Angelina & Kevin love for ever


Forum de fan fiction consacré à la love story d'Angelina Veneziano & Kevin Fisher des feux de l'amour
 
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 Un message de l'au dela

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Angelina Fisher
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Vos couples preferés dans le soap: Kevin & Angelina. Nick & Sharon. Christine et Michael. Victoria & Billy. Victoria & Ryan.
Si vous etiez un personnage des fda quel serait il : Michael Baldwin ou Christine Blair

MessageSujet: Un message de l'au dela    Ven 6 Avr - 22:23


La saison des fêtes touchait à leur fin. Cependant Caroline et Thomas insistèrent afin que leurs amis viennent passer le nouvel an en leur compagnie à Los Angeles.
-         Othello mixte à LA ce soir. Nous pourrions laisser les enfants à mon oncle Bill et Katie et sortir tous les quatre.
-         Nous voudrions les déranger, ils ont peut-être prévu quelque chose de leur côté.
-         Dollar Bill déteste sortir lorsqu’il est contraint par la communauté.
Angelina se mit à rire.
-         Et puis Douglas et Phoebe adorent jouer avec Will.
-         Je ne sais pas trop, j’hésite encore à laisser Shirel après tout ce qu’elle a traversé.
-         Angelina, ta fille va bien ! Cela se voit à l’œil nu. Plus rien ne laisse soupçonner qu’elle fut victime d’un enlèvement.
-         Caroline a raison, chérie : Shirel va bien.
-         Tu es sûre que cela ne dérangera pas ton oncle d’avoir autant d’enfant d’un seul coup ?  
-         Je ne te le dirais pas sinon. Je ne voudrais pas m’attirer les foudres de Bill Spencer.
Tous rirent de bon cœur.
-         C’est d’accord !
 
***
 
Les quatre amis allèrent donc passer la soirée dans la dernière boite à la mode de LA laissant les enfants sous la garde de Bill et Katie.
-         Très honnêtement je ne sais pas comment vous faite pour vivre aussi loin du monde civilisé, dit Caroline.
Angelina rit.
-         Tu ne changeras jamais. Tu es perdue sans New-York ou L A.
-          Tu as grandi non loin de New-York, tu es bien placée pour comprendre ce genre de chose.
-         C’est vrai je suis née à Jersey mais dois-je te rappeler que ma vie n’a vraiment commencé qu’à partir du moment où j’ai rencontré Kevin. Tout cela appartient au passé de toute manière. Kevin et moi aimons notre vie à Logan : nous avons fondé notre famille là-bas. Cette ville a son charme et c’est reposant, même si nous aimons quand même aller danser une fois de temps en temps bien que cela fasse longtemps maintenant que nous n’avons plus eu l’occasion de le faire.
-         Désolée, j’ai été maladroite et stupide.
-         Ce n’est rien. Ces deux années sont derrière nous désormais : ma fille est rentrée à la maison et tout va pour le mieux. Elle veut même reprendre l’école à la rentrée.
-         C’est une bonne nouvelle. Cela ne pourra que l’aider encore d’avantage.
-         Tu crois ?
-         Je ne le crois pas j’en suis sure ! Se retrouver à la fois loin de chez elle mais dans un cadre régulier, se faire des nouveaux amis : Angelina, tout ça contribuera à la guérison de Shirel.
Angelina sourit.
-         Tu as peut-être raison, peut-être suis-je devenue trop protectrice avec elle ?
-         C’est fort possible, probable même, mais au vu de ce qui s’est passé, j’en aurais fait autant.
 
***
 
-         Shirel semble aller beaucoup mieux, dit Thomas à Kevin.
-         Ma fille se rétablit chaque jour un peu plus. À ce sujet, Thomas, j’aurais un service à vous demander à toi et à Caroline mais si c’est vous ne voulez pas je comprendrais.
-         Vouloir quoi ?
-         Puisque nous sommes en Californie j’aimerais faire une surprise à Angelina en lui offrant une seconde lune de miel au lac Tahoe.
-         Là où vous vous êtes mariés ?
-         Celui-là même.
-         En quoi puis je t’aider ?
-         J’aimerais savoir si Caroline et toi pourriez nous garder les enfants pendant ce temps.
-         Bien sûr ! Aucun problème. C’est une idée très romantique. Le jet est libre en ce moment, je suis certain que Grand-Père vous laissera l’utiliser.
-         C’est gentil, Thomas, mais ce ne sera pas nécessaire. Tu n’es probablement pas au courant, il est vrai que l’on ne se connaissait pas à l’époque, mais quand Angelina et moi nous sommes retrouvés, nous sommes partis à l’aventure depuis LA et nous avons fini au lac Tahoe.
Kevin sourit à l’évocation de ces souvenirs.
-         Personne à Genoa City ne savait où j’étais et encore moins que j’étais partie dans l’espoir de me faire pardonner d’Angelina. Alors que nous nous promenions sur la Walk of Fame, j’ai mis un genou à terre et je l’ai demandé en mariage. C’est alors que nous avons voulu faire l’école buissonnière en éteignant nos téléphones afin que l’on ne puisse pas nous joindre ni même nous localiser. Même Angelo ignorait tout de notre destination. Nous même en fait nous n’en savions rien. Tout ce que nous voulions c’était être tous les deux. Alors j’ai loué un mustang de 1965…
-         1965 ? répéta Thomas médusé.
-         1965, réitéra Kevin en souriant, et nous sommes partis à l’aventure avec un plan de route de cette année-là. Il eut des moments où nous sommes perdus bien sur puisque naturellement certaines routes avaient changé, mais peu nous importait. Nous étions ensemble et c’était la seule chose que nous voulions.
-         Vous n’aviez pas de GPS ?
-         Aussi curieux que cela puisse paraitre venant de moi, je ne voulais rien de la technologie moderne et Angelina était d’accord : nous voulions vraiment être seuls tous les deux. Lorsque nous sommes arrivés au Lac Tahoe, la magie du lieu, son lac d’émeraude… nous a envoutés.
-         Tu comptes refaire le même périple ? 
-         Plus ou moins. Je suis fou amoureux d’elle, peut-être plus encore que je ne l’étais ce jour mais je ne dois pas perdre de vue que je suis aussi un père et elle une mère. Nos enfants peuvent avoir besoin de nous. Particulièrement après ce qui s’est passé. Je ne voudrais surtout que Shirel se sente abandonnée à nouveau. Elle va beaucoup mieux mais cette petite ordure lui a fait rentrer tellement de chose dans la tête.
-         Ne t’inquiète pas pour Shirel ni aucun de tes enfants. Je suis certain qu’ils comprendront. Et puis Caroline et moi ne sommes pas ce dingue : jamais nous ne dirions que vous ne les aimez plus, mais je crois en effet préférable qu’ils puissent vous joindre s’ils ont envie.
 
***
 
-         Le lac Tahoe ? dit Angelina surprise lorsqu’ils furent seuls dans l’intimité d’une des chambres d’amis du manoir Forrester. Que fais-tu des enfants ?
-         Ils resteront chez Caroline et Thomas. Angelina, tu sais que je t’aime et j’adore notre vie de famille mais je suis aussi un homme, un homme éperdument amoureux de sa femme et qui a envie d’être un peu en tête avec celle qu’il aime comme au premier jour et peut être même encore plus.
-         Peut-être, dit-elle faignant d’être en colère.
Kevin ne put s’empêcher de rire.
-         J’ai dit ça moi ?
Angelina hocha de la tête.
-         Alors cela signifie qu’Alzheimer me guette. Je t’aime, Angelina.
-         Je t’aime, moi aussi, mon amour.
 
 
***
 
Pendant ce temps à Genoa City.
 
Gloria se trouvait chez Michael et Christine : furieuse.
-         Vas-tu enfin me dire ou habite ton frère ?
-         Je te l’ai déjà dit, Gloria : je l’ignore. Kevin ne me parle plus depuis des années.
-         Ne joue pas au plus fin, Michael. Je ne suis pas aussi stupide que tu sembles le croire. Je sais très bien que ton frère et toi vous vous reparlez. Tous tes déplacements…
-         Je suis avocat, il m’arrive d’avoir à me déplacer pour recueillir des témoignages ou des preuves pouvant innocenter mes clients.
-         Et pour cela tu dois emmener Christine avec toi ?
-         Michael et moi travaillons dans le même cabinet je vous rappelle. Il n’est pas rare que nous collaborions tous les deux sur un même dossier.
-         Vous me prenez vraiment pour une abrutie tous les deux. Depuis quand emmène t’ont son fils de sept ans avec soi en déplacement professionnel ? Croyez-vous que je n’aie pas constaté votre absence à tous trois à Thanksgiving ?
-         Nous sommes allés voir Fen à son université.
-         Michael, cesse de jouer à ce jeu-là : si tu ne me dis pas immédiatement comment va ton frère et où il vit j’engagerai un détective privé.
-         Paul est un homme intègre, jamais il ne trahira la confiance de Kevin, dit Christine.
-         Dans ce cas j’engagerai un autre avocat. Il ne publie plus rien sur les réseaux sociaux ni lui ni cette abrutie d’Angelina !
-         Gloria, Angelina n’a rien d’une abrutie et elle aime sincèrement Kevin.
-         Tu reconnais donc avoir de ses nouvelles ?
Michael soupira.
-         Oui ! Oui, j’ai de ses nouvelles. Kevin et moi sommes réconciliés depuis deux ans. Depuis que sa fille Shirel a été enlevée. Nous nous sommes rapprochés.
-         Comment va-t-il ? Est-il heureux au moins ?
 
 
***
 
Après avoir passé une semaine en tête au lac Tahoe, Kevin et Angelina regagnèrent leur maison.
-         Je suis contente que nous soyons de retour chez nous. La maison me manquait. La maison de Mr Forrester est très belle mais ce n’est pas chez nous. J’ai passé trop de temps loin de la maison.
-         Chérie, tu ne t’es pas de nouveau sentie trahie et abandonnée j’espère lorsque Papa et moi vous avons laissés sous la garde de Caroline et Thomas ?
-         Parce que si c’est le cas tu dois nous le dire. Chérie, tu ne dois absolument rien nous cacher. Soit libre de nous parler.
-         Quoi ? Non, Maman, Papa ! Non ! Ce n’est pas ça du tout rassure vous. Je sais bien que vous ne m’aviez pas abandonné. De plus je n’étais pas seule : nous étions tous ensemble et Tante Caroline et Oncle Thomas ne sont pas des étrangers, je les connais depuis toujours : c’est de la famille et je comprends que vous ayez voulu passer un peu de temps ensemble, c’est naturel. Moi aussi un jour j’aimerais vivre une histoire d’amour comme la vôtre.
-         Nous le voudrions tous. Vous êtes encore plus amoureux que dans les contes de fées.
-         C’est normal, il n’y a vraiment que les filles pour lire des contes de fées. Les livres sur les robots c’est mieux.
-         Non c’est pas mieux.
-         Si c’est mieux.
-         Non c’est pas mieux.
-         Si c’est mieux.
Tout en se chamaillant les trois ainés montèrent dans leurs chambres sous le regard amusé de leurs parents.
-         Pas de doute, nous sommes bien de retour, dit Kevin amusé.
-         Tu es heureux ? dit Angelina en souriant à son mari.
-         Je ne pourrais pas être plus heureux, dit-il en l’attirant à lui pour l’embrasser.
 
***
 
De l’autre côté de la ville un homme et une femme discutaient.
-         Une chose est sure la gamine va être surprise, dit la femme.
-         Surprise ? Abasourdie tu veux dire ! répondit l’homme.
-         Cela dit je ne comprends pas pourquoi il a fait de cette gosse son unique héritière.
-         Il en pinçait pour elle. Il attendait qu’elle ait atteint ses seize ans pour être avec elle. Il en avait rêvé.
-         Il m’avait raconté son rêve où elle devenait femme dans ses bras.
-         C’était plus que sexuel. Dans ce rêve elle grandissait et ils étaient tombés éperdument amoureux l’un de l’autre au point où elle en était venue à tuer pour lui et faire croire à tout le monde, ses parents compris, qu’elle était morte afin que personne ne découvre leur secret.
-         Mwais, il me l’avait raconté. Bon sang pourquoi ne m’a-t-il pas écouté ! Je lui avais pourtant dit que dans le vrai monde elle n’était pas ainsi.
-         Je sais bien mais il espérait qu’en le revoyant elle lui reviendrait et pourrait vivre son rêve.
-         Il aura tellement bien vécu son rêve qu’il est au cimetière à cause de cette satanée gamine à laquelle il lègue tout. Elle va devenir immensément riche grâce à lui.
 
*** 
 
Le soir venu, une fois les enfants couchés, Angelina et Kevin descendirent dans le salon.
-         Enfin seuls ! dit-elle en passant ses bras autour du cou de son mari avant de lui donner un baiser.
-         Oui, enfin seuls ! dit-il en passant ses bras autour de la taille de sa femme.
-         J’ai bien cru qu’ils ne dormiraient jamais.
-         Ils sont heureux d’être rentrés à la maison. Même Utah est fou de joie.
Angelina rit.
-         Oui je sais il ne cessait de faire des joies en sautant de partout. Chéri, que pense tu de l’entêtement de Shirel à vouloir reprendre l’école ?
Kevin soupira.
-         Je t’avoues ne pas être fan à cette idée mais elle semble y tenir. Par ailleurs comme elle dit, si elle ne reprend pas une vie normale alors Eliott aura gagné. Mais il y’a autre chose qui m’inquiète.
-         De sa réaction à l’annonce de ma nouvelle grossesse ?
Kevin hocha de la tête.
-         Cela m’inquiète également mais j’ose espérer que le lavage de cerveau que ce type lui avait fait lui est sorti totalement de la tête et qu’aujourd’hui notre fille sait combien nous l’aimons et cela ne changera jamais. Quant à moi, ma chérie, je ne saurais te dire à quel point cette nouvelle grossesse me comble de bonheur. Mon amour, je t’aime tant ! dit-il en lui donnant un baiser.
Angelina sourit.
-         À moi aussi elle me comble. Je ne pensais vraiment pas que notre seconde lune de miel serait aussi le lieu ou serait conçu notre sixième enfant. Quand j’ai quitté Genoa City après l’annulation de notre premier mariage, je n’imaginais pas un seul instant que mon rêve de faire ma vie avec toi deviendrait réalité et encore moins que je serais la mère de tes enfants.
Kevin la regarda avec des yeux langoureux.
-         Souviens-toi de ce que disent toujours les héroïnes de conte de fée : il faut toujours croire en ses rêves.
-         C’est vrai et c’est une chose qu’il va nous falloir enseigner aux enfants : toujours croire en ses rêves.
-         Oui. En parlant de rêve, aiderais-tu ton vieux mari qui t’aime à la folie à réaliser l’un d’entre eux ?
-         Uniquement si j’en fais partie, dit-elle taquine.
-         Tu en es même le sujet, dit-il en l’embrassant de plus en plus langoureusement.
-         Kevin, tu oublies les enfants, dit-elle en répondant à ses baisers.
-         Ils dorment, dit-il entre deux baisers tout en la déshabillant.
-         Je t’aime.
-         Je t’aime, moi aussi.
 
***
 
Le lendemain matin autant Kevin qu’Angelina étaient pensif : leur fille Shirel allait reprendre le chemin de l’école après deux années, presque trois de déscolarisation.
-         Comment suis-je ?
-         Tu es très belle, ma chérie. Comme toujours.
-         J’ai un peu oublié comment l’on s’habille pour aller à l’école alors j’ai copié sur Alana. À Talkeetna, je n’allais pas en classe. Eliott me laissait m’habiller comme je voulais.
-         Chérie, je sais que nous en avons déjà discuté plusieurs fois mais es-tu certaine d’être prête à franchir un pas vers l’inconnu ? Ne préfère-tu pas attendre le prochain semestre et en attendant tu pourras toujours continuer à étudier par correspondance.
-         Je pourrais mais non. Maman, Papa, je comprends que vous vous fassiez du souci pour moi mais ça va aller, je vous assure.
-         Te rends tu comptes que tu vas devoir affronter le regard des autres, ils te poseront certainement des questions au sujet de ta vie en captivité.
-         Je n’étais pas captive. Je pouvais aller m’amuser dans les bois autant que je voulais et de toute façon Blair m’a posé bon nombre de question à Thanksgiving auxquelles j’ai répondu sans me dérober. Il en sera de même à l’école.
-         Blair est en cousin et à Thanksgiving nous étions là ton père et moi pour te venir en aide en cas de problème. A l’école tu seras seule.
-         Maman ! je saurai y faire face en cas de problème.
-         Mais nous serons là Lisandro pour défendre notre sœur si on l’embête.
-         C’est très gentil à toi, ma chérie, mais ta sœur et toi ne seraient peut-être pas dans la même classe.
-         Nous aurons bien des cours en commun.
-         Bon écoutez, nous allons faire un essai. Pour aujourd’hui aucun de vous ne prendra le bus scolaire. Votre mère et moi vous y conduiront.
-         Mais, Papa…
-         Il n’y a pas de « mais Papa », Shirel, c’est à prendre ou à laisser. Soit tu acceptes cette condition soit tu restes faire tes cours à la maison.
-         Chérie, ton père et moi voulons te protéger. Si tout se passe bien alors demain tu pourras prendre le bus scolaire comme avant.
-         Accepte, Shirel. De toute façon tu n’as pas le choix.
-         En effet, Alana, ta sœur n’a pas le choix.
-         Très bien, j’accepte, répondit-elle en faisant la moue.
 
 
***
 
Après avoir accompagné les plus grands à l’école, Kevin et Angelina regagnèrent leur maison.
Kevin était pensif. Angelina vint s’assoir sur ses genoux et l’enlaça de ses bras.
-         Je me suis dit que puisque les filles partagent à nouveau la même chambre, il serait peut-être temps pour Lisandro d’en faire autant avec Kaylan. Il a trois ans, sa place n’est plus en nursery. Grace et le bébé la partageront. Ensuite nous verrons et tout dépendra si nous avons une fille ou un garçon. Nous transformerons la nursery en chambre d’enfant.
Comme Kevin ne répondait pas elle ajouta.
-         Et ensuite je partirai avec Leonardo Di Caprio.
-         Il n’en est pas question. Tu n’iras nulle part avec ce type. Et en plus je suis bien plus beau que lui.
Angelina rit et l’embrassa.
-         Ne t’inquiète pas pour Shirel, je suis certaine que tout se passe bien.
 
*** 
 
En effet à l’école tout se passait pour le mieux. Shirel ayant réussi à parler de son enlèvement puis se fit quelques amis.
À 15 H 00, il fut l’heure de rentrer.
-         Dit, Shirel, tu montes dans le bus avec nous ?
-         J’aimerais bien, Julie, mais mon père viens me chercher ce soir mais demain je me mettrai à coté de toi.
En voyant son père, Shirel se jeta dans ses bras.
-         Papa !
-         Ma chérie ! Comment s’est passé cette première journée ?
-         Bien ! C’était super ! Je te raconterai tout mais où est Maman ?
-         Maman était un peu fatiguée alors elle est restée à la maison.
-         Papa, demain j’aimerais vraiment prendre le bus scolaire comme tout le monde. Je me suis fait quelques copines.
-         Ok, chérie, je te l’ai promis. Maintenant rentrons ! Alana, comment ça s’est passé pour toi, mon ange ?...
 
À la maison Shirel raconta sa journée dans les détails puis se tourna vers sa mère.
-         Maman !
-         Oui, chérie ?
-         J’ai décidé de reprendre les cours de chants. Mon rêve a toujours été de chanter comme toi, Maman. Eliot m’avait menti en disant vouloir s’occuper de ma carrière mais il n’en a rien fait. Il avait sans doute peur que vous me reconnaissiez toi et Papa.
-         C’est probable, chérie mais c’est du passé : Eliot est mort et toi tu es revenue. Je suis contente que tu veuilles te remettre à chanter. Tu as toujours eu une superbe voix.
-         Toi aussi, Maman tu as une voix magnifique alors pourquoi ne te remets tu pas à chanter également ?
-         Je vais le faire, mon ange. Avec Papa nous avons discuté et j’ai décidé de remettre ma carrière en route. Ceci etant, dans les prochains mois nous allons être fort occupés à faire quelques travaux d’aménagement dans la chambre de Lisandro.
-         Dans ma chambre ?
-         Oui, Lisandro.
-         Pourquoi ?
-         Parce que désormais tu vas partager ta chambre avec Kaylan, dit son père.
-         Avec Kaylan ? Pourquoi.
-         Parce que Kaylan n’est plus un bébé et nous allons avoir besoin de place dans la nursery.
Tout en parlant Kevin scrutait la réaction de ses enfants. Tout particulièrement celle de Shirel.
-         Mes chéris, Papa et moi avons attendu le bon moment pour vous l’annoncer. Je crois qu’il est temps.
-         Nous annoncer quoi, Maman ? Papa et toi n’allez pas divorcer dites ? Juste au moment où notre famille est enfin de nouveau réunie, dit Alana.
Angelina sursauta.
-         Divorcer ? Ma chérie, pourquoi pense-tu à une chose pareille ?
-         Les parents de mon amie Helen vont le faire.
-         Papa, Maman, Alana se trompe, dites ? Vous n’allez pas divorcé ?
-         Qui est Helen ? Maman, Papa, vous avez survécu à mon enlèvement tout en pensant que j’étais morte. J’ai vu un reportage à la télévision l’autre jour qui disait qu’un couple sur deux finissez par divorcer à la mort d’un enfant. Or ce ne fut pas votre cas et je ne suis pas morte. Je suis revenue pour de bon. Alana a raison notre famille vient de se reconstruire et vous vous aimez. Cela saute aux yeux que vous vous aimez toujours. S’il vous plait, donnez une chance à notre famille d’être ensemble.
Kevin et Angelina se regardèrent interloqués.
-         Les enfants, calmez-vous voyant. Alana, c’est désolant pour les parents de ton amie mais ce n’est pas notre cas. Votre mère et moi nous nous aimons peut-être même plus que vous vous imaginez. Ce que nous voulions vous annoncer n’a rien à voir avec un divorce, ce serait même plutôt le contraire.
Il se tourna vers sa femme.
-         Tu leurs dis ou je leurs dis ?
-         Je m’en charge. Les enfants, ce que Papa et moi essayons de vous dire est que… mes chéris, dans un peu plus de sept mois, vous serez tous à nouveau grand frère et grande sœur d’un nouveau petit frère ou nouvelle petite sœur.
-         Maman, tu es enceinte ?
-         Oui, Alana, je suis enceinte.
-         Maman, mais c’est génial ! J’ai eu tellement peur que vous fassiez comme les parents d’Helen.
-         Mon ange, non. Cela n’arrivera pas. J’aime ton père et il m’aime.
-         Et ce sera une fille ou un garçon ?
-         Ça, Lisandro, nous n’en savons encore rien.
-         J’espère que ce sera un garçon ainsi nous serons à égalité : 3 filles, 3 garçons.
-         Ce sera une autre fille.
-         Un garçon.
-         Une fille.
Alana et Lisandro continuèrent ainsi tout en montant dans leur chambre tandis que Shirel resta au salon, regardant ses parents : silencieuse.
Angelina et Kevin se regardèrent.
-         Et toi, ma chérie, tu ne dis rien ? je suis consciente que ce soit inattendue pour toi. Papa et moi ne savions pas comment tu réagirais en apprenant la nouvelle et c’est pourquoi nous avons mis autant de temps à vous l’apprendre mais nous ne pouvions plus reculer car bientôt mon ventre va commencer à se voir mais je veux que tu sache que cela ne changera rien pour toi. Papa et moi nous vous aimons tous autant les uns que les autres, bien plus que les mots ne peuvent le dire.
-         Chérie, j’espère que tu sais maintenant que tout ce que ce type t’a raconté à notre sujet te concernant est faux : archi faux. Jamais nous n’avons abandonné et remplacé par qui que ce soit et cela n’arrivera jamais. Mon ange, nous vous aimons tous autant que vous êtes.
Shirel écouta ses parents sans les interrompre : les larmes aux yeux.
-         Je sais, Papa. Eliot m’a manipulé mais c’est fini maintenant : bel et bien fini. Je suis très heureuse à l’idée d’être à nouveau grande sœur. J’ai perdu deux années de la vie de ma petite sœur, deux années qui ne se rattraperont jamais mais au moins je serai là pour la voir grandir. Quant à ce nouveau bébé, peu importe que ce soit une fille ou un garçon : je serai là pour lui dès sa naissance et je serai la meilleure des grandes sœurs.
Angelina sourit.
-         Je n’en attendais pas moins de toi, ma chérie, dit-elle en la serrant dans ses bras.
Kevin sourit et la serra à son tour dans ses bras.

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Angelina Fisher
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MessageSujet: Re: Un message de l'au dela    Ven 6 Avr - 22:24


Les mois s’écoulèrent paisiblement. Chez les Fisher la vie avait repris son cours normal. Shirel se plaisait à l’école et comme avant son enlèvement, aimait particulièrement ses cours de chants. La petite Grace grandissait et se transformait en une jolie petite fille qui faisait la joie de toute sa famille. Malgré sa grossesse Angelina tint parole et remit sa carrière sur les rails. Avec l’aide de Kevin et sa startup musicale.  Au terme de ses neufs mois de grossesse Angelina donna naissance à une petite Chiara pour le plus grand bonheur de ses parents mais également de ses frères et sœurs y compris de Lisandro.
Le mois de juillet arriva avec son lot de festival. Cela faisait exactement trois ans qu’un soir de juillet, au cours du festival de l’Utah, Shirel fut enlevée. Pour la jeune fille c’était un lointain souvenir. L’année scolaire s’était bien passée. Elle s’était fait des nouveaux amis. Ses relations avec sa famille étaient redevenues comme autrefois. Rien, non rien, ne laissait envisager le contraire. Pourtant…
A l’approche du 4 juillet et des fêtes de l’Indépendance, Shirel était pensive. Ses parents vinrent s’assoir auprès d’elle.
-         Ça va, ma chérie ?
-         Ça va, Papa.
-         Tu mens très mal, tu le sais ça ? dit sa mère en souriant.
Shirel sourit.
-         Est-ce nous allons au festival cette année ?
-         Je ne sais pas, chérie. Aimerais-tu y aller ?
-         Je ne sais pas, Papa. Tout le monde ne parle que de ça en ville, même mes amies ont hâte que cela commence mais…
-         Mais pas toi.
Shirel baissa les yeux.
-         C’est au cours du festival qu’Eliott m’avait enlevé et détenue prisonnière dans une maison en ville avant que nous partions pour Talkeetna.
Eliott : pourquoi je pense encore à lui ? Je croyais l’avoir oublié. Mais il m’a fait tant de mal sans que je m’en aperçoive. Finalement j’en étais arrivée à faire tout ce qu’il attendait de moi en faisant du mal aux personnes que j’aime le plus au monde.  
-         Mais c’est fini, mon ange : c’est fini. Eliott est mort, il ne pourra plus te faire du mal et si tu ne veux pas aller au festival ce jour, aucun problème, nous resterons chez nous ou si vous êtes d’accord tes frères et sœurs et toi nous pourrions aller soit à Genoa City rendre visite à ton oncle Michael et ta tante Christine ou sinon il y’a l’option Californie, sa piscine et ses cocktails rendre visite aux Forrester.
-         Nous pouvons aussi rester chez nous en famille et faire un barbecue dans le jardin.
Les yeux de Shirel brillèrent de joie à la proposition de son père.
-         C’est vrai, Papa ? Nous pouvons rester chez nous ?
Kevin sourit.
-         Bien sûr puisque je te le dis.
-         Mais, Maman, tu ne serais pas trop triste de ne pas voir Tante Caroline ?
-         Mon ange, j’ai parlé à Caroline pas plus tard qu’hier soir. Quant au festival, ton père et moi pourrons y aller un autre jour alors si vous êtes tous d’accord nous le ferons !
-         D’accord sur quoi ? demanda Alana qui avait intercepté la fin de la conversation.
-         Alana, s’il te plait dis que tu es d’accord, et toi aussi, Lisandro, s’il vous plait dites que vous êtes d’accord ?
-         D’accord sur quoi ? réitéra Alana.
Angelina rit.
-         Papa, Shirel et moi-même aimerions passer l’anniversaire de notre pays tranquillement chez nous : une journée en famille avec un barbecue dans le jardin.
-         En famille ? Chez nous ?
-         Oui, chéri, juste notre famille réunie sous son toit pour célébrer l’anniversaire des États Unis d’Amérique : notre pays !
-         Mais nous n’irons pas au festival ? Oui parce que même si Shirel est revenue je n’arrive pas à oublier que c’est au cours du festival le jour de l’Indépendance qu’elle a été enlevée et j’ai peur que cela recommence.
-         Oh, chérie, non ! Non, tu n’as pas à t’inquiéter pour ça, dit Angelina en serrant sa fille dans les bras.
-         Moi aussi je n’arrive pas à oublier. Le 4 juillet approche, en ville tout le monde ne parle que du festival mais moi je revois sans cesse la même scène : celle de Shirel se faisant enlevée et je n’ai rien pu faire pour l’aide et ensuite nous sommes restés deux ans sans avoir de ses nouvelles. Nous l’avons même cru morte et quand elle est revenue… Quand elle est revenue… Elle n’était plus la même personne.
-         Quand je suis revenue j’en voulais à la terre entière parce que Eliott m’avait fait un lavage de cerveau contre vous : ma famille !
Shirel serra son frère dans ses bras sous le regard bienveillant et rempli de tendresse de leurs parents.
-         Alors nous sommes tous d’accord : nous restons chez nous.
-         Oui, Papa, dit Shirel.
-         Oui et puis comme ça, Utah ne restera pas seul et n’aura pas peur du feu d’artifice, dit Lisandro.
-         C’est en effet une excellente raison pour fêter cette journée en famille, dit Angelina en souriant.
Au cours du festival de l’Utah lors de la journée de la fête d’Indépendance, James fulmina.
-         J’aurais dû m’en douter : cette sale gamine n’est pas venue. Je l’ai cherché dans tous les coins et recoins : elle n’est nulle part !
-         Je l’imagine d’ici : Oh, Papa, je n’ai pas envie d’aller au festival cette année. J’ai trop peur que le fantôme d’Eliot m’enlève une seconde fois. S’il te plait, Papa chéri, allons ailleurs.
James pouffa.
-         Suzann, si un jour tu en as marre d’ausculter les cerveaux de tes patients, une carrière d’imitatrice t’attend. 
-         Que veux-tu cette gamine me sort par les narines.
-         Mais Christopher l’aimait et que cela nous plaise ou non il en a fait son unique héritière et je dois bien l’admettre il me tarde de voir la tête que fera cette gamine lorsqu’elle découvrira qu’elle est à la tête d’un empire de plus de quatre milliards de dollars !
-         Une chose est certaine : elle ne pourra jamais oublier Christopher ou devrais-je dire Eliott.
 
 
***
 
Chez les Fisher la fête de l’Indépendance battait son plein. Tandis que Kevin faisait frire les hamburgers et les hot-dog, Angelina s’occupa du pain de maïs. Les enfants s’amusaient entre eux. Même Utah était de la partie. Le soir venu après le feu d’artifice tout le monde monta se coucher. Épuisé mais heureux de cette journée en famille.  
 
***
 
Le lendemain, Angelina était occupée à écrire les paroles d’une nouvelle chanson. Sa fille Shirel vint s’assoir auprès d’elle.
-         Tu composes une nouvelle chanson, Maman ?
-         Ce sont seulement quelques idées qui me viennent au hasard que je couche sur papier.
-         J’aimerais ton avis sur celle-ci, dit-elle en lui tendant sa tablette.
Angelina rit en la prenant.
-         Alana et toi êtes bien les filles de votre père : toujours à la pointe du progrès. Parfois je me demande même si un jour vous saurez tenir un stylo tant vous êtes nouvelle technologie. Exactement comme Papa !
Shirel rit.
On sonna à la porte. Utah se mit à aboyer.
-         Je vais ouvrir, dit Shirel en se levant.
-         Shirel Fisher ? dit un coursier.
-         C’est bien moi.
-         Je suis chargée de vous remettre ce pli.
-         Qu’est-ce c’est ? dit-elle.
Mais le coursier avait déjà disparu.
-         Chérie, qui étais ce ?
-         Un coursier, Maman. Il m’a remis ce pli mais j’ignore ce qu’il contient.
-         Tu un amoureux secret ? dit Angelina en riant.
-         Edward ne sait même pas que j’existe.
-         Tant mieux parce que j’aurais été contraint de t’envoyer au couvent, dit son père.
Shirel se mit à rire.
-         Combien de temps ?
-         Jusqu’à tes vingt et un ans.
Elle rit de plus belle. Elle ouvrit l’enveloppe. A l’intérieur se trouvait une autre enveloppe, plus petite cette fois, avec juste son prénom.
Aussitôt le sourire de la fillette s’effaça. 
-         Qu’y a-t-il, chérie ? Quelque chose ne va pas ? demanda sa mère. Qui t’a écrit ?
-         Non ! non ! non ! Pourquoi il ne me laisse pas tranquille ?! Il est mort ! mort ! Je ne veux plus entendre parler de lui, dit-elle en laissant tomber la lettre sur le parquet et s’enfuyant en courant dans le jardin.
Intrigué par le comportement de sa fille Kevin se pencha et prit la lettre. Son visage changea de couleur.
-         Kevin, que se passe-t-il ?
Il tendit la lettre à Angelina qui a son tour changea de couleur tandis que Shirel revenait.
-         Je croyais qu’il était mort. Je l’ai vu tombé sur le tapis du salon avec du sang autour de lui. Étais ce comme dans les films : du faux sang ?
-         Je ne le pense pas, mon ange mais cette lettre t’en dira davantage ?
Shirel ouvrit la lettre et commença à lire à haute voix.
« Mon Eliotta chérie. Lorsque tu auras cette lettre entre tes petites mains cela signifiera que je ne serais plus de ce monde. Je t’aurais aimé comme personne ne pourra jamais t’aimer.
Mon Eliotta. Nous avons été si heureux ensemble dans notre drôle de maison. Tu étais devenue ma fille mais la petite fille que tu as été s’est transformée en une ravissante jeune fille et tu es devenue mienne et je suis devenu tien. Nous nous sommes trouvés. Nous nous sommes aimés. Défiant toutes les pronostics de l’univers et les bien-pensants. Rien, non rien, mon Eliotta chérie n’aurait pu nous séparer. Nous avions si faim l’un de l’autre. Notre faim l’un de l’autre n’était jamais assouvie tant nous nous aimions. Nous avions envie l’un de l’autre. Tu as protégé notre secret en allant jusqu’à tuer Kelly : ton ancienne meilleure amie alors qu’elle s’apprêtait à me dénoncer aux autorités. Tu l’as froidement abattue et tu es rentrée à la maison où bien sur j’ai maquillé ton crime en un banal accident afin que tu ne sois jamais inquiétée, mon Eliotta chérie. Suite à ça, nous avons poursuivi notre vie où nous avons continué de nous aimer. Mon Eliotta chérie. Je t’ai aimé d’un amour absolu et sans partage. Avec moi tu n’as jamais eu à mendier quelques miettes d’un amour que l’on voulait bien te laisser après en avoir donner au monde entier. Je t’aime. Je t’aime comme toi tu m’as aimé ou plutôt comme j’aurais aimé que tu m’aimes parce que hélas tout ceci n’était qu’un rêve. Tu es retournée vivre chez tes parents qui t’ont fait un lavage de cerveau contre moi, mais par cette lettre, je veux que tu connaisses mes véritables sentiments pour toi, mon Eliotta chérie. Par conséquent j’ai décidé de faire de toi, mon Eliotta chérie, ma seule et unique héritière.
Ton Eliott qui t’aime. »
Les larmes commencèrent à couler sur le visage de la petite fille.
-         C’est pas vrai, il est fou, il ne sait jamais rien passé de ce qu’il a raconté. Jamais je n’aurais fait ça : c’est mal ! C’est très mal ! Je n’aurais jamais tué quelqu’un. Papa, Maman, vous me croyez, dites ?
-         Bien sûr, mon ange, dit sa mère en la serrant dans ses bras tout en l’embrassant.
Kevin quant à lui resta stoïque. Les bras autour de la taille de sa mère, Shirel fixa son père.
-         Papa ?
-         Kevin ?
Kevin poussa un soupir.
-         Bien sûr, je te crois. Je sais que jamais tu ne ferais le moindre mal.
 
***
-         Kevin ?
Kevin qui regardait à travers la grande baie vitrée se retourna vers sa femme.
-         Que se passe-t-il ?
-         Tu me le demandes, Angelina ? Notre fille vient d’hériter d’une fortune de la part d’un gars que je méprise, qui nous a privé de notre fille durant deux longues et interminables années en lui montant à notre sujet et tu me demandes ce qui se passe ?! Je nous croyais débarrassé de lui pour toujours mais ne voilà-t-il pas que des mois après sa mort il refait parler de lui en léguant à notre fille la somme astronomique de plus de 4 milliards de dollars ! Et elle n’a pas encore dix ans ! Angelina, dis-moi, tu connais combien d’enfant de neuf ans à la tête d’un tel empire financier ?
-         Notre fille n’a rien demandé.
-         Je le sais bien qu’elle n’a rien demandé mais toujours est-il qu’elle est son héritière et je ne sais que trop bien les ravages que provoque l’argent. Je l’ai vécu avec Chloe. Elle en voulait encore et toujours plus.
-         Notre fille n’est pas Chloe, Kevin !
-         Dieu merci !
-         Oui Dieu merci, elle n’est ni Chloe, ni Delia et contrairement à elles, je suis certaine qu’elle fera quelque chose de positif de toute cette fortune tombée du ciel.
-         Venu de l’enfer tu veux dire. Et si elle finissait comme elle ?
-         Comme qui ? Chloe ? Je te le répète, Shirel n’est pas sa fille mais la mienne. La nôtre !
-         Je ne parlais pas de Chloe. Ce n’est pas d’elle dont il s’agit.
-         Alors qui ? Delia ?
-         Delia n’est pas ma fille, Angelina !
-         Contente que tu t’en souviennes !
Kevin soupira puis prit une profonde inspiration.
-         J’ai peur qu’elle termine comme son alter ego : la fille qu’Eliot a vu dans son rêve.
-         Tu ne crois tout de même pas Shirel capable de commettre un meurtre ?
-         Non. bien sûr que non !
-         L’espace d’un instant j’ai cru…
-         Angelina ! J’aime notre fille et je sais ce dont elle est capable ou non. Il est plus qu’évident qu’elle ne tuera jamais personne. Déjà qu’elle ne mange quasiment plus de viande alors tué un être humain…
-         Dans ce cas de quoi as-tu si peur lorsque tu dis craindre qu’elle devienne comme son double ?
-         J’ai peur, Angelina, j’ai peur d’apprendre que si cet espèce d’enfoiré avait vécu qu’elle serait réellement tombée amoureuse de lui. Quand Shirel nous a lu sa lettre, cette vision d’horreur, notre fille, notre petite fille massant le…le… de ce pervers m’est revenu tel un boomerang. Que ce serait-il passé si nous n’étions pas arrivés à temps ?
Voyant la détresse dans les yeux de son mari, Angelina eut les larmes aux yeux. Elle passa ses bras autour de son cou et l’embrassa.
-         Dieu merci, nous ne le savons pas et nous le saurons jamais parce qu’il est mort. Mort : chéri, mort ! Il ne sert à rien de te rendre malade pour une chose qui ne s’est jamais produite et ne se produira jamais.
Kevin sourit.
-         Que ferais-je sans toi ?
-         Inutile de te poser la question parce que tu n’auras jamais le commencement d’une réponse, Mr Fisher, dit-elle en souriant à son tour.
Kevin rit à son tour et l’embrassa.
-         Je t’aime.
-         Je t’aime, moi aussi. Va parler à notre fille : je pense qu’elle a besoin de se sentir rassurée, de savoir que son papa l’aime toujours.
 
***
 
Kevin se rendit à la chambre de ses filles. Shirel s’y trouvait en compagnie de ses frères et sœurs. Il surprit une partie de leur conversation.
-         Papa t’aime, Shirel : tu ne dois pas en douter.
-         C’est vrai, Shirel, Alana a raison : Papa t’aime. Il était si malheureux lorsque tu avais disparue.
-         Oui mais à cause d’Eliott il ne m’aime plus.
-         Mais non c’est faux, Papa t’aime toujours autant sinon il ne nous aurait pas sermonné lorsque nous ne comprenions pas pourquoi tu n’étais plus là même qu’avant ton enlèvement et pourquoi tu portais le deuil de ce type.
-         Oui mais ça s’était avant. Avant qu’Eliott ne détruise tout de nouveau en écrivant cette lettre mensongère d’une chose qui ne s’est produite que dans son esprit dérangé mais Papa le croit. J’aimerais tant que ces deux années n’aient jamais existé, que rien de tout cela ne serait passé.
-         Moi aussi je le voudrais.
-         Papa ? Tu es là depuis quand ?
-         Alana, Lisandro, vous voulez bien aller jouer dehors avec Kaylan, Grace et Chiaria ?  J’aimerais parler en privé avec votre sœur.
-         Bien sûr, Papa ! Kaylan, Grace, vous venez ?
Lisandro prit la plus jeune de ses sœurs dans les bras et sortirent tous la pièce.
Une fois seuls, Shirel regarda son père.
-         Tu m’en veux n’est-ce pas, Papa ?
-         Je ne sais pas. D’avoir été méchante avec toi à mon retour.
-         Je croyais que nous en avions fini avec cette histoire ?
-         Je le croyais aussi jusqu’à la lettre et que tu te mettes à douter de moi en pensant que j’aurais pu devenir cette fille-là ! Mais, Papa, la fille qu’il décrit ce n’est pas moi. C’est sale, c’est dégoutant. Même si Eliott n’était pas mon père, toujours est-il que pour moi il le fut durant deux ans. Enfin du moins lorsque je croyais qu’il était gentil. Je sais maintenant que ce n’était pas le cas mais à l’époque je pensais. Alors comment aurais-je pu faire une telle chose avec lui ? Et cette… comment s’appelait-elle déjà ? Ah oui, Kelly. Je ne la connais pas. J’ignore si elle existe. Je ne l’ai jamais vu parce que je n’allais pas à l’école de la ville, je faisais les cours par correspondance. Jamais je ne serais devenue une criminelle.
-         Je sais, chérie.
-         Tu sais mais pourtant tu crois Eliott ou Christopher, Enfin peu importe comment il s’appelait en tout cas ce qui est sûr c’est qu’il ait menti !
-         Je sais, mon ange, et je te demande pardon pour mon comportement.
-         Je t’aime, Papa.
Kevin sourit à sa fille et ouvrit grandit ses bras où elle vint s’y jeter.
-         Mon bébé, je t’aime tant !
 
***
 
Une fois les enfants endormis, Angelina et Kevin discutaient dans le salon.
-         Ils dorment c’est bon ?
-         Oui. Cela n’a pas été sans mal, j’ai dû leur chanter quelque chose car ni Grace ni Chiara ne voulaient dormir. Même Utah en a eu assez et est allé dans la chambre des filles.
Kevin rit.
-         As-tu pu parler à Shirel ? Elle semblait épanouie au diner.
-         Nous avons discuté et je me suis excusé de mon comportement. J’aime notre fille, Angelina. Elle m’a tellement manqué !
-         Je n’en ai jamais douté, mon amour.
Le regard d’Angelina se porta sur la grosse enveloppe restée sur la cheminée.
-         As-tu une idée de ce qu’elle a l’intention de faire de cet héritage ?
-         Nous n’en avons pas discuté.
-         Que cela nous plaise ou non il va falloir en parler avec elle. Elle va devoir prendre une décision en acceptant ou refusant cet héritage. J’en veux à cette ordure si tu savais ! Il nous a déjà fait tellement de mal en nous privant d’elle durant deux ans et aurait certainement continuer si le hasard ne nous avait pas conduit à Talkeetna, nous ne l’aurions probablement jamais retrouvée, dit-elle la voix étranglée par les larmes qu’elle retenait.
-         Hey ! Elle est là : Angelina. Chérie : notre fille est là et elle va bien. Elle est saine et sauve ! Elle est redevenue notre petite fille si pleine de vie et si espiègle. Tu l’as dis-toi-même : elle a le sens des valeurs. Quoiqu’elle décide, même si elle décidait de garder cet argent, je suis certain qu’elle en fera quelque chose de positif avec.
-         Et si elle le refusait ?
-         J’en serais tout aussi fier, peut-être même plus que si elle acceptait de le garder.
Angelina sourit.
-         Je t’aime, Kevin.
-         Je t’aime, moi aussi.
 
***
 
Le lendemain matin le soleil était déjà bien haut dans le ciel. Les enfants jouaient dans le jardin. Kevin et Angelina les regardaient s’amuser.
-         Chéri, il va falloir lui parler : nous ne pouvons plus reculer et prier pour qu’elle prenne la bonne décision.
-         Elle le fera. J’ai confiance en notre fille. Pour ça, Dieu merci elle tient plus de toi que de moi de ce côté.
Angelina rit.
-         Il n’y a rien de mal à vouloir faire fortune et après tout ce que tu as traversé dans ta vie, tu as tout à fait le droit d’espérer devenir riche.
-         Mais je le suis, mon amour. Je vous ai toi et les enfants. Utah et cette maison. Qu’est-ce un homme pourrait vouloir de plus ?
Angelina sourit et l’embrassa.
-         Maman, Papa !
-         Shirel, tu tombes bien nous voulions te voir Papa et moi.
-         Oui, moi aussi je voulais vous parler. Avec Alana et Lisandro, nous nous sommes dit que nous pourrions aller au Parc national de Zion.
-         C’est une bonne idée et nous allons y réfléchir mais pour le moment, chérie… as-tu pris une décision au sujet de cet héritage ?
La porte sonna avant que Shirel n’eut donné la moindre réponse.
-         C’est surement mon amie Lizzie, elle m’a dit qu’elle passerait ! Je vais ouvrir !
Avant qu’Angelina ou Kevin n’eurent le temps de réagir que déjà elle était devant la porte prête à accueillir son amie.
-         Salut, Lizzie, je t’attendais…
Le visage de Shirel changea de couleur. De ses joues rosées laissa place à une pâleur maladive.
-         Eliotta ! Manifestement tu ne m’as pas oublié : ça fait plaisir.
-         Shirel : je m’appelle Shirel non Eliotta.
-         Il fut un temps où cela ne semblait pas te déranger d’être appelée ainsi.
Elle voulut refermer la porte mais James l’en empêcha d’un geste de la main.
La fillette commença à avoir peur.
-         Qu’est ce vous voulez ? Allez-vous-en ! Maman, Papa, au secours !
-         C’est Shirel : mon Dieu, Kevin, que se passe-t-il ? dit Angelina en courant vers l’entrée avant d’être rejointe par Kevin.
-         Shirel, chérie, je t’ai entendue crier : que se passe-t-il ?
-         Maman !
En voyant sa mère Shirel se jeta dans ses bras.
-         S’il te plait, Maman, ne le laisse pas m’emmener loin de vous encore une fois.
-         Shirel, tu connais cet homme ? Qui est ce ?
-         C’est James, Papa, l’avocat d’Eliott, je veux dire Christopher.
-         Cela fait longtemps, n’est-ce pas, Eliotta ?
Le docteur Albright sortie de là où elle était cachée. Un sourire narquois sur son visage.
-         Oh mon Dieu, Kevin…
-         Angelina, emmène Shirel et les autres chez ton père pendant que je m’occupe de ces deux-là.
-         Eliotta n’ira nulle part !
-         Je m’appelle Shirel !!
-         Ne leur répond pas, chérie. Laisse-moi gérer tout ça. Angelina, fait ce que je te dis. Prends les enfants et Utah et partez chez ton père. Quant à vous, fichez le camp de chez moi si vous ne voulez pas que j’appelle la police.
-         Allez-y appelez là si vous voulez : je n’ai enfreint aucune loi.
-         Vous êtes ici sur une propriété privée à laquelle je ne vous ai pas invité à entrer.
-         Faite le donc. Je suis sûre que la police sera ravie d’apprendre qu’Eliotta…
-         Shirel !
-         C’est bon si vous voulez. La police sera ravie d’apprendre que Shirel a hérité d’une fortune sans respecter sa part du marché qui consiste à retourner vivre à Talkeetna.
-         Non ! hurla Shirel. Papa, s’il te plait, je ne veux pas retourner là-bas.
-         Et tu n’y retourneras pas, mon ange.
-         Il fut un temps où tu aurais tout donner pour y rester pourtant. Dis-moi, Eliotta…
-         Shirel !
-         Tes parents sont-ils au courant comment tu dévorer Eliott des yeux ? Comment tu faisais tout ton possible pour le rendre complètement dingue de toi en l’aguichant avec des tenues plus affriolantes les unes que les autres, petite allumeuse.
-         Je vous interdis de parler de ma fille de cette façon !
-         Seule la vérité blesse dit-on. Je comprends en tant qu’homme qu’il soit difficile d’apprendre qu’un autre homme a volé le cœur de son enfant. C’est pourtant ce qui s’est passé.
C’en était trop pour Kevin qui donna un tel crochet du droit à James qui lui fit perdre l’équilibre et saigner du nez.
-         Vous me le paierez ! Vous le payerez très cher.
-         Vos menaces ne font pas peur. À présent foutez moi le camp si vous ne voulez pas que j’appelle la police.
Après le départ de James et Amanda, Shirel était totalement sous le choc.
-         Je ne veux pas de cet héritage, je ne veux plus retourner là-bas, je ne veux plus être séparée de vous à nouveau.
-         Tu n’y retourneras pas mon ange, j’y veillerai. Crois-moi, ma puce, je ne laisserai personne t’enlever de nouveau à nous.
-         C’est vrai, Papa ? Tu me le promets ?
-         Je te le promets.
Shirel resta un moment silencieuse.
-         Dites c’est quoi une « allumeuse » ?
-         C’est quelqu’un qui n’est pas toi, mon ange, dit sa mère en lui caressant les cheveux.
-         Je n’ai rien fait de mal. Vous me croyez n’est-ce pas ?
-         Mon ange, bien sûr nous te croyons ! dit Angelina en serrant sa fille dans ses bras.
-         Et toi, Papa ?
-         Chérie, cela va de soi que je te crois, mon bébé.
-         Je vous aime, Maman et toi.
-         Nous t’aimons nous aussi. Va jouer dans le jardin avec les autres maintenant. Je dois parler à ta mère.
 
Shirel obtempéra et alla jouer avec ses frères et sœur et leur chien. Une fois seul avec Angelina, Kevin fulmina.
-         Si cette pourriture n’était pas déjà morte… comment peut-il nous pourrir encore la vie ? Et ses acolytes : la façon dont ils ont parlé de notre fille…
-         Qu’est-ce on va faire, chéri ? Je refuse de perdre à nouveau notre fille.
-         Nous n’allons pas la perdre. Ne t’inquiète pas pour ça. Nous la perdrons plus.
-         Pourtant tu as entendu si elle doit hériter, il lui faut retourner vivre à Talkeetna.
Kevin soupira et serra Angelina dans ses bras.
 
***
 
La nuit venue, alors que tout le monde dormait, couchée dans son lit, Shirel tournait et se retournait encore et toujours en parlant dans son sommeil.
-         Je n’ai rien fait. Je ne veux pas retourner là-bas. Je n’ai rien fait. Je ne veux pas retourner là-bas. S’il vous plait, non. Non ! non ! Non ! Maman, Papa, au secours !
-         C’est Shirel, dit Angelina en se réveillant en sursaut.
Kevin sauta du lit et couru dans la chambre de ses filles ainées suivie quelques secondes plus tard par sa femme.
-         Shirel, ma chérie, mon bébé, réveille-toi. Je suis là, mon ange, Papa est là.
La petite fille pleurait à chaude larmes.
-         Shirel, mon ange, réveille-toi, dit sa mère d’une voix douce.
La fillette finit par se réveiller : yeux embués de larmes.
-         Maman, tu es là ?
-         Oui, ma puce, je suis ici.
Shirel se redressa sur son lit et entoura sa mère de ses bras.
-         Ils sont venus me chercher : James et le Dr Albright ; ils sont venus me chercher pour me reconduire à Talkeetna auprès d’Eliot.
-         C’était un cauchemar, chérie, un affreux et horrible cauchemar mais rien d’autre, dit-elle en lui caressant les cheveux.
-         Pourtant cela semblait si réel. Eliott était là : il m’attendait.
-         Eliott est mort, mon ange, dit Kevin en s’asseyant à son tour au bord du lit. Il ne te fera plus jamais de mal : je te l’ai promis.
-         Mais il y’a tout cet argent dont je ne sais pas quoi faire.
-         Je peux appeler ton oncle Michael, si tu veux ? Il pourra t’aider : c’est son métier. Mais avant tout il faut que tu dormes, chérie : la journée a été longue, tu as besoin de te reposer.
-         Papa ! dit-elle alors qu’il s’apprêtait à quitter la pièce.
-         Oui, chérie ? dit-il en se retournant.
-         Je t’aime.
Kevin sourit.
-         Moi aussi, je t’aime, mon ange.
Il s’avança vers sa fille et lui donna un baiser.
-         Allez, maintenant il faut vraiment essayer de dormir. Je vais téléphoner à ton oncle Michael et il saura te conseiller au sujet de cet héritage. Cesse donc de t’angoisser avec cette histoire.
-         D’accord, Papa.
-         Maman, tu veux bien rester et me chanter une chanson comme tu le faisais lorsque Alana et moi étions toute petite.
-         Oh oui, Maman, s’il te plait, dit Alana restée jusqu’ici silencieuse.
Kevin sourit.
-         Madame, votre public vous réclame.
Angelina sourit.
-         Très bien.
 
***
 
Quelques minutes plus tard, Angelina rejoignit Kevin dans leur chambre à coucher.
-         Comment va-t-elle ?
-         Cela devrait aller, je crois.
-         Elle dort ?
-         Oui. Kevin ?
-         Oui ?
-         Que comptes tu faire ? Tu vas vraiment demander de l’aide à Michael ?
-         Cela t’ennuie ? Parce que si c’est le cas, tu n’as qu’un mot à dire et je verrais avec un autre.
-         Non ! Bien sûr que cela ne m’ennuie pas. Chéri, c’est ton frère ! Michael n’est pas le souci, je suis contente que tu fasses appel à ses services. J’espère seulement qu’il pourra nous aider : je ne veux pas perde notre fille une fois de plus. Une fois de trop.
-         Moi non plus, je ne le veux pas. Ce monstre nous a fait perdre deux années de sa vie qui ne reviendront jamais. C’est pourquoi je me suis dit si dans le pire des cas Shirel devrait repartir là-bas alors nous partirons tous ensemble mais il est hors de question que notre famille soit à nouveau séparée.
Angelina le regarda en souriant.
-         Je t’aime, Kevin Fisher, si tu savais.
-         Moi aussi, je t’aime, dit-il en souriant.
 
 
***
 
Shirel fini par s’endormir paisiblement. Le lendemain matin avant le réveil des enfants, Kevin téléphona à Michael.
À Genoa City, le téléphone cellulaire retentit indiquant un appel entrant de Kevin.
-         Kevin ! Qu’est ce qui me vaut le plaisir d’avoir de tes nouvelles à une heure aussi matinale ?
-         Michael, j’ai besoin de toi.
-         Besoin de moi ? Kevin, je croyais qu’on en avait fini avec cette période depuis ton mariage…
-         Ce n’est pas ce que tu crois. Comme tu viens de le dire cette période de ma vie est définitivement révolue. Je suis marié à la plus merveilleuse des femmes et la plus merveilleuse des mères. C’est justement au sujet d’un de mes enfants que je t’appelle. Michael, j’ai besoin de toi non pas pour me sortir d’une sale affaire dans laquelle j’aurais trempé mais au sujet de Shirel : elle a besoin d’un avocat…
 
***
 
-         Dis à Shirel et Angelina de ne pas s’inquiéter. Je saute dans le premier vol pour Logan.
-         Merci, Michael !
 
***
 
-         Kevin a des ennuis ? demanda Christine.
-         Tu te souviens de ce gars qui avait kidnappé et séquestré Shirel ?
-         Difficile d’oublier une chose pareille. Bien sûr je m’en souviens !
-         Il a légué tout son héritage à Shirel.
-         Quoi !
-         Et ce n’est pas tout : il veut l’obliger à vivre à Talkeetna. C’est pourquoi je dois me rendre à Logan dans les plus brefs délais. Shirel est terrorisée et Angelina a peur de voir sa famille se briser à nouveau par la faute de cet homme.
-         Ne t’inquiète pas, je gérerai les affaires courantes au bureau. Ne t’inquiète pas non plus pour les enfants. Dis à Kevin, Angelina et aux enfants que je pense à eux.
-         Je leur dirai.
Michael donna un baiser à Christine et quitta leur appartement.
 
***
 
Le lendemain Michael se trouvait dans la maison de son frère et sa belle-sœur.
-         Michael, je te remercie d’être venu !
-         Kevin, nous sommes frères, je t’ai dit que tu pourrais toujours compter sur moi en cas de besoin.
-         Je n’ai jamais autant eu besoin de conseils juridiques qu’en ce moment. Shirel a enfin retrouvé son équilibre et sa joie de vivre, son insouciance. Elle s’est fait des nouveaux amis à l’école qui viennent la voir à la maison. Tout était rentré dans l’ordre jusqu’à…jusqu’à ça ! dit-il en tendant l’enveloppe contenant le testament. Même mort ce type réussi à la perturber. La nuit dernière elle a fait un terrible cauchemar : elle pleurait et se débattait en hurlant de laisser tranquille.
-         Pauvre petite. Où est-elle en ce moment ?
-         Angelina les a emmenés jouer au parc. Nous avons préféré ne pas lui faire part de ta visite afin de ne pas lui donner de faux espoirs.
-         Je comprends mais, Kevin, sache-le : personne ne peut obliger un enfant de l’âge de Shirel d’aller vivre loin de ses parents. Et encore moins un hors la loi qui l’avait kidnappé et séquestré durant deux ans en la faisant passer pour morte. Mais je vais quand même étudier tout ceci tranquillement.
À cet instant la petite Grace se mit à pleurer.
-         Merci, Michael. Installe-toi où tu voudras. Grace a une otite, c’est pourquoi Angelina ne l’a pas sortie avec les autres et je dois m’occuper d’elle.
Michael sourit.
-         Tu aimes ça n’est-ce pas ?
-         Quoi donc ?
-         Être père.
Kevin sourit.
-         J’adore !
-         Tu as l’air heureux.
-         Je le suis. Grace à Angelina. J’ai enfin la vie dont je n’aurais jamais osé rêver lorsque j’étais sous le joug de Tom le Terrible mais tout à changer depuis mon mariage et je ne laisserai pas cette ordure détruire tout ce que nous avons construit Angelina et moi en traumatisant une fois de plus notre enfant.
-         Va t’occuper de ta fille et laisse-moi faire mon boulot d’avocat !
 
Kevin disparu tandis que Michael s’installa afin d’étudier le testament. Quelques heures plus tard il fit part de ses conclusions à son frère. 
-         J’ai bien étudié le dossier. Shirel est l’unique héritière d’une modique somme s’élevant à plus de quatre milliards de dollars ! Cette fortune se reparti en plusieurs bien immobiliers aux quatre coins des États-Unis, et en Europe. S’ajoute à cela de nombreuses actions en tout genre.
-         Je me fiche de à combien s’élève sa fortune, tout ce qui m’importe c’est est ce oui ou non ma fille va devoir retourner vivre en Alaska !
-         C’est en effet la condition émise mais qui est facilement contestable. Shirel est encore mineur, en tant que tel elle a l’obligation de vivre au domicile parental. De plus cet homme fut son geôlier durant deux ans : il a enlevé et séquestré la faisant passer pour morte. Aucun juge au monde n’obligera un enfant de neuf ans d’aller vivre loin de siens. A fortiori dans de telles circonstances.
-         Tu en es bien sûr ?
-         Sûr et certain. Kevin, tu ne vas pas perdre ta fille.
-         Merci, mon Dieu ! Et qui va s’occuper de gérer cette fortune ? Shirel n’est encore qu’une petite fille et ni sa mère ni moi ne sommes en mesure de gérer une telle somme d’argent.
-         Tu n’as pas à t’en faire pour ça. Il a nommé un certain James Evans comme trust.
À cet instant précis Angelina et les enfants rentrèrent chez eux.
-         Oncle Michael ! Qu’est ce tu fais ici ? dit Lisandro.
-         Lisandro ! Ce n’est pas une manière de parler à ton oncle ! Excuse-toi immédiatement auprès de lui.
-         Pardon, Maman, je suis simplement surpris de le voir, c’est tout. Je suis content de te voir.
-         Moi aussi, Lisandro.
-         Est-ce tu vas pouvoir nous aider à ce que Shirel reste avec nous ?
-         Oui, Alana, c’est justement la raison de ma présence chez vous.
-         Comment peux-tu m’aider ? Personne ne le peut.
-         Pourquoi dis-tu ça, Shirel ?
-         Parce que Eliot est un monstre. Il a tout fait pour que je ne puisse jamais l’oublier. Il m’a menti au sujet de mes parents en me laissant leur en vouloir pour une chose qu’ils n’ont jamais faite. Je leur ai fait de la peine et par deux fois mon père a failli mourir par ma faute. Mes frères et sœurs ne voulaient plus de moi parmi eux, y compris Alana, ma sœur jumelle. Et maintenant que tout était enfin rentré dans l’ordre, où je me croyais enfin débarrassée de lui, il revient à la charge en me léguant tout son argent pour que je ne l’oublie jamais ! mais je n’en veux pas ! Je ne veux pas de son argent : je n’en ai rien à faire !
-         Attends, Shirel, tu refuses cet héritage ?
-         J’avais fini par le considérer comme un père sauf qu’il n’a jamais été mon père ! Il voulait Maman ensuite moi et s’est imaginé des choses dégoutantes sur moi et ensuite il a voulu tuer Papa. Jamais plus je ne pourrais lui pardonner : il nous a fait trop de mal. Je ne veux pas de son argent ! Je veux oublier Eliot et faire comme s’il n’avait jamais existé !
Sur ces mots la fillette se jeta dans les bras de son père en pleurant.
-         Pardon, Papa ! À cause de lui je t’ai fait souffrir. Je regrette tellement si tu savais. S’il te plait, Papa, pardonne-moi !
-         Calme-toi, ma chérie, dit-il en enlaçant sa fille. Il y a longtemps que je t’ai pardonné, mon ange, si tant est que j’ai eu un jour quoique ce soit à te pardonner.
-         Je t’aime, Papa.
-         Moi aussi, je t’aime, mon ange.
Angelina eut les larmes aux yeux en regardant son mari et leur fille.
-         Michael, est ce tu veux bien…
-         Je m’en occupe, Angelina, ne t’inquiète pas !
-         Merci !
-         De rien ! ceci dit, Shirel, il y’a autre chose dont j’aimeras te parler. La personne chargeait de gérer ton héritage est un certain James Evans : avocat à Logan. Ton père m’a dit que tu le connaissais ?
-         Oui. C’est un ami à Eliott : il m’a toujours détesté.  
-         Savait-il qu’Eliott t’avait kidnappé ?
-         Bien sûr !
-         Comment peux-tu en être aussi sure ?
-         Parce que c’est lui qui a trouvé à Eliott cette maison à Talkeetna. Il venait parfois parler affaire avec Eliott.
-         Je vois. Et Amanda Albright comment l’as-tu connu ?
-         Quand nous avons retrouvé Shirel et ramenait avec nous à la maison et conduite à l’hôpital afin de nous assurer qu’elle allait bien, qu’il ne l’avait pas touchée. Sur le plan physique elle allait bien. C’est sur le plan psychique que cela n’allait pas. C’est là qu’Amanda Albright est entrée en piste si je puis dire. Elle a pris soin de Shirel ou du moins c’est que nous pensions au début Kevin et moi.
-         Quand cela a-t-il changé ?
-         Où veut tu en venir avec toutes ces questions, Michael ? C’est dur pour nous de nous souvenir de toute cette période que nous préfèrerions oublier, dit Kevin.
-         Je suis désolé. Sur le coup j’ai oublié que je n’étais pas dans une salle de tribunal. Je cherchais seulement à comprendre comment cette femme est entré en piste.
-         Pourquoi ? demanda Angelina.
-         Parce que si je peux établir la preuve que l’un et l’autre connaissait bien le ravisseur de Shirel et était au courant du kidnapping alors je pourrais les attaquer en justice et croyez-moi, ils ne seront pas prêts à revoir le soleil où les montagnes de l’Utah de sitôt. 
-         C’est vrai tu pourrais faire ça ?
-         Oui, Shirel !
-         James a toujours su que j’existais. Il me voyait souvent lorsqu’il venait voir Eliott à Talkeetna mais le Dr Albright, comme Maman te l’a dit je l’ai connu à mon retour à Logan. Elle était ma psychologue et devait m’aider à aller mieux, à faire la paix avec mes parents mais au lieu de ça quand je commençais à aller mieux et oublier Eliott, elle a tout fait pour que ce ne soit pas possible en me faisant parler de ma vie avec lui dans « notre drôle de maison », de combien j’étais heureuse de la vie au grand air, d’avoir un « papa » pour moi toute seule.
-         Quand Shirel et Kevin eurent leur accident, elle m’avait demandé de laisser Shirel toute seule, elle disait qu’elle avait besoin d’un peu de temps et de solitude pour faire son deuil d’un homme qui fut son père durant deux ans afin qu’elle puisse pardonner à Kevin d’avoir tué son père. Elle prétendait que Shirel avait tenté de se suicider afin de rejoindre « son père dans la mort ». Oui, c’est bien ça, ce sont ses mots : « rejoindre son père dans la mort ».
-         Et tu l’as cru ?
-         J’étais en colère, peinée et inquiète. Ma fille venait de faire une tentative de suicide afin de rejoindre un homme qui nous fit tant de mal.  Kevin, mon mari, l’amour de ma vie, était blessé et j’ignorais s’il allait s’en sortir. Mon cerveau était en ébullition. Eh oui je l’ai cru. Cette femme est psychiatre, Michael, le cerveau humain c’est son travail : pourquoi ne l’aurais-je pas cru ?
-         Comment as-tu compris que tu avais été manipulé ?
-         Quand Kevin s’est réveillé et m’a tout expliqué : Shirel n’a jamais tenté de suicider. Elle est tombée du canoé en voulant montrer un cygne à son père et pour la première fois depuis son retour à la maison elle avait appelé « Papa ». C’est alors que j’ai commencé à avoir des soupçons envers elle qui furent confirmés par Shirel lorsque nous l’avons retrouvée. Depuis ce jour nous ne l’avons plus laisser approcher de notre fille.
Tandis qu’Angelina racontait toute l’histoire à Michael, Kevin serra un peu plus sa fille contre lui. Lorsque Angelina finit de conter, Shirel demanda :
-         Est-ce c’est vrai, Oncle Michael, tu vas vraiment pouvoir arrêter James et le Docteur Albright ?
-         Avec tout ce que je viens d’apprendre par toi et tes parents, il va sans dire que le Procureur aura un dossier en béton et ces deux énergumènes passeront le reste de leur vie derrière les barreaux d’une prison où ils ne pourront plus nuire à personne.
Shirel sourit.
-         Ceci étant, Shirel, dans cette affaire je ne suis pas uniquement ton oncle mais également ton avocat et je me dois de te conseiller : es-tu certaine de vouloir renoncer à cet héritage ? Après tout le mal que ce monstre t’a fait il te doit bien ça : il te doit au moins ça !  
-         Je ne veux plus me souvenir de lui : jamais plus. Je ne veux plus retourner à Talkeetna, je ne veux plus revoir cette drôle de maison. Je veux tout oublier de ma vie avec lui. S’il te plait, Papa, dis-lui que je ne veux rien.
-         Michael, je n’ai pas fait appel à toi pour traumatiser ma fille encore plus qu’elle ne l’est déjà parce que dans ce cas nous nous passerons de tes services : frère ou pas.
-         Calme-toi, Kevin. Je ne cherche en aucune manière traumatisé ta fille : Shirel, crois-le ou non, je suis ton oncle et je ne veux pas te voir malheureuse ou te traumatiser mais en tant qu’avocat, je me dois d’explorer avec toi toutes les possibilités. Tu peux bien sur refuser cet héritage, de même que tu peux également l’accepter et le garder, tout comme tu peux en faire don à des organismes de bienfaisances. Mais quoique tu décides, sache une chose : personne, j’ai bien dis personne ne peut t’obliger à aller vivre à Talkeetna. Tu es encore une enfant : ta place est avec tes parents !
-         C’est vrai je pourrais le donner à des œuvres ?
-         Si c’est ce que tu veux.
-         Maman, Papa, je peux dites ?
-         Si ce que tu veux, mon ange.
-         Papa ?
-         Bien sûr, chérie, si tel est ton souhait. Il va sans dire qu’une telle somme d’argent pourrait aider beaucoup de monde.
-         Comme la fondation de Tante Caroline.
-         Tu pourrais aider beaucoup d’œuvres avec cet argent parce que il y’a un montant maximum à ne pas dépasser lorsque on fait des dons.
-         Maman m’aidera à en trouver. Tu es d’accord, Maman ?
-         Bien sûr, chérie.
 
***
 
Comme Michael l’avait prédit, James Evans et Amanda Albright écopèrent de la prison à perpétuité pour complicité d’enlèvement et séquestration de mineur, chantage et fraude fiscale.
La petite Shirel avec l’aide bienveillante de sa mère trouva différentes œuvres à qui elle légua une partie de l’héritage, particulièrement à une œuvre qui s’occupe de venir en aide aux enfants victime d’enlèvement.  A Logan, la vie reprit son cours habituel. Shirel reprit ses cours de chant, plus que jamais décidé à devenir chanteuse. Angelina reprit aussi sa carrière et Kevin finit de mettre au point sa startup commencée avant l’enlèvement de sa fille. L’amour qu’Angelina et lui éprouvait l’un pour l’autre allait crescendo. Alana et Lisandro semblaient montrer le même intérêt que leur père pour l’informatique tandis que les trois autres continuaient tranquillement de grandir et jouer avec Utah. Un jour alors que Angelina consultait sa page Facebook, elle eut la surprise de recevoir une invitation pour une demande de concert à Genoa City de la part de Victoria Newman !
 

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