d’Angelina.
-         J’ai vu le Dr Sanderson tout à l’heure.
-         Quoi ? quand ?
-         Après avoir déposé les enfants à la garderie, j’ai fait un détour par l’hôpital. Il a eu une annulation ce qui nous a permis de discuter. Selon lui les chances de réussite sans extrêmement élevées parce que tu es jeune et en bonne santé et de plus tu as la volonté de vouloir remarcher.
-         Chérie, tu as fait ça ? Tu es allée voir le Dr Sanderson ?
-         Ne m’en veut pas, mon amour, je devais savoir.
-         T’en vouloir ? T’en vouloir ? dit-il les yeux brillants de joie et fierté, mon amour, tu es une femme extraordinaire !
-         Tu n’es pas fâché alors ?
-         Fâché contre toi ? chérie, le jour fâché après toi cela voudra dire que j’aurai perdu la raison.
Ils rirent tous deux. Kevin attira Angelina sur ses genoux et l’embrassa.
-         Tu es merveilleuse et je suis le plus heureux des hommes de t’avoir épousé.
-         Et je te défends de l’oublier, dit-elle taquine.
-         Aucun risque que cela arrive, répondit-il en riant.
Ils échangèrent un baiser.
-         Promets-moi d’être prudent.
-         Parole de scout.
-         Kevin, je suis sérieuse, je n’ai pas envie de te perdre. Je ne tiens pas à devenir veuve si tôt et voir nos enfants grandir sans leur père.
-         Moi non plus je ne veux pas mourir et je ne vais pas mourir.
-         C’est une promesse ?
-         C’est une promesse.
 
Le lendemain matin était un samedi : les enfants n’avaient pas école. Ce fut à la table du petit déjeuner qu’Angelina et Kevin apprirent la nouvelle a leurs enfants au moment où Lisandro se levait de table pour aller jouer avec sa console.
-         Lisandro, assieds-toi s’il te plait.
-         Mais, Maman, j’ai rendez-vous avec Peter pour une partie de jeu vidéo.
-         Peter attendra. Pour le moment ta mère et moi avons à te parler ainsi qu’à tes sœurs, alors soit gentil de bien vouloir te rassoir, dit Kevin d’un ton sec.
-         D’accord, Papa, dit-il en se rasseyant.
-         Papa, Maman, que se passe-t-il ? dit Alana, inquiète. Vous n’allez pas divorcer comme Oncle Thomas et Tante Caroline, dites ?
-         Alana, non ! Chérie, n’aie pas peur. Papa et moi nous nous aimons et nous n’allons pas divorcer !
Vous n’avez pas être effrayé, les enfants. Le jour où nous divorcerons votre mère et moi n’est pas prêt d’arriver. Peut-être d’ici une centaine de siècle, Les enfants et Angelina se mirent à rire, si nous vivons encore jusqu’à là et même là ce n’est pas dit que nous le ferons. Votre mère et moi nous nous aimons et nous allons passer notre vie ensemble. Rassurez-vous. Bien loin de divorcer, la nouvelle que j’ai à vous apprendre serait plutôt une bonne nouvelle.
-         Vous allez avoir un autre bébé alors, dit Shirel. Enfin je veux dire vous allez adopter un bébé ?
-         Bébé ? dit Grace.
-         Non, ma chérie, nous n’allons pas avoir de bébé : pas encore. La procédure est en cours, nous avons obtenu l’agrément mais pour le moment il n’y a aucun bébé à adopter.
-         Alors Maman est enceinte ? dit Lisandro les yeux pleins d’espoir.
-         Non, mon ange, je ne suis pas enceinte.
-         Dans ce cas qu’elle est la bonne nouvelle s’il n’y a pas de bébé à adopter et si Maman n’est pas enceinte ?
-         La bonne nouvelle, mes chéris, est que je vais me faire opérer pour retrouver l’usage de mes jambes.
-         Papa ! mais c’est fantastique ! dit Shirel en levant de table pour aller jeter ses bras autour du cou de son père.
Kevin sourit tout en serrant sa fille dans ses bras.
-         Papa, c’est vrai, tu vas vraiment remarcher ? Je croyais que c’était impossible ? dit Alana.
-         Moi aussi, dit Lisandro.
-         Moi aussi, dit Shirel.
-         Sachez une chose Les enfants, rien n’est jamais impossible sinon votre mère et moi ne serions pas mariés et aucun de vous ne serez là.
Angelina et les enfants sourirent.
 
 
Cela ne faisait aucun doute qu’Angelina, assise sur le sofa, était pensive. Se méprenant sur les inquiétudes de sa femme, Kevin prit sa main dans la sienne et de la main libre la lui caressa.
-         Chérie, je croyais vraiment que Jonathan t’avait rassuré sur les chances de réussite.
Angelina sourit.
-         Je respecte ta décision même si je ne pas d’accord. Cela dit ce n’est pas à ça que j’étais en train de penser.
Kevin sourit.
-         Ah non ? À quoi pensais tu alors ? J’espère que ce n’est pas à un bel homme car je veux être le seul qui occupe tes pensées, dit-il d’un sourire malicieux.
Angelina rit.
-         Tu n’as pas à t’en faire là-dessus. Tu es le seul beau gosse à compter pour moi. Celui à qui j’ai dit oui pour l’éternité. Cependant c’est bien à un autre que j’étais en train de penser.
-         Laisse-moi deviner : à Kyle ?
Angelina hocha de la tête.
-         Chéri, que les choses soient claires. Je n’éprouve rien absolument rien du tout pour Kyle Taylor. Non parce qu’il est homosexuel, il pourrait tant est si bien être hétérosexuel que cela n’y changerait rien : je ne suis pas amoureuse de lui, le seul que je veuille, le seul que j’ai toujours voulu, c’est toi, mon amour. Toi et seulement toi. Encore aujourd’hui après toutes ces années de mariage et malgré nos cinq merveilleux enfants, il m’arrive parfois de demander si je ne rêve pas et si tout cela est bien réel ?
Kevin sourit.
-         C’est bien réel, tu ne rêves pas. Je suis là et je t’aime moi aussi.
Ils s’embrassèrent.
-         Chéri, Kyle n’est pas quelqu’un de mauvais. Il n’a rien à voir avec Chloe ou Eliott. Il n’est pas juste qu’il reste en prison. Il a besoin d’aide : d’aide pour s’accepter et accepter la mort de sa sœur. Or ce n’est pas en prison qu’il trouvera l’aide dont il a besoin. J’ai l’intention d’aller parler au procureur tout à l’heure pour lui demander d’annuler les charges qui pèsent sur lui.  Je ne veux pas qu’il aille en prison. Il ne le mérite pas.
Kevin écouta attentivement le plaidoyer d’Angelina en faveur de Kyle Taylor. Il recula avec son fauteuil roulant tournant ainsi le dos à Angelina, regarda par la fenêtre les enfants jouer dans le jardin avec leur chien, avant de se retourner pour faire face sa femme.
-         Je suis d’accord mais à une condition : je ne veux plus que cet homme s’approche de toi ou d’un membre de notre famille, sous aucun prétexte !
-         Monsieur serait-il encore jaloux d’un gay ? dit-elle taquine.
-         Qu’il soit gay est le dernier de mes soucis. Ce type a besoin d’être aidé mais tu n’es ni sa mère, ni sa sœur, ni son psy.
Angelina sourit. Elle se leva et alla embrasser son mari.
-         Je savais que tu comprendrais. Ne t’inquiète pas. Je ne veux pas qu’il passe sa vie en prison mais je n’oublie pas non plus que garder son secret a failli me couter mon mariage.
Kevin baissa les yeux en soupirant.
-         Je suis désolé, j’aurais dû avoir plus confiance en toi, en nous ! J’aurais dû savoir que tu ne me tromperais jamais.
-         Oui, tu aurais dû mais n’en parlons plus et d’une certaine manière, je suis contente que tu l’aie été.
Kevin sourit.
-         Vraiment ?
-         Oui, vraiment.
Ils s’embrassèrent.
-         Je m’absente un petit peu, le temps d’aller voir le procureur Olsen.
-         OK, de mon côté je vais appeler Jonathan et confirmer ma décision.
-         Es-tu tout à fait certain ? Ne veux-tu pas explorer les deux autres options ?
-         Chérie, nous en avons déjà parlé. Je refuse de marcher toute ma vie avec un appareillage ou de me contenter de marcher uniquement sur un tapis relié à une télécommande. Sans compter qu’elle est bien trop longue.
-         Nous avons la vie devant nous.
-         Non, chérie. S’il y’a une bien une leçon à tirer de cet accident, c’est que la vie est trop courte et l’on ne sait jamais de quoi demain sera fait c’est pourquoi il faut la vivre à fond lorsque on le peut encore. Carpe diem.
Angelina sourit. La sentant inquiète Kevin la rassura.
-         Tout se passera bien, ne t’inquiète pas.
-         Kevin, j’accepte ta décision mais ne me demande pas de ne pas m’inquiéter parce que c’est au-dessus de mes forces.
Kevin sourit.
 
 
Tandis qu’Angelina se rendit au tribunal afin de faire libérer Kyle, Kevin se rendit quant à lui à l’hôpital ou il fixa avec le Docteur Jonathan Sanderson d’une date pour l’opération.
 
-         Tout va bien se passer, mon amour, dit-il à Angelina en prenant ses mains dans les siennes. Dans quelques mois, un an au plus je remarcherai et nous aurons une toute nouvelle vie.
-         Je n’ai pas à me plaindre de celle que nous avons depuis notre mariage, dit-elle en souriant.
-         Ai-je dit ça moi ? dit-il en faignant l’air offusqué.
Angelina éclata de rire. Il sourit.
-         Cela fait du bien de t’entendre rire de nouveau.
-         Je t’aime, Kevin.
-         Je t’aime, moi aussi.
Ils s’embrassèrent quand…
-         Dites le moi si je tombe et je repasserai plus tard.
-         Michael !
 

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