Angelina & Kevin love for ever

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Forum de fan fiction consacré à la love story d'Angelina Veneziano & Kevin Fisher des feux de l'amour
 
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 Un retour innatendu

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Angelina Fisher
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Vos couples preferés dans le soap: Kevin & Angelina. Nick & Sharon. Christine et Michael. Victoria & Billy. Victoria & Ryan.
Si vous etiez un personnage des fda quel serait il : Michael Baldwin ou Christine Blair

MessageSujet: Un retour innatendu    Jeu 1 Fév - 11:36


-         Eliott ?
-         Il n’y a pas si longtemps encore tu m’appelais « Papa ».
-         Qui êtes-vous et que me voulez-vous ?
-         C’est moi, Eliotta chérie.
-         Je vous interdis de m’appeler comme ça, dit-elle en lui claquant la porte au nez.
Mais il sonna à nouveau.
-         Allez-vous-en !
-         Eliotta ma chérie, laisse-moi entrer, j’ai des choses à te dire.
-         Je n’ai rien à vous dire, je ne vous connais pas.
-         Eliotta, c’est moi, Eliott, ton père.
-         Vous mentez, Eliott est mort.
-         Je ne suis pas mort, Eliotta chérie, je peux tout t’expliquer si tu me laisse entrer.
-         Non !
Contre toute attente il passa par la porte latérale et se retrouva face à la petite fille qui sursauta et mit la main sur le téléphone pour prévenir la police.
-         Allez-vous-en ou j’appelle la police.
-         N’appelle pas la police, s’il te plait, tu ne voudrais pas voir Papa allait en prison ?
En reconnaissant cette voix familière, la petite fille se radoucit.
-         Eliott, c’est bien toi ?
-         C’est bien moi ma petite Eliotta.
-         Oh mon Dieu, dit-elle en lui sautant au cou, je croyais que tu étais mort ! Comment est-ce possible ?
-         Je peux tout t’expliquer, ma petite chérie, si toutefois tu me lâchais, Eliotta chérie, tu m’étrangle.
-         Oh, pardon, dit-elle en lâchant.
L’homme sourit et la reposa au sol.
-         Comment est-ce possible ? Je t’ai vu mourir, tu es mort dans le salon de notre drôle de maison. Ce policier t’avait tiré une balle dans le dos.
-         Ce n’était pas une véritable balle, Eliotta chérie. Ce policier était un de mes hommes, ces balles étaient des balles à blanc.
-         Comme ceux des films ?
-         Oui, Eliotta chérie, comme ceux des films.
-         Pourquoi ne m’as-tu rien dit ? Mais pourquoi m’as-tu laissé pleurer ta mort ?
-         Oh mon Eliotta chérie, j’aurais tellement aimé être là plus tôt mais je ne pouvais pas.
-         Tu ne pouvais pas ou tu ne voulais pas ?
-         Je ne pouvais pas, Eliotta chérie, Si j’étais sorti plus tôt à visage découvert quelqu’un aurait pu me reconnaitre et appeler la police, la vraie cette fois, mon visage avait été diffusé dans tous les journaux du pays. Il m’a fallu attendre Halloween pour pouvoir sortir sans crainte d’être reconnu.
-         Mais pourquoi ne pas m’avoir dit que tu étais vivant ? J’étais malheureuse sans toi, je croyais que je ne te reverrais jamais. Tu sais bien que j’aurais gardé le secret, je ne veux pas que tu ailles en prison. Jamais ! dit-elle en passant ses bras autour de son cou.
-         Je sais, Eliotta chérie, et crois moi je suis désolé. Mais c’est fini maintenant, je suis revenu et nous allons passer notre vie ensemble comme je te l’avais promis.
Utah qui se trouvait dans le salon avec Shirel montra les crocs en regardant Eliott.
-         Utah, c’est bon mon chien, tout va bien.
-         Ce chien ne m’aime pas beaucoup on dirait.
-         Il est très protecteur envers moi depuis mon retour.
-         Mais il n’a pas à l’être avec moi, je ne te ferai jamais de mal tu le sais bien.
-         Pourtant tu m’en as fait.
-         Quand je te fais croire à ma mort ? Eliotta chérie, je n’avais pas le choix. Je voulais revenir plus tôt mais je ne savais pas comment faire. J’ai demandé à Amanda de m’aider mais elle a lamentablement échoué.
-         Amanda ?
-         Le Docteur Albright.
-         Tu connais le Docteur Albright ?
-         C’est une de mes amies.
-         Je ne l’aime pas.
-         Tu ne l’as reverras plus.
-         Je ne la vois déjà plus. Papa et Maman ne l’aiment pas non plus. Ils lui ont interdit de s’occuper de moi.
-         Papa et Maman ?
-         Eliotta, tu n’as pas de maman et je suis Papa.
-         C’est faux. J’ai une maman et j’ai aussi un papa et ce n’est pas toi. Et d’ailleurs je ne m’appelle pas Eliotta mais Shirel. Quand j’ai dit que tu m’as fait de la peine je ne parlais pas uniquement du fait de m’avoir caché que tu étais toujours en vie, parce que oui j’ai beaucoup souffert de ta mort, je ne vais pas le nier. Ce serait mentir et mes parents m’ont toujours appris à ne jamais mentir. Pourtant c’est exactement ce tu m’as fait, Eliott : tu m’as menti. Durant les deux années passées avec ensemble tu n’as pas cessé de mentir en me faisant croire que mes parents ne m’aimaient plus, m’avaient remplacé par une autre petite fille. C’était faux, Eliott, c’était archi faux. C’était un mensonge !
-         Comprends-moi, Eliotta chérie, je voulais te garder près de moi, alors je t’ai menti. C’était le seul moyen pour que tu t’attaches à moi et cela nous a plutôt réussi. Tu étais heureuse dans notre drôle de maison perdue au milieu de la forêt entourée de tout un tas d’animaux, des montagnes…
-         J’ai déjà des montagnes ici en Utah, et ici je suis avec ma famille. Pourtant c’est vrai j’étais heureuse, très heureuse même. Ce que tu as fait est mal, très mal, mais tu as transformé un acte laid en quelque chose de positif, pour moi en tout cas, mais cela a fait du mal à ma famille. Lorsque je t’ai cru mort j’ai porté ton deuil. Je disais à qui voulait l’entendre que mon père était mort. Pourtant tu n’es pas mon père et en faisant cela j’ai fait souffrir mon véritable père même s’il faisait comme si tout était normal. Ma mère ne sait plus où elle en est : obligée de jouer les arbitres entre mes frère et sœur et moi parce qu’ils n’arrivent plus à me reconnaitre et m’en veulent terriblement.
-         Eliotta, tes parents ont fait leur choix sinon tu ne serais pas obligée de dormir au grenier.
-         Comment es-tu au courant ? Je n’ai jamais dit au Dr Albright que je dormais dans le grenier.
-         Tu n’avais pas à lui dire, ma petite chérie, je te l’ai dit je veillais sur toi-même de loin.
-         Comment ?
-         Des hommes à moi veillaient sur toi lorsque Amanda a failli à sa mission.
-         Tu veux dire que tu m’espionnais ? Tu nous espionne ma famille et moi ?
-         Espionner ? Non, quel vilain mot. Je ne t’espionne pas mon Eliotta chérie, je veille sur toi c’est tout. Je veillais à ce qui ne t’arrive rien de mal.
-         Que veut tu qu’il m’arrive ? Je suis de retour dans ma famille désormais.
-         C’est moi ta famille, Eliotta chérie, je suis revenu te chercher pour rentrer chez nous. Le jet nous attend, il est prêt à décoller où nous pouvons repartir par la route comme la première fois, c’est comme tu veux, mon Eliotta adorée.
-         Eliott, non, je ne partirai pas avec toi. Je ne vais pas m’en aller de chez moi.
-         Ce n’est pas chez toi ici, chez toi c’est chez nous, Eliotta chérie.
-         C’est aussi ce que je croyais, du moins au début lorsque je suis revenue. J’aurais tout donné pour te revoir. J’étais malheureuse et je considérais notre drôle de maison comme la mienne
-         Et elle est, Eliotta chérie, elle est.
-         Non c’est faux. Dois-je te rappeler quand et pourquoi tu as acheté cette maison ? Tu l’as acheté il y’a deux ans lorsque tu m’as convaincue que mes parents ne m’aimaient plus, ce qui étais pas vrai mais à ce moment-là c’est je le croyais vraiment.
-         Mais tu as été heureuse dans cette maison, non ?
-         La question n’est pas là, Eliott, bien sûr j’ai été heureuse, très heureuse même, mais tu m’as menti au sujet de mes parents.
-         Je n’avais pas le choix, Eliotta chérie.
-         Pas le choix ? Eliott, on a toujours le choix !
-         Pas toujours, non et dans ce cas précis je devais te mentir. Te souviens-tu des premiers temps de notre rencontre ?
-         Tu veux dire après mon enlèvement, lorsque tu m’enfermais dans cette cave ?
-         Tu étais si malheureuse à cette époque-là.
-         Et toi tu étais méchant.
-         Si tu savais comme je regrette.
-         Je t’ai pardonné, Eliott, mais cela ne m’explique pas pourquoi tu m’as menti au sujet de mes parents ?
-         Si je t’avais dit à quel point tes parents étaient malheureux serais-tu venue avec moi ?
La petite fille baissa les yeux.
-         Non bien sûr, tu aurais tout fait pour retourner chez eux.
-         Ce sont mes parents, Eliott et ils m’aiment !
-         Ils t’aiment ? En es-tu si sure ?
-         Oui bien sûr, c’est quoi cette question ?
-         Alors où sont-ils ce soir ?
-         Ils sont sortis où ?
-         Ils sont allés à la fête d’Halloween de notre quartier, répondit-elle en toute innocence.
-         Pourquoi n’es pas avec eux ? Tu adore Halloween, tu as toujours aimé te déguiser.
-         Je ne pouvais pas y aller.
-         Pourquoi, tu es punie ?
-         Non, bien sûr que non ! Qu’est ce tu vas imaginer ?
-         Alors dans ce cas dis-moi pourquoi tu n’es pas sortie avec eux ce soir ?
-         Je te l’ai dit, je ne pouvais pas y aller.
-         Dois-je en conclure que tu es malade et tu as besoin d’aller voir un médecin ? En cas leur devoir de parents seraient d’être ici avec toi au lieu d’aller se pavaner dans la rue.
-         Je ne suis pas malade.
-         Alors si tu n’es pas punie et si tu n’es pas malade, pourquoi n’es-tu pas sortie avec tes parents ?
Pourquoi tes frères et sœurs sont sortis sauf toi ?
-         Comment le sais-tu ?
-         Comment je sais quoi ?
-         Que mes frères et sœurs sont avec mes parents ?
-         Ce n’est pas très difficile à deviner, je suis ici depuis un moment et je n’ai vu personne et pour être totalement honnête avec toi, Eliotta chérie, je les ai vu sortir tous les six. Ils étaient tous ensemble mais tu n’étais pas avec eux.
-         Alors tu nous espionne ma famille et moi ?
-         Non, je veille sur toi, c’est différent.
-         Je n’ai pas besoin que tu veille sur moi, j’ai des parents pour le faire !
-         Alors pourquoi sont-ils sortis sans toi puisque tu n’es ni punie ni malade.
-         C’est moi qui leur ai dit de sortir sans moi.
-         Pourquoi ? Tu adore Halloween, tu adore te déguiser. Te souviens-tu de notre déguisement de l’année dernière ? Nous avions effrayé toute la ville.
-         Évidemment je m’en souviens.
-         Alors pourquoi n’es-tu pas sortie avec eux ce soir ?
-         Je ne pouvais pas le faire.
-         Pourquoi ? Ce sont eux qui ne voulaient pas que tu viennes ?
-         Non ! non ! Qu’est ce tu vas imaginer ? Bien sûr que mes parents voulaient que je vienne avec eux. C’est moi qui ai refusé.
-         Pourquoi ? Eliotta chérie, qu’essaie-tu de me cacher ? Tu ne m’avais jamais caché quoique ce soit auparavant, alors dis-moi ce qui se passe.
Shirel soupira.
-         Depuis mon retour Alana et Lisandro me mènent la vie dure, dit-elle tristement. Aujourd’hui je voulais sortir avec ma famille faire la tournée des voisins, m’amuser, me déguiser, comme avant. Avant qu’il ne se passe quoique ce soit, avant que tu me kidnappe, mais Alana et Lisandro n’ont pas voulu que je sois avec eux. Si je sortais avec eux alors ils resteraient à la maison.
-         Alors tes parents t’ont demandé de te sacrifier au profit de leurs autres enfants. Et ils prétendent t’aimer.
-         Non ! Non ! Non ! Qu’est ce tu vas imaginer ? Jamais mes parents ne m’ont demandé un tel sacrifice. Ils m’aiment autant qu’ils aiment mes frères et sœurs. C’est moi qui ait fait mon choix, toute seule, sans l’aide de personne. J’ai dit à mes parents de sortir avec mes frères et sœurs parce que c’était important pour Alana et Lisandro. Leur école participe à un concours et s’ils l’emportaient le prix serait un voyage à New-York.
-         Alors tu t’es sacrifiée pour des personnes qui ne le méritent pas. Viens avec moi, Eliotta chérie, rentrons ensemble dans notre drôle de maison à Talkeetna. Avec moi, Eliotta chérie, tu n’aurais plus jamais à te sacrifier pour qui que ce soit car tu serais la seule pour moi, Eliotta chérie. Tu n’aurais pas à me partager. Je t’aime, Eliotta chérie. Tu n’as qu’un mot à dire et nous partons comme la dernière fois. Le jet nous attend. Le pilote n’attend plus que nous pour décoller.
Les larmes coulaient sur les yeux de la petite fille qui secoua de la tête en signe de négation.
-         Je ne peux pas faire ça. Je ne peux pas venir avec toi.
-         Pourquoi ? Si tu n’aimes plus Talkeetna nous pouvons aller ailleurs, il n’y a aucun problème.
-         Tu ne comprends pas, cela n’a rien à voir avec Talkeetna. Évidement j’aime Talkeetna et notre drôle de maison, mais si je faisais ça je briserais le cœur de mes parents et ça c’est hors de question.
-         Tes parents t’ont abandonné, Eliotta.
-         Ne recommence pas avec ça, Eliott, cela ne marche plus. Mes parents ont beaucoup souffert de ma disparation, à aucun moment ils ne m’ont abandonné ou remplacé par une autre petite fille comme tu me le disais.  À aucun moment ils n’ont cessé de m’aimer ni de me chercher jusqu’à ce Papa entende ce coup de feu et là il a cru que tu m’avais tué. Cela lui a brisé le cœur. Ensuite, lorsque je suis rentrée à la maison avec eux, j’ai continué à lui faire de la peine en portant ton deuil. Ton deuil alors que tu n’étais même pas mort ! Quelle idiote j’ai été ! J’ai été odieuse et méchante avec mes parents en pleurant un homme qui n’était pas ni mon père ni mort.
-         Aurais tu préférée que je le sois ?
Shirel le regarda.
-         Non ! Tu sais bien que non. bien sûr que non. Je t’aime, Eliott et je suis contente que tu sois toujours vivant.
La petite fille s’avança vers l’homme, qui l’enlaça, et passa ses bras autour de sa taille
-         Moi aussi, je t’aime, Eliotta chérie.
-         Shirel.
-         Quoi ?
-         Je m’appelle Shirel, pas Eliotta.
-         Pour moi tu seras toujours ma petite Eliotta.
-         Ce n’est pas mon nom tout comme Eliott n’est pas le tien. Comment t’appelles-tu vraiment ?
-         Peu-importe comment je m’appelle où comment tu t’appelles ce n’est pas ce qui compte. Nous sommes Eliott et Eliotta Brown, tu n’as pas oublié ? Ce sont les noms que nous nous sommes choisi pour un nouveau départ pour une toute nouvelle vie.
-         Sauf que cette vie n’était que mensonge. Tu m’as menti au sujet de mes parents et tu me mens encore en prétendant m’aimer. Si tu m’aimais vraiment tu me dirais comment tu t’appelles.
-         Eliotta, je ne t’ai jamais menti et encore moins au sujet de mes sentiments pour toi. Je t’aime, Eliotta chérie et si c’est tellement important pour toi je vais te dire comment je m’appelle. Je m’appelle Christopher, Christopher Hamilton et je ne t’ai pas menti non plus au sujet de tes parents. Ils ne t’aiment pas comme moi je t’aime.
Shirel s’était détachée des bras de l’homme qu’elle avait un temps considéré comme son père.
-         Ça suffit, Eliott ! Je t’interdis de dire du mal de mes parents. Ça suffit, je ne te crois plus ! Mes parents m’aiment exactement comme je les aime.
-         Alors où sont-ils ? Pourquoi ne sont-ils pas avec toi ?
-         Je t’ai expliqué, ils sont sortis avec mes frères et sœurs. L’école d’Alana et Lisandro participe à un concours dont le prix est un voyage à New-York. Bien sûr nous y sommes déjà allés mais cela remonte à des années maintenant, Kaylan n’était pas encore né.
-         Je sais, j’étais là, je me souviens du concert que ta mère et toi aviez donné.
-         Tu étais là ?
-         Oui j’étais assis au milieu de la foule tachant d’être le plus anonyme possible. En ce temps je croyais être amoureux de ta mère mais elle ne savait même pas que j’existais. Mais revenons au présent, si tes parents t’aiment vraiment comme tu le prétends, pourquoi ne sont-ils pas restés avec toi ce soir plutôt que sortir ?
-         Je te l’ai dit, l’école de mon frère et ma sœur participe à un concours dont le premier prix est…
-         Dont le premier prix est un voyage à New-York. Oui, je sais tu me l’as dit et comme ton frère et ta sœur n’ont pas voulu de toi tu t’es sacrifiée en restant à la maison au lieu de t’amuser comme tous les enfants de ton âge et tes parents, qui soi-disant t’aiment plus que tout, n’ont pas hésités à te laisser te sacrifier plutôt que de rester avec toi à la maison.
-         Mes parents se devaient d’être auprès de mes frères et sœurs pour la récolte des bonbons et pas seulement pour Alana et Lisandro mais aussi pour Kaylan et Grace. Ils étaient si contents de se déguiser. Je n’avais pas le droit de les priver de ce moment.
-         Donc tu t’es sacrifiée pour le bonheur d’un frère et d’une sœur qui te rejettent.
-         Kaylan et Grace ne me rejettent pas qu’est ce tu racontes ?
-         Ce n’est pas d’eux dont je parle mais des deux autres. Ces deux morveux décident que tu n’as pas le droit de sortir avec eux et tes parents cèdent à leurs caprices d’enfants gâtés pour satisfaire leurs bons plaisirs et toi, toi qui n’ont pas vu depuis deux ans, qui t’ont cru morte, tu restes seule à la maison. Et tu appelles cela de l’amour ? Viens avec moi, mon Eliotta chérie, et je te promets que jamais au grand jamais tu n’auras à te sacrifier pour qui que ce soit car moi je n’aime et n’aimerai jamais personne d’autre que toi.
-         Tu ne comprends pas, parfois quand on aime vraiment quelqu’un on doit quelques fois faire des sacrifices. C’est ce que Maman avait fait pour Papa à l’époque où il sortait avec une autre femme. Elle lui avait rendu sa liberté afin qu’il puisse être heureux avec cette femme. Cela s’est mal fini mais ce n’est en rien la faute de Maman, elle s’était sacrifiée pour l’homme qu’elle aimait. Peu importait son bonheur à elle si lui était heureux. Crois-moi, Eliott, ne pas être sortie ce soir avec ma famille n’est rien en comparaison du sacrifice que Maman avait fait pour Papa. Moi cela ne dure qu’une soirée, Maman ne pensait plus jamais revoir Papa : elle avait perdu tout espoir mais ce n’était pas grave parce que elle avait fait ce qu’il fallait pour la personne qu’elle aimait le plus au monde. J’aime ma famille et je veux les voir heureux.
-          Au dépend du tien ?
-         Cela ne durera pas toujours.
-         Et si cela devait perdurer, que fera tu ?
-         Cela ne durera pas, ils finiront par comprendre que c’est bien moi qui suis revenue.
 
***
 
Angelina, Kevin et leurs enfants faisaient la tournée des voisins mais pourtant Angelina n’avait pas le cœur à la fête. Ce qui n’échappa pas à son mari. Il sourit en lui prenant la main.
-         Tu t’inquiètes pour notre fille.
-         C’est une question ou une affirmation, dit-elle en souriant.
-         Disons un mélange des deux.
Elle sourit.
-         Ce n’est pas tant que je suis inquiète, je sais qu’elle va bien, mais je me sens coupable. J’aurais tant aimé qu’elle soit parmi nous. C’est sa première fête depuis son retour à la maison et nous l’avons laissé toute seule.
-         C’était son choix.
-         Un peu forcé soyons honnête. Elle la fait pour ses frères et sœurs mais si Alana et Lisandro l’avaient laissée, elle serait venue avec nous. Chéri !
-         Oui ?
-         Je vais rentrer à la maison mais toi reste avec les enfants.
Kevin sourit.
-         Nous allons tous rentrer chez nous, il est temps pour la famille Fisher de se retrouver tous ensemble sous notre toit.
-         Je t’aime, dit Angelina en souriant.
-         Moi aussi, je t’aime.
 
***
 
 
 
-         J’ai été contente de te revoir, Eliott ou devrais-je dire Christopher. Je suis contente que tu sois toujours vivant et tu ailles bien. Un jour, tu auras toi aussi ta famille, peut-être même une petite fille et elle aura beaucoup de chance de t’avoir pour papa. Quant à moi je n’oublierai jamais ma vie avec toi dans notre drôle de maison.
-         Alors tu ne m’aimes plus ?
-         Bien sûr que si je t’aime toujours ! Malgré tout je continuerai de t’aimer, cela ne changera jamais, mais tu n’es pas mon père, Christopher.
-         Eliott. Je préfère Eliott.
-         Pourquoi ? Christopher c’est joli pourtant.
-         Mais Eliott c’est toi qui me la donnait et je t’aime, Eliotta.
-         Shirel. Je m’appelle Shirel, pas Eliotta.
-         Pour moi tu seras toujours Eliotta. Cette petite fille dont tu parles, je l’aurai un jour avec toi, Eliotta chérie.  
-         Quoi ? dit la petite fille qui ne comprenait pas où il voulait en venir.
-         Te souviens-tu de la promesse que tu m’as faite avant de quitter l’Utah pour l’Alaska ? Tu avais promis de ne jamais me quitter et de rester toute ta vie avec moi, de m’appartenir pour toujours. Cette promesse, tu vas la tenir, Eliotta chérie, tu vas rentrer avec moi à la maison et lorsque tu sauras grande, nous aurons ensemble des enfants.
-         Non ! Non, Eliott, je veux dire Christopher, je ne veux pas avoir d’enfant avec toi, je ne veux pas partir avec toi, ni maintenant ni jamais.
-         Eliotta, tu as promis !
-         Je t’ai promis d’habiter avec toi parce que je croyais que mes parents ne m’aimaient plus mais c’était faux, c’était un mensonge ! Tu m’as menti !
-         Toi aussi tu m’as menti.
-         Moi ? Quand t’ai-je menti ?
-         Quand tu disais m’aimer et vouloir vivre avec moi pour toujours.
-         C’était vrai, je t’aimais et je t’aime toujours, je n’ai pas menti. Mais je ne veux pas revenir habiter avec toi. Je veux et je vais rester chez moi avec ma famille. Ne soit pas triste, Eliott, je ne veux pas que tu sois de la peine, je t’aime beaucoup.
En toute innocence, la fillette voulant consoler celui qu’elle considérait non plus comme son père mais comme un ami, passa ses bras autour de son cou et l’embrassa sur sa joue. Ce geste fit perdre à Christopher/Eliott tout son bon sens.
-         Tu ne me quitteras pas, Eliotta chérie, tu ne me quitteras jamais. De toute façon tes parents ne veulent plus de toi, ils l’ont prouvé encore ce soir en te laissant seule à la maison. Mais moi je t’aime et on va vivre ensemble.
Pris d’un accès de fureur, il prit la petite dans ses bras et l’enleva derechef.
-         Eliott, qu’est ce tu fais, lâche moi ! Lâche-moi tout de suite, tu m’entends ?
-         Je te lâcherai, oui, lorsque nous serons dans notre jet privé, loin de Logan, loin de l’Utah, loin des États-Unis et tu vas tenir ta promesse et venir vivre avec moi et quand tu seras grande nous aurons un bébé tous les deux. Tes parents ne nous retrouveront jamais. On sera très heureux tous les deux, comme nous l’étions dans notre drôle de maison, encore plus même.
-         Non ! non, je ne veux pas venir vivre avec toi. Je ne veux pas avoir de bébé avec toi, je veux rester chez moi, lâche moi ! Tu me fais mal, lâche moi !
Mais Christopher ne l’entendit pas ainsi et sorti de la maison avec la petite qui continuait à se débattre.
 
***
 
-         Aie !
Eliot poussa un cri de douleur qui le fit se courber l’obligea de relâcher Shirel.
Shirel lui donna un coup de pied dans les testicules et sortit en courant de la maison suivie de son fidèle compagnon en appelant à l’aide.
-         Au secours, à l’aide ! aidez-moi !
Alors qu’ils approchaient de la maison, la nuit était maintenant tombée sur Logan quand ils entendirent une voix qui leur parut familière appelait à l’aide.
Angelina et Kevin se regardèrent.
-         Au secours, à l’aide ! aidez-moi !
-         C’est Shirel, dirent-ils en synchro. 
-         Rentre à la maison avec les enfants, je vais voir ce qui se passe, dit Kevin.
Angelo qui promenait Vig entendit lui aussi les cris d’alerte, reconnu la voix de sa petite fille et se précipita en direction d’où venait la voix. Shirel courant dans tous les sens tomba involontairement sur son grand-père.
-          A l’aide, Grand-père, aide moi s’il te plait.
-         Princesse, que t’arrive-t-il ? Où sont tes parents ?
-         Shirel, chérie.
-         Papa ! dit-elle en lui sautant dans les bras. Papa, j’ai peur, j’ai tellement peur. Ne laisse pas m’emmener. Je ne veux pas aller avec lui. Je veux rester à la maison avec Maman et toi mais aussi Alana, Lisandro, Kaylan et Grace. S’il te plait, Papa, dis que tu veux bien.
-         Bien sûr que je veux bien, enfin, chérie, c’est quoi cette question ?
-         Je t’aime, Papa. Je vous aime Maman et toi et je veux rester avec vous pour toujours, dit-elle en blottissant sa tête contre l’épaule de son père.
-         Angelo, rendez-moi un service, voulez-vous ? Voudriez-vous appeler Angelina pour moi et lui dire que j’ai retrouvé notre fille.
 
***
-         Les enfants, vous allez rentrer tout seuls à la maison pendant ce temps-là je vais aller trouver Papa. Occupez-vous bien de Kaylan et Grace, d’accord ? Je vous aime, je ne serai pas longue.
 
***
 
-         Shirel, mon ange, tu vas me dire ce qui se passe ? De quoi as-tu si peur ? T’étais tu sentie rejetée ce soir parce que tu n’étais pas avec nous à la fête d’Halloween ? Maman et moi voulions que tu viennes, c’est toi qui n’a pas voulu pour satisfaire ta sœur et ton frère, mais peut être aurions-nous dû insister davantage. Mais c’est fini maintenant, l’année prochaine tu seras avec nous. Pour le moment nous allons rentrer à la maison.
-         Kevin... merci mon Dieu, tu l’as trouvée ! Shirel, ma chérie.
-         Maman !
-         Chérie, j’allais t’appeler justement pour te dire que je l’avais retrouvée. Où sont les enfants ?
-         Je leur ai dit d’avancer à la maison pendant que j’allais à ta rencontre.
-         Non ! Il va leur faire du mal s’il les voit.
-         De qui parles tu, mon ange ?
-         D’Eliott, je veux dire Christopher.
-         Eliott ? dit sa mère surprise. Ma chérie, Eliott est mort.
-         Non ! non, il est vivant et il est revenu, dit-elle en larmes.
-         Quoi ? dirent en chœur Angelina et Kevin.
-         Il est revenu. Il a voulu m’enlever, il n’arrêta pas de dire que je lui appartenais, que nous devions vivre ensemble, avoir des bébés.
-         Des bébés ? Chérie, est ce qu’il a ?
-         Non, Maman, non jamais, mais il parlait pour le futur lorsque je serai grande. Je me suis débattue et je me suis enfuie.
-         T’enlever ? T’enfuir ? Mais où étais tu ?
-         À la maison, Maman. J’étais à la maison lorsqu’il est arrivé. Je suis désolée. Vraiment désolée.
-         Comment est-il entré ?
-         Je l’ai laissé entrer.
-         Quoi ?
-         Je ne savais pas que c’était lui lorsqu’il a frappé à la porte j’ai ouvert pensant que c’était des enfants qui venaient chercher des bonbons. Il était tellement bien déguisé, je ne l’ai pas reconnu.
-         Mais tu as bien dû te rendre compte en le voyant même si tu ne l’as pas reconnu qu’il n’était pas un enfant.
-         Oui, Papa, mais je croyais que la personne s’était perdue alors j’ai voulu l’aider.
-         C’est alors qu’il s’est introduit chez nous. Mon Dieu, ma chérie, tu as dû avoir si peur en le reconnaissant. Je suis désolé que nous n’ayons pas été là pour toi.
-         J’ai eu peur au départ quand il a retiré son masque. Je croyais qu’il était mort et il était là devant moi : bien vivant.
-         Est-ce il a t’a fait du mal, obligé à faire quelque chose contre ta volonté ?  
-         Non, Maman. C’était même plutôt le contraire. Au départ il était très gentil avec moi. Exactement comme lorsque nous habitions dans notre drôle de maison à Talkeetna.
-         Pourquoi n’as-tu pas appelé la police lorsque tu l’as reconnu ? demanda Angelo qui avait assisté à la conversation.
-         Je ne pouvais pas, Grand-Père.
-         Pourquoi ? Est-ce qu’il te menaçait, demanda son père ?
-         Non ! Non ! Je l’ai déjà dit, au début il était très gentil avec moi, c’est ensuite qu’il a commencé à changer. Quand je n’ai pas voulu le suivre.
-         Et parce que il était gentil avec toi tu n’as pas jugé bon de prévenir la police ni nous tes parents. Tu es restée seule avec cet homme qui t’a enlevé et séquestré durant deux ans ! Que dois-je en conclure, Shirel ? ou devrais-je dire : Eliotta ?
-         Papa, non, s’il te plait, ne m’appelle pas comme ça. Je déteste ce prénom.
-         Mais tu ne sembles pas détester l’homme qui te la donnée en tout cas puisque malgré tout le mal qu’il nous a fait, tu continues de protéger en ne prévenant pas la police de sa réapparition.
-         Et où est-il maintenant ? demanda Angelina.  
-         Je ne sais pas, dit-elle en pleurant, je lui ai donné un coup de pied qui la fait se courber en deux et je suis sortie.
-         Sortie d’où ou étais tu avec Eliott ?
-         Christopher. Il s’appelle Christopher. Eliott est le nom que je lui avais donné avant notre départ pour l’Alaska.
-         OK, alors où est Christopher maintenant ?
-         Je ne sais pas, Papa. Il était dans le salon lorsque je me suis enfuie. Je lui ai donné un coup de pied là où il faut comme l’avait fait Lisandro lorsque j’étais à Talkeetna avec lui et je suis partie. 
-         Oh mon Dieu, Kevin, j’ai dit aux enfants de rentrer à la maison, s’il était encore là-bas ?
Kevin sortit son téléphone de sa poche et appela chez lui mais personne ne répondit. Kevin et Angelina commencèrent à craindre le pire.
-         Ça ne répond pas, je file à la maison voir ce qui se trame.
-         Je viens avec vous, dit Angelo, on ne sera pas assez de deux pour maitriser ce monstre.
-         S’il a osé touché à l’un de mes enfants… dit Kevin qui sentit la colère montait en lui.
-         Il ne leur fera pas de mal.
-         Comment le sais-tu ?
-         Parce que c’est moi qu’il veut, il veut vivre avec moi, il me la dit, dit Shirel en larmes. Pardon, Papa. Pardon, Maman.
Mais ni Kevin, ni Angelina ne répondirent à leur fille.
-         Chérie, attends-moi chez ton père avec Shirel. Je tiens au courant.
-         Non, mon amour, il est hors de question que tu me tiennes à l’écart.
-         Je ne tiens pas à l’écart, qu’est ce tu racontes ? Je veux simplement vous savoir à l’abri toutes les deux.
-         Princesse, je partage l’avis de ton mari, ce type est dangereux, mieux vaut que tu sois en sécurité.
-         Merci mais non merci. Je ne suis plus une enfant, en revanche mes enfants qui sont en danger. Shirel, tu vas aller chez Grand-père.
-         Non ! Je vous en prie, ne me laissez pas toute seule.
-         Shirel à cause ton imprudence à avoir laissé ce type rentrer chez nous sans prévenir personne, à l’heure qu’il est, il s’en est peut-être déjà pris à l’un d’entre eux. Alors pour une fois tu vas obéir et faire ce que je te dirai de faire !
Jamais encore Kevin n’avait levé la voix sur un de ses enfants. Angelina et Angelo le regardèrent, surpris, tandis que les larmes coulaient sur les yeux de Shirel.
 
 
***
 
Chez les Fisher, Christopher\Eliott commençait à se remettre lorsque les enfants entrèrent chez eux.
-         C’était vraiment super. Nous avons des chances de gagner ce concours… qui êtes-vous dit Alana.
-         Comme on se retrouve, dit-il avec un sourire narquois.
-         Qui êtes-vous ? demanda Alana qui ne le reconnu pas.
-         Tu n’as pas une aussi bonne mémoire que ta sœur apparemment, mais c’est normal à vrai dire : mon Eliotta est unique au monde.
-         Eliotta ? Comment la connaissez-vous ?
La porte s’ouvrit avec fracas. Angelina et Kevin entrèrent en trombe. L’homme ricana.
-         Vous pensiez être débarrassé de moi pour toujours, n’est-ce pas ? C’est mal me connaitre. Heureusement mon Eliotta chérie ne pense pas la même chose que vous, bien au contraire, elle était folle de joie de me revoir. Où est-elle d’ailleurs ?
-         Ma fille est en sécurité et pour rafraichissement de mémoire elle s’appelle Shirel non ce sobriquet ridicule que vous lui avez attribué.
-         Eliotta n’a rien de ridicule, elle aime ce prénom et elle m’aime.
-         Si ma fille vous aimez autant que vous le dites alors pourquoi aurait-elle courue à notre recherche, dit Angelina.
-         Eliotta ? Oh mon Dieu, vous êtes l’homme qui avait enlevé Shirel, je vous croyais mort, dit Lisandro.
-         Déçu, petit ? Dites-moi c’est une manie dans la famille de donner des coups de pieds là où il faut ? Vous avez monté la tête de mon Eliotta contre moi et elle m’en a donné un, exactement comme tu l’avais fait lorsque vous m’avez enlevé mon Eliotta.
-         Elle n’est pas votre Eliotta, cessez de l’appeler comme ça, je vous le répète c’est Shirel. Shirel Fisher, dit Kevin fulminant.
 
 
 
***
 
Chez son grand-père, Shirel pleurait silencieusement
-         Toi aussi, tu m’en veux, Grand-père ?
-         Pourquoi t’en voudrais-je, ma petite chérie ?
-         Parce que je n’ai pas dénoncé Eliott, je veux dire Christopher à la police.
-         Pourquoi ne l’as-tu pas fait ?
-         C’était mon ami, durant deux ans il était le centre de mon univers, j’ai appris à la connaitre et à l’aimer. Je savais que si j’appelais la police, il irait en prison et je ne voulais pas qu’il aille en prison. Il était gentil avec moi. J’étais contente de le revoir, de voir qu’il allait bien mais je croyais qu’il avait compris que je voulais rester avec Papa et Maman. Je lui ai dit qu’un jour il aurait sa propre famille mais il a refusé. Il ne veut pas d’autre enfant, il me veut moi et maintenant Papa et Maman sont en colère après moi.
-         Shirel, tes parents ne sont pas en colère après toi, ils ont eu peur c’est tout.
-         Si, Grand-Père, Papa est fâché après moi.
 
 
***
 
-         Que vous le vouliez ou non c’est Eliotta désormais et elle m’appartient. Alors maintenant vous allez me dire où elle est ? Ou est mon Eliotta ?
-         Shirel, et cela ne vous regarde pas. Vous ne la rêverez plus jamais.
-         Si vous ne voulez pas me dire où se trouve mon Eliotta, je lui fiche une balle dans la tête, dit-il en agrippant Alana et braquant un revolver sur son temple.
-         Non ! hurla Angelina.
-         Papa, Maman, au secours !
 
 
***
 
Chez son grand-père, Shirel ressenti une très forte émotion qu’elle n’avait plus eut depuis deux ans.
-         Alana ! Il s’en est pris à Alana. Je dois y aller, Grand-père.
-         Shirel, tes parents sont là pour veiller sur ta sœur.
-         Tu ne comprends pas, Grand-père, je suis la seule à pouvoir la sauver. La seule. S’il te plait, Grand-père, laisse-moi aller à la maison.
-         Entendu, dit Angelo en soupirant.
 
***
 
-         Lâcher ma fille immédiatement ! dit Kevin.
-         Je ne demanderais pas mieux, aussitôt que j’aurais récupéré la mienne.
-         Elle n’est pas votre fille, dit Angelina.
-         Vous n’êtes pas en position de négocier tant que je n’aurai pas mon Eliotta.
-         Papa, Maman, j’ai peur.
-         La ferme ! dit-il en braquant un peu plus l’arme sur la petite.
Angelina voulu s’avancer mais il pointa l’arme sur elle.
-         N’approchez pas où je tire !
-         Chérie ! est-ce ça va ? dit Kevin en précipitant vers sa femme.
-         Ça va, mon amour, et ça ira encore mieux lorsque ce minable m’aura rendu ma fille.
-         Je vous l’ai dit, il existe un moyen très simple : vous me rendez ma fille et je vous rends la vôtre. Alors maintenant dites-moi où elle est. C’est un ordre. Dans le cas contraire je buterai votre charmante fille et votre joli tapis sera inondé de son sang.
-         Non !
Angelina poussa un cri de terreur. Pour la première fois de sa vie, Kevin se trouvait face à son choix cornélien. Bien sûr il était en colère après sa fille ainée pour avoir laissé le loup entrer dans la bergerie mais elle n’en demeurait pas moins sa fille et il l’aimait de tout son cœur. Il venait à peine de la retrouver alors qu’il la cru morte durant deux longues et interminables années. De l’autre il y’avait Alana. Son autre petite fille adorée pour laquelle on avait eu si peur à sa naissance mais qui au final s’était retrouvée aussi forte, voir plus que sa sœur jumelle. Choisir entre ses deux filles était tout simplement impossible. Et tout était de la faute de cet homme, ce monstre sans foi ni loi.
-         Je vous propose un deal, dit Angelina. Libérer ma fille et prenez moi à sa place.
-         Maman, non ! s’écria Alana.
-         Ce n’est pas vous que je veux mais Eliotta.
-         Pourquoi ? C’était pourtant bien moi que vous vouliez autrefois avant d’enlever mon enfant. Vous me suiviez comme une ombre, m’envoyer des fleurs, des lettres, des mails.
-         Mais ça c’était avant.
-         Avant quoi ?
-         Avant Eliotta. Je suis devenu un homme meilleur grâce à elle.
-         Dans ce cas prouvez le en rendant la liberté à sa sœur.
-         Pas avant d’avoir retrouvé mon Eliotta.
-         Vous n’êtes qu’un monstre ! Vous m’avez harcelé durant des mois, kidnappé mon enfant en la faisant passée pour morte durant deux ans. Deux longues années où je fus privée de ma fille. Ce n’est peut-être rien pour vous mais pour moi c’est une éternité. Deux ans de volé, deux ans de gâché que l’on ne retrouvera plus jamais. Et aujourd’hui vous pointez une arme sur la tête de notre autre enfant. Il faut vraiment être inhumain pour faire une chose pareille.
-         Je vous l’ai dit, je vous rendrai votre fille aussitôt que j’aurai récupéré la mienne.
-         Je suis là, Eliott.
-         Eliotta chérie, je savais que tu reviendrais.
-         Oui, oui, je suis revenue. Tu avais raison au sujet de mes parents, ils ne m’aiment pas comme toi tu m’aimes. Ils m’en veulent de t’avoir ouvert la porte. Ils pensent que tu es un monstre sans cœur mais moi je sais que c’est faux. C’est faux n’est-ce pas, Eliott ?
-         Bien sûr, c’est faux.
-         Alors prouve le, laisse ma sœur s’en aller. Montre leur l’homme que je vois en toi.
-         Et tu reviendras avec moi ?
-         Dans notre drôle de maison ?
-         Si c’est ce que tu veux alors nous irons.
-         C’est que je veux. Je veux partir avec toi dans notre drôle de maison mais d’abord tu dois laisser Alana retourner à sa famille. Ils l’aiment et moi aussi je l’aime. C’est ma sœur jumelle. Laisse partir et je prendrai sa place.
-         M’aimes-tu, Eliotta chérie ?
-         Bien sûr que je t’aime.
-         Tu mens.
-         Je ne mens jamais, tu le sais bien.
-         Pourtant tout à l’heure tu disais vouloir rester avec ta famille.
-         Oui mais j’ai changé d’avis. Je veux vivre avec toi dans notre drôle de maison. J’ai encore tellement de chose à apprendre, à découvrir. Notre drôle de maison me manque, les animaux me manque et puis surtout ne plus habiter avec toi me manque.
-         Tu fais uniquement ça pour que je libère ta sœur mais ensuite tu resteras avec eux et moi j’irai en prison.
-         Tu n’iras pas en prison et moi je ne resterai pas avec eux puisqu’ils ne m’aiment plus. J’ai grandi, j’ai changé, je ne suis plus la petite fille qu’ils ont aimée et ils ne le comprennent pas comme toi tu me comprends, Eliott…Papa. S’il te plait, laisse Alana s’en aller.
-         Tu me promets de venir avec moi si je la libère ? Parce que tu sais, je ne peux pas vivre sans toi, mon Eliotta chérie. J’ai essayé mais je n’y arrive pas et si je te perdais je me suiciderais mais je n’irai pas en prison.
-         Tu n’iras pas en prison si tu laisses partir ma sœur. Fait le pour moi. Si tu m’aimes alors fait le. Laisse-la partir.
-         Ton père doit d’abord me promettre qu’il ne tentera pas de m’arrêter une fois que j’aurai libéré ta sœur.
Kevin et Angelina étaient jusqu’à lors restés silencieux. L’un et l’autre cherchant un moyen de mettre fin à cette situation tout en se demandant, du moins Kevin, si Shirel pensait réellement ce qu’elle disait lorsqu’elle affirmait à l’homme qu’ils ne l’aimaient plus. Dans un cas comme dans l’autre, il risquait de perdre l’une de ses filles.
-         J’ai souvent rencontré des monstres dans ma vie mais vous êtes de la pire espèce. C’est mal me connaitre si vous croyez que je vais vous laissez vous en tirer aussi facilement en emmenant ma fille avec vous. Il gèlera en enfer avant que ce jour n’arrive !
Kevin s’élança vers Eliott en tentant de lui arracher l’arme des mains ce qui eut pour effet de le déstabiliser et lâcha Alana. 
-         Sauve-toi, chérie ! Vite !
-         Alana ! cria Angelina en se précipitant vers sa fille pour la serrer dans ses bras.
-         Maman ! J’ai eu si peur !
-         Je sais, mon ange, dit-elle en caressant les cheveux de sa fille. De son côté, Shirel couru se réfugier auprès de son grand-père.
Pendant ce temps Kevin et Eliott continuaient de se battre quand Christopher/Eliott récupéra le revolver et… 
-         Bang !
On entendit une détonation, Kevin s’effondra sur le sol couvert de sang.
-         Kevin ! hurla Angelina en se précipitant vers son mari.
-         Papa ! cria Alana.
-         Papa ! dit Shirel en s’élançant vers son père.
Lisandro qui avait assisté à tout depuis le début de la soirée couru lui aussi vers son père.
Eliott se tenait droit, le revolver à la main.
-         Papa, s’il te plait, Papa, ne meurt pas, s’il te plait. Papa, pardonne-moi, dit Shirel en pleurant. Maman, je suis désolée, tellement désolée.
-         Une ambulance va arriver, dit Angelo.
Shirel se releva, les mains couvertes de sang, les poings fermés et fit face à Eliott qui attendait, impassible. Ses yeux injecter des étincelles de colère.
-         Eliotta chérie, nous partons.
-         Tu m’as enlevé à ma famille durant deux ans. Tu m’as laissé croire qu’ils ne m’aimaient plus, qu’ils m’avaient remplacé par une autre petite fille mais c’était pas vrai. Tu m’as laissé m’attacher à toi et t’appeler « Papa ». Tu m’as fait un lavage de cerveau contre ma famille, tant est si bien qu’à mon retour j’étais en colère contre eux et triste aussi. Oui triste parce que je t’ai cru mort. Durant des mois je t’ai cru mort et j’ai porté ton deuil en faisant de la peine à mes parents. Ce soir tu reviens dans ma vie mais tu t’en prends à ma sœur en la menaçant avec une arme si jamais je ne venais pas avec toi et finalement tu tires sur mon père. S’il meurt ce sera de ta faute. Oui ta faute. Jamais je ne te pardonnerai. Jamais plus. Je raconterai tout à la police et tu finiras ta vie en prison, Christopher.
-         Ne m’appelle pas comme ça, ne m’appelle plus jamais comme ça. Je suis Eliott. Eliott : ton père, Eliotta chérie.
-         Je m’appelle Shirel et tu n’es pas mon père !
Furibonde, elle eut à peine le temps de se retourner en direction de son père qui gisait au sol, qu’Eliott l’appela. 
-         Eliotta !
Fulminante, elle se retourna vers lui et le vit se tirer une balle dans la tête.

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