Angelina & Kevin love for ever

Angelina & Kevin love for ever

Forum de fan fiction consacré à la love story d'Angelina Veneziano & Kevin Fisher des feux de l'amour
 
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 Halloween

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Angelina Fisher
Prête à l'eglise de Genoa
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Messages : 364
Date d'inscription : 09/08/2015
Age : 47
Localisation : Paris

Notre feuilleton favoris
Vos couples preferés dans le soap: Kevin & Angelina. Nick & Sharon. Christine et Michael. Victoria & Billy. Victoria & Ryan.
Si vous etiez un personnage des fda quel serait il : Michael Baldwin ou Christine Blair

MessageSujet: Halloween    Ven 19 Jan - 21:45


Les jours, les semaines se succédèrent. Kevin et Angelina essayaient de maintenir un semblant de vie de famille mais le fossé entre les enfants se creusait de plus en plus.
Cette journée-là Michael se trouvait chez son frère et sa belle-sœur à discuter avec ce dernier.
-      Je voulais vraiment venir plus tôt mais les affaires n’ont pas arrêté au cabinet sans compter toutes celles auxquelles je fus commis d’office, je ne savais plus où donner de la tête.
-         Je comprends ne t’inquiète pas. Nous avons eu la visite de Fen, enfin Shirel la eu pour être plus exact.
-         Comment va-t-elle ?
-        Aussi bien que l’on puisse l’espérer dans ces circonstances. Ce fut très dur au départ, elle nous repoussait Angelina et moi persuadée que nous l’avions abandonnée et remplacé par Grace. C’est ce que cet ordure lui avait fait rentré dans la tête et bien sur elle le cru.
-         Mais Fen m’a dit qu’elle avait compris que sa mère et toi l’aimiez encore. Se serait-il mépris ?
-         Non il a très bien compris. Shirel sait que nous l’aimons : le problème n’est pas là.
-         Dans ce cas où est-il ? Les autres enfants continuent de ne pas l’accepter ?
-        Alana et Lisandro ne reconnaissent pas leur sœur, ne comprennent pas sa maladie et comment expliquer le syndrome de Stockholm a des enfants si jeunes alors que l’on a nous-même du mal à le comprendre.
-         Et comment va Angelina ? Elle tient le coup ?
A l’évocation d’Angelina, Kevin sourit.
-       Elle est mon rock, Michael, mon rocher, ma planche de salut. Je ne sais pas ce que je deviendrais si elle n’était pas là. Je l’aime chaque jour un peu plus que le précèdent. C’est une femme et une mère formidable.
-         Heureux de l’apprendre. Kevin, je te l’ai déjà dit mais je te le redis encore une fois, je suis sincèrement désolé de ce qui s’est passé lorsque vous viviez à Genoa City.
-         C’est du passé, Michael, n’en parlant plus, dit Angelina qui venait d’arriver.
Kevin sourit en la voyant, Michael quant à lui se leva pour lui faire la bise.
-         Heureux de te voir.
-         Que font les enfants ? demanda Kevin.
-         Ils sont chacun dans leur chambre.
Soudain la petite Grace se mit à pleurer. Shirel qui passait près de la nursery à ce moment-là entendit l’enfant pleurer et entra pour la consoler en la prenant dans ses bras quand soudain.
-         Eliotta, repose tout de suite ma petite sœur de là où tu la prise. Je t’interdis de t’approcher d’elle !
Shirel tressaillit en entendant la voix de sa sœur et se retourna vers elle la petite Grace toujours dans ses bras.
-         Alana, c’est ma sœur à moi aussi. Je ne vais pas lui faire du mal.
-         Ce n’est pas ta sœur et tu n’es pas Shirel, Shirel est morte ! Elle est morte par la faute de ton père !
-         Ce n’est pas mon père !
 
 
***
 
Couché aux côtés d’Amanda, la psychologue qui suivit Shirel à son retour, Eliott réfléchissait au meilleur moyen d’action pour reprendre celle qui lui appartenait : Eliotta.
-         Si tu avais mieux fait ton travail Eliotta serait déjà de retour.
-        J’ai essayé, crois-moi j’ai essayé, mais ses parents m’ont demis de mes fonctions, ils n’ont plus voulu de moi pour m’occuper de leur fille et bien entendu l’hôpital a abondé dans leur sens estimant qu’ils avaient l’autorité sur leur enfant. 
-         Je t’avais dit d’y aller avec finesse pour qu’ils ne se rendent compte de rien.
-        Mais c’était trop tard, Christopher, trop tard ! Eliotta avait totalement disparue, elle était redevenue Shirel. Elle t’a chassé de son esprit au profit de son père. J’ai conscience, crois-moi je sais très bien que ce n’est pas ce que tu aimerais entendre et moi aussi j’aimerais te dire que tu as une chance avec cette gamine mais tu peux me croire, tu n’en as aucune ! Ils n’ont eu aucun mal à lui faire regagner leur cause. Je ne saurais pas étonnée qu’aujourd’hui elle te déteste.
Christopher fulmina.
-         Eliotta ne déteste pas ! Elle ne pourra jamais me détester !
-       Réveille-toi, Christopher, sort de ton rêve où Eliotta et toi deveniez un couple, ici nous sommes dans le monde réel et Eliotta a totalement disparue pour céder la place à celle qu’elle est vraiment : Shirel Fisher !
-         Shirel Fisher est morte, elle est morte assassinée par Christopher Hamilton et lui-même est mort dans un banal accident de la circulation. En revanche, Eliotta et Eliott Brown, eux sont bel et bien vivants et ils s’aiment à la folie. Rien ne se mettra en travers de leur route : jamais !
-         Tu es cinglé, elle n’est encore qu’une gosse.
-         Une gosse qui va grandir et un jour, elle sera mienne. Elle sera mienne pour toujours et je serai à elle.
-         Encore faudrait-il qu’elle sache que tu es vivant, or à ce jour elle te croit mort.
-         Je vais y remédier.
-         Comment comptes-tu t’y prendre ?
-         C’est bientôt Halloween, il y’a deux ans à Halloween notre nouvelle vie a commencé et je vais lui rappeler. Elle m’avait suivi volontairement à Talkeetna dans notre drôle de maison comme elle l’appelait.
-         Tu parles moi aussi à sa place je t’aurais suivi à l’autre bout du monde plutôt que de rester enfermée dans une cave jour et nuit.
-         Eliotta m’a pardonné. Ni elle ni moi ne parlions jamais de cette histoire. Notre vie a débuté dans notre drôle de maison. C’était une renaissance pour elle et pour moi. Notre vie d’avant ne comptait plus.
-         Mon pauvre Christopher, tu confonds rêve et réalité. Dans le monde réel Eliotta, enfin Shirel est une petite fille qui a la trouille de perdre son père.
-         C’est moi son père, pas ce minable et ma fille me reviendra.
-         Ta fille ou ta maitresse ?
-         Tant qu’elle ne sera pas prête je ne la toucherai pas.
-         Et imagine-toi qu’elle ne soit jamais ? Si jamais elle te revenait mais ne vois en toi qu’un père. Que feras tu ?
-         Elle me verra comme un homme, Amanda, elle me percevra comme tel. Tôt ou tard elle va grandir et devenir une femme avec des besoins de femme et ce jour-là, je serai là. Oui je saurai là.
Amanda soupira.
-         J’espère pour toi qu’un jour tu arriveras à obtenir ce que tu souhaites mais en attendant je suis là et moi aussi j’ai des besoins mais s’il te plait passe-moi les préliminaires, garde ça pour ta gamine le jour où tu la baiseras enfin mais très peu pour moi.
 
***
 
-         Repose immédiatement ma sœur de là où tu la prise. Tu comprends et je t’interdis de mettre la main sur elle ou sur Kaylan. Va retrouver ton père !
-         Cet homme n’était pas mon père, Alana.
-         Je me fiche bien de savoir si oui non il était ton père tant que tu restes éloigner de ma famille. Rentre chez toi !
En voyant celle qu’il continuait à considérer comme une étrangère avec la petite Grace dans les bras, Lisandro prit peur.
-         Donne-moi ma sœur ! Je t’interdis de lui faire du mal.
-         Jamais je ne lui ferai le moindre mal, Lisandro, tu me croire. C’est ma sœur à moi aussi.
-         Tu mens ! hurla Alana.
-         Tu veux tuer notre petite sœur comme ton père a tué ma grande sœur Shirel et je n’ai jamais eu l’intention de faire du mal à Grace.
-         Lisandro, je suis Shirel.
-         Menteuse !
En sentant toute cette agitation Grace se mit à pleurer de plus belle. Quand Angelina et Kevin entendirent leurs enfants hurlaient ainsi montèrent en courant à l’étage.
-         Que se passe t’il ici ?
-         Eliotta veut faire du mal à Grace.
-         Ce n’est pas vrai, Papa, s’il te plait, Papa, tu dois me croire. Je passais dans le couloir lorsque je l’ai entendu pleurer alors j’ai voulu la consoler. Rien d’autre. Je n’ai jamais voulu lui faire du mal. Je te le promets.
En larmes Shirel remit Grace à son père et monta en courant dans sa chambre avant que celui-ci n’ait le temps de réagir.
-         Shirel ! dit sa mère.
Mais la fillette ne l’entendit pas. Elle était déjà remontée au grenier où elle tomba sur son lit en pleurant.
Grace pleurait de plus belle.
-         Donne-la-moi, dit Angelina en la prenant des bras de Kevin, je vais m’en occuper.
-         Ne laisse pas Eliotta s’approchait de ma sœur, Maman.
-         Alana, Lisandro, sortez d’ici et attendez-moi en bas, dit Kevin sur un ton péremptoire.
-         Qu’allons-nous faire, chéri ? Jusqu’à quand cette situation va-t-elle durer ? dit Angelina en posant sa tête contre la poitrine de son mari après avoir chanté une berceuse aux petits.
Kevin soupira et lui donna un baiser sur ta tête en lui caressant les cheveux.
-         Allons parler aux enfants, dit-il en lui prenant la main pour descendre au salon.
Les enfants s’y trouvaient avec Michael. En voyant leurs parents arriver Michael voulu se retirer.
-         Tu peux rester, Michael. À présent racontez-nous ce qui s’est passé.
-         J’ai vu Eliotta tenir Grace dans ses bras, j’ai eu peur et je lui ai ordonné de laisser ma sœur tranquille.
-         Si Alana n’était pas intervenue peut-être Eliotta aurait-elle tué Grace comme son père a tué Shirel.
-         Mais c’est moi, Shirel !
Hurla la petite fille descendue avec une valise.
-         C’est moi et je ne voulais pas faire du mal à Grace : c’est ma sœur à moi aussi tout comme vous l’êtes aussi.
-         C’est faux ! Elle n’est pas ta sœur, tout comme tu n’es pas la nôtre et tu vas partir de chez nous. Maintenant !
-         Stop ! Ça ! ça suffit vous m’en entendez stop ! hurla Angelina. Personne, j’ai bien dis personne ne quittera cette maison. Votre sœur est ici chez elle autant que nous tous.
-         Notre sœur est morte, Maman. Elle est morte par la faute de son père, cria Lisandro en pleurant avant de regagner sa chambre.
-         Tu es contente maintenant ? Ton père a tué notre sœur, ma sœur jumelle et toi tu continues à détruire notre famille.  
Alana quitta à son tour le salon, en larmes.
Shirel pleurait également. Elle regarda ses parents.
-         Alana et Lisandro ont raison : je suis en train détruire la famille en m’obstinant à rester ici. Je vais par conséquent m’en aller mais avant tout sachez que je n’ai jamais voulu faire du mal à Grace, je voulais simplement la consoler. Papa, je regrette tout le mal que j’ai pu te faire. Je t’aime, Papa. Je t’aime aussi, Maman, dit-elle en soulevant sa valise.
-         Tu n’iras nulle part, dit Kevin.
-         Papa, je n’ai pas le choix. J’ai fait bien trop de mal à notre famille en revenant.
-         Et que crois tu nous faire à ta mère et à-moi si tu t’en allais ?
-         Je ne sais pas, Papa, peut-être vous apporterai je la paix ? La paix que vous n’avez plus depuis mon retour et vous seriez à nouveau heureux tous ensemble.
-         Et toi ?
-         Moi ?
-         Serais tu heureuse loin de nous ?
Shirel ne répondit pas et baissa les yeux. Les larmes commencèrent à couler. Kevin sourit.
-         Tu es bien la fille de ta mère. J’ai eu raison de t’appeler Shirel. Tu es aussi belle qu’elle. Pas uniquement parce que tu chantes aussi bien, mais parce que comme ta mère tu es prête à faire passer le bonheur des autres sans penser au tien. C’est ce que ta mère fit avec moi en me rendant ma liberté.
-         Pour que tu épousé cette femme, cette… Chloe, c’est ça ?
-         Oui c’est bien ça. Ta mère s’est sacrifiée pour mon bonheur et aujourd’hui tu es prête à sacrifier le tien pour celui de notre famille parce que tu te dis qu’en partant nous retrouverons la paix, le bonheur, tout comme ta mère pensais qu’en me quittant je serais heureux
-         Et tu l’as été ?
-         Je le fus. Du moins je croyais l’être. Mais en réalité je ne l’étais pas du tout, j’étais dans un monde illusoire.
-         Comme moi avec Eliott. Je croyais qu’il m’aimait mais s’il m’aimait vraiment il ne m’aurait pas menti à votre sujet en me faisant croire que vous m’aviez remplacé par Grace.
-         Tu sais quoi, chérie, je crois vraiment que Papa se trompe lorsqu’il dit que tu me ressemble, ce n’est pas tout à fait à exact, à mon avis tu lui ressemble bien plus que tu ne me ressemble. En quittant ton père je pensais qu’il serait heureux avec cette femme mais égoïstement je ne pouvais pas le supporter de le voir avec elle, alors je suis partie pour la Californie. Toi en revanche, mon ange, tu veux t’en aller sans nulle autre raison que celle de voir ta famille heureuse. 
-         Maman, si un jour je devais aimer un homme comme tu aimes Papa et ce ne soit pas réciproque, moi non plus je ne pourrais pas supporter le voir avec une autre mais là c’est différent, Alana et Lisandro sont ma sœur jumelle et mon frère et aucun d’eux ne me reconnait. J’aimerais être à nouveau la sœur qu’ils aimeraient voir, celles qu’ils ont connu avant… avant mon enlèvement, mais c’est trop tard il y’a des choses dont je n’arrive pas à me souvenir comme ce Brian par exemple, je me rappelle plus du tout de lui. Alana voudrait que je m’en souvienne mais je n’arrive pas mais cela ne veut pas dire que je ne suis pas Shirel.
-         C’était un de tes petits camarades à l’époque pour qui tu avais le béguin.
-         Peut-être si j’avais une photo de lui peut-être je m’en souviendrais mais je n’en ai pas et Alana dit qu’il a déménagé dans l’Oregon.
-         C’est possible, nous même nous ne le connaissons pas mais ce n’est pas important si tu n’arrives à te souvenir de lui, il y’a toujours des gens que l’on oublie dans la vie s’ils ne comptent pas vraiment pour nous.
-         Mais ce n’est pas tout, je n’arrive pas non plus à me souvenir de ce qu’on est censé faire à l’école. Nos devoirs oui bien sûr, apprendre, mais Eliott me faisait faire des cours par correspondance. Je n’allais pas à l’école du village, je restais à la maison. Je recevais mes leçons depuis Anchorage, le reste du temps j’apprenais des choses en regardant la forêt, la faune, les montagnes.
-         Est cela te plaisait ?
Shirel regarda son père, hésitant à répondre.
-         Shirel, ton père t’a posé une question : est-ce regarder la nature te plaisait ?
-         Dois-je vraiment répondre à cette question ?
-         Non, en fait tu viens de le faire.
-         Papa, Maman, je ne veux pas vous faire encore de la peine, je vous en ai assez fait.
-         Mais, mon ange, en quoi le fait de nous dire que tu as aimé voir la nature pourrait nous faire de la peine à ton père ou à moi ?
-         Parce que j’ai découvert tout ceci avec l’homme qui m’avait enlevé et que je prenais pour un ami, un père.
-         Et aujourd’hui ? Considère-tu encore cet homme comme ton père ?
Le téléphone de Kevin vibra, il regarda la provenance de l’appel.
-         Je dois répondre, dit-il en sortant de la pièce.
Une fois Kevin sortit, Angelina se retourna vers sa fille.
-         Tu n’as pas répondu à ma question, Shirel, considère-tu encore cet homme comme ton père ? Soit franche, s’il te plait, Papa est sorti de la pièce, il ne peut donc pas entendre ta réponse quelque puisse être.
-         Je l’aimais beaucoup, c’est vrai. Pas au début lorsque je vivais dans cette cave d’où je ne pensais qu’à m’enfuir, mais par la suite c’est vrai je l’ai aimé. Il était gentil avec moi, c’est pourquoi j’ai eu tellement de peine lorsqu’il est mort. Mais maintenant je sais qu’il m’a menti en prétendant que vous ne m’aimiez plus et à cause de lui j’ai fait beaucoup de mal à Papa surtout. Je ne dis pas que je ne t’en ai pas fait à toi aussi, Maman, mais c’est à Papa que j’en ai fait le plus en appelant un autre que lui :« Papa ».  
Shirel resta un moment silencieuse avant de reprendre :
« J’ai aimé cette vie dans la nature. Et puis voir les montagnes, même si ce ne sont pas les mêmes c’était un peu comme être à la maison et voir celle de l’Utah : notre État, mais je ne le considère plus du tout comme mon père. Je n’ai qu’un seul père au monde et c’est Papa ! ».
Angelina sourit.
-        Regarder la nature c’est aussi une autre façon d’apprendre que l’on n’apprend pas dans les meilleures écoles du monde.
Tant que tu ne seras pas prête à reprendre le chemin de l’école tu ne le reprendras pas. Mais pour ne pas prendre trop de retard, ici aussi tu prendras des cours par correspondance.
-         Merci, Maman. Maman ?
-         Oui, chérie ?
-         Que se passera-t-il si Alana et Lisandro veulent toujours que je m’en aille ?
 
***
 
-         Pourquoi Papa et Maman s’obstinent t’ils à garder Eliotta chez nous ? Ils savent bien pourtant qu’elle n’est pas Shirel. Elle ressemble à Shirel, elle parle comme Shirel mais elle n’est pas Shirel.
-         Qui est-elle alors selon toi ?
-         Sais pas. La fille de cet homme de la cabane géante.
-         Et pourquoi resterais t’elle chez vous à ton avis si ce n’est pas ta sœur ? Que pourrait-elle bien vouloir ?
-         C’est facile, dit Lisandro qui venait d’arriver, nous prendre l’amour de notre père puisqu’elle n’en a plus.
-         Mais non, Lisandro, si elle voulait prendre l’amour de Papa pourquoi aurait-elle voulu le tuer ?
-         Elle n’a pas voulu le tuer elle voulait lui montrer le cygne.
-         C’est ce qu’elle prétend mais je ne la crois pas.
-         Apparemment vous avez des avis différents sur la question alors ne pensez-vous pas que peut-être il s’agirait bien de Shirel ? Vos parents le pensent, votre oncle Thomas et votre tante Caroline aussi et Fen. Votre cousin Fen pense aussi que c’est bien Shirel qui est de retour.
-         Et toi aussi tu le crois ?
-         Je ne sais pas. Je n’ai pas suffisamment passé du temps avec elle pour me faire une opinion.
-         Tu n’as qu’à rester.
-         C’est gentil, Kevin mais je dois rentrer à Genoa. Christine et Blair m’attendent et je tiens à être avec eux pour Halloween.
En entendant le mot « Halloween, Shirel pâlit. Ce qui n’échappa pas à ses parents.
 
 
***
-         Enfin seuls, dit Kevin en serrant Angelina dans ses bras après le départ de Michael.
-         Oui, enfin seuls, dit-elle en souriant avant d’embrasser Kevin sur ses lèvres.
Kevin prit la main d’Angelina et allèrent s’assoir sur le sofa.
-         J’ai parlé à Christine par Skype un peu plus tôt et elle aimerait que nous soyons parmi eux pour Thanksgiving. Je lui dis que je t’en parlerai, mais entre nous, chéri, je ne sais pas si le moment est opportun. Tant que les problèmes avec les enfants ne seront pas résolus, je ne pense pas qu’il soit approprié de nous absenter de la maison. De plus j’avoue qu’égoïstement, j’aimerais Thanksgiving chez nous. C’est notre premier depuis le retour de Shirel. J’aimerais le célébrer dans notre maison : la maison de la famille Fisher.
-         Je suis d’accord avec toi. L’année dernière nous l’avons passé avec Michael et Christine et celle d’avant avec les Forrester. C’était bien mais…
-         Mais nous n’étions pas chez nous, notre fille ainée n’était pas là et nous la pensions morte, or elle est là maintenant, elle est revenue.
-         Oui elle est revenue, notre famille est de nouveau réunie et il est hors de question de célébrer l’Action de Grace ailleurs que chez nous.
Angelina sourit.
-         Kevin, je t’aime.
-         Moi aussi, je t’aime, dit-il en l’embrassant.
-         J’espère vraiment que les enfants vont finir par admettre que c’est bien leur sœur qui est retour parmi nous. En parlant d’elle, Chéri, as-tu remarqué son changement d’attitude quand Michael a parlé d’Halloween ?
-         Oui, son visage s’est fermé.
-         Exactement.
-         Kevin, chéri, crois-tu qu’Halloween lui rappelle quelque chose en rapport avec son enlèvement ?
-         Probablement car autrement je ne vois pas pourquoi elle aurait réagi comme ça.
-         Shirel adorait Halloween.
-         Te souviens-tu du prix qu’elle avait emporté il y’a trois ans ? dit Angelina en souriant.
-         Comment pourrais-je avoir oublier ? J’étais si fier d’elle.
-         Tu étais le papa le plus fier au monde, dit Angelina en souriant.
Il l’embrassa.
-         Je l’étais, je le suis et je le saurai encore. Angelina, je suis fier de mes enfants, de nos enfants, chérie.
Elle posa sa tête contre la poitrine de son mari qui lui caressa les cheveux.
-         Kevin, mon amour, aurons-nous encore de bons moments comme nous en avons connu par le passé avant l’enlèvement de notre fille ?
-         Bien sûr, mon amour, bien sûr nous en aurons d’autre. Il faut juste laisser du temps au temps. Notre famille est de nouveau réunie, les enfants ont encore du mal à s’adapter à cette situation mais tout va rentrer dans l’ordre et ce jour-là si tu es d’accord, nous pourrions penser à agrandir notre famille.
Angelina le regarda avec des yeux enamourés.
-         Agrandir notre famille, évidemment je le suis, comment peut tu poser une telle question ? Kevin, je t’aime, je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai demain, après-demain, ou le reste de ma vie.
Kevin l’embrassa.
-         Je t’aime.
-         Moi aussi, je t’aime.
-         Ils s’embrassèrent derechef. Main dans la main ils montèrent dans leur chambre où Angelina s’allongea sur le lit, se regardant d’un regard enamouré.
-         Tu es tellement belle.
-         C’est toi qui me rend ainsi.
-         Non, mon amour, je ne suis pour rien, tu es belle et je t’aime à la folie.
-         Je t’aime, moi aussi.
De caresses en baisers de plus intenses, ils firent l’amour jusqu’à l’aube.
-         Ma chérie, tu as été sensationnelle.
-         Merci, mon amour, tu n’étais pas trop mal non plus, dit-elle taquine.
-         Pas mal ? dit-il avec une mine faussement choquée.
Angelina pouffa et l’embrassa.
-         Tu as été extraordinaire, sensationnel, merveilleux. Oui c’est ça, merveilleux comme chaque nuit passée avec toi et je t’aime à la folie, dit-elle en lui donnant un autre baiser sur ses lèvres.
-         Moi aussi, je t’aime, dit-il en l’embrassant à son tour.
-         Je suis désolée si je t’ai délaissé quelque peu ces derniers mois. J’ai laissé mon rôle de mère prendre le dessus sur mon rôle d’épouse mais cela ne m’empêche pas de t’aimer et d’avoir envie de toi.
-         Tu n’as pas à t’excuser. J’ai moi aussi laissé mon rôle de père prendre le pas sur mon devoir de mari mais mes sentiments pour toi n’ont pas changé depuis le jour où je suis venu te retrouver dans ta loge chez Daizee, ou s’ils ont changé c’est qu’ils sont devenus encore plus fort que ce jour-là. Plus fort encore que le jour où je t’ai demandé en mariage, je dirai même plus fort même que le jour de notre mariage ou à la naissance de nos filles et chacune de nos enfants. Oui voilà, je t’aime chaque jour un peu plus que la veille et moins que le lendemain et je ne cesserai jamais de t’aimer, mon amour. Je t’aime comme je respire.
Angelina le regardait d’un regard enamouré, elle attira la tête de Kevin vers elle et posa ses lèvres sur les siennes. 
-         Mon amour, je t’aime tant.
-         Pas tant que moi, dit-il le souffle à moitié coupé à l’embrasser.
 
***
 
Seule dans son lit, au grenier, Shirel se remémorait la nuit d’Halloween où elle quittait Logan avec l’homme pensant ne jamais y revenir. Durant deux ans elle vécut seule avec celui qu’elle considérait comme son père et pourtant jamais elle ne s’était aussi seule dans cette cabane géante perdue au milieu des bois que dans cette maison entourée de ses parents et frères et sœurs.
-         Utah, tu es le seul membre de cette famille à me comprendre et m’accepter telle que je suis. Tu es la seule à ne pas attendre de moi d’être quelqu’un d’autre. Bien sur Maman et Papa disent me comprendre et m’accepter mais au fond je sais qu’eux aussi espèrent que je redevienne celle que j’étais avant. J’ai essayé, c’est vrai, Utah, j’ai vraiment essayé, malheureusement c’est impossible. J’ai grandi en deux ans, grandi loin de vous tous. Loin de Papa, loin de Maman, loin d’Alana, Lisandro. J’ai à peine vu naitre Kaylan, quant à Grace, j’avais oublié que Maman était enceinte avant mon départ c’est dire ! La bas j’étais loin de tout et de tous, je passais mes journées avec Eliott. Nous partions souvent en voyage dans son jet privé ou encore son yacht. En deux ans avec lui j’ai fait plus de voyage que n’en feront jamais la plupart des gens même adulte. Ensuite on rentrait chez nous, dans notre drôle de maison. Parce que oui c’était chez moi. Cette drôle de maison perdue au milieu des bois. De ma chambre je pouvais voir le ciel, les oiseaux. J’aimai voir les aurores boréales. Il était très gentil avec moi mais aujourd’hui je réalise qu’il n’était pas Papa ni Maman. Je lui en veux de m’avoir menti et à cause de lui avoir fait de la peine à Maman et Papa mais je ne regrette pas la vie que j’ai connue avec lui mais comment le dire à Maman et Papa sans leur faire de la peine ? Je les aime, tu sais, tout comme j’aime Alana et Lisandro mais ils n’arrivent plus à me comprendre. Est-ce j’ai encore ma place dans cette famille ? Papa et Maman disent oui mais Alana et Lisandro, je sais bien qu’ils aimeraient au final que je ne sois jamais revenue plutôt que de voir celle que je suis aujourd’hui, autrement dit une étrangère. Ceci dit je ne peux pas leur en vouloir : ce qui arrive est de ma faute, entièrement de ma faute. Si je ne les avais pas repoussés à mon retour en portant le deuil de mon père… mon père qui n’était pas mon père mais que j’aimais pourtant, même si au départ je le détestais mais j’ai appris à le connaitre et à l’aimer. Seulement il est mort et je suis revenue, j’ai retrouvé Maman et Papa, ils ne m’ont jamais abandonné contrairement à ce qu’Eliott affirmait. Maman attendait Grace avant mon kidnapping, elle ne m’a jamais remplacé. Aujourd’hui Halloween arrive et je ne sais pas du tout quoi faire. Faire la tournée des voisins avec Papa, Maman mais aussi Alana, Lisandro, Kaylan et Grace ou rester à la maison ? Je sais bien que Papa et Maman s’attendent à ce que je vienne avec eux mais Alana et Lisandro seront-ils de l’avis de nos parents ? Et puis depuis deux ans Halloween a aussi une autre signification pour moi. C’était la nuit d’Halloween où nous avons quitté l’Utah Eliott et moi il y’a deux ans et puis l’année dernière Eliott avait acheté des déguisements super pour qu’on puisse sortir et nous sommes allés en ville faire la tournée des voisins comme tout le monde. C’était bien car personne ne nous connaissait puisque nous vivions pas en ville mais en dehors mais personne ne pouvait nous reconnaitre sous nos déguisements. Nous aurions pu partir dans un autre pays où l’on ne célèbre pas Halloween mais Eliott savait que c’était important pour moi alors nous sommes restés chez nous.
Mais aujourd’hui les choses ne sont plus les mêmes, je suis rentrée à la maison, Eliott est mort, même si une partie de moi l’aimera toujours mais Maman et Papa ne doivent pas le savoir, cela leur ferait trop de peine et puis ils ne pourraient comprendre, pour eux c’était un monstre sans cœur mais ce n’est pas vrai, il n’était pas comme ça. Je leur ai menti en affirmant avoir vécue un bonheur illusoire parce que j’étais vraiment heureuse dans ma drôle de maison. Quant à Alana et Lisandro m’ont retrouvée je ne voulais pas partir : cette maison était devenue ma maison. Aujourd’hui ils ne me reconnaissent pas et moi non plus je ne les reconnais plus. Seuls Papa et Maman n’ont pas changés. Utah, dis-moi ce que je dois faire ?  
Le chien la regarda et lui donna la patte ce qui fit sourire la petite fille.
 
***
 
À l’autre bout de la ville Eliott était perdu dans ses pensées lorsque Amanda arriva dans un déshabillé ultra sexy et commença une séance de Striptease qu’il ne remarqua pas. Irritée elle lui lança son soutien-gorge en pleine figure, ce qui ne manqua pas de le ramener à la réalité.
-         Qu’est ce tu veux ?
-         Ce que je veux ? Ce que je veux ? Tu te fous de moi ? J’ai acheté ça afin de satisfaire le moindre de tes désirs et toi tu ne me regarde même pas.
-         Tu sais très bien que je n’ai pas la tête à ça en ce moment.
-         Tu penses toujours à cette gamine ?
-         Je veux la récupérer, elle m’appartient et si tu avais bien fait ton boulot, elle serait déjà dans mes bras à l’heure qu’il est.
-         Comment voulais-tu que je fasse ? Tu m’avais dit de ne pas la brusquer, ne pas lui dire d’emblée que tu étais encore en vie, je devais jouer le jeu, agir avec elle comme avec n’importe quel autre de mes patients. C’est bien ce que tu voulais non ?
-         Tu ne comprends pas ce que nous avons partagé tous les deux dans notre cabane.
-         Ne me dis pas que cette gosse t’apporte autant de plaisir au lit qu’une vraie femme.
-         Ne dit pas n’importe quoi, je ne l’ai jamais touché et je ne la toucherai jamais tant qu’elle ne sera pas prête à s’offrir pleinement et totalement à moi.
-         Pourtant dans ton rêve…
-         Amanda, ce n’était qu’un rêve ! Mais elle était prête à 13 ans mais dans le monde réel dans lequel nous sommes elle ne les a pas encore atteints et ne les aura que dans trois ans.
-         Donc pendant trois ans tu comptes vivre comme un moine ?
L’homme soupira.
-         Ne dis pas n’importe quoi. Que crois-tu que j’aie fait durant ces deux ans ?  James m’envoyer des filles histoire d’une heure de bon coup dans un hôtel, je la payais et n’entendais plus parler d’elle. La semaine suivante ou lorsque l’envie m’en prenait c’était une autre puis une autre et encore et toujours une nouvelle dont j’ignorais jusqu’au nom et c’était le cadet de mes problèmes. Je n’attendais rien d’elle à part me donner du plaisir et tout ce qu’elles attendaient c’était d’être payé.
-         Et donc lorsque Eliotta sera devenue une femme tu comptes faire d’elle ce genre de femme ?
L’homme fulmina.
-         Ne dis pas n’importe quoi ! Je ne laisserai jamais personne la toucher, jamais ! Elle est à moi ! À moi ! Je suis prêt à attendre le temps qu’il faudra mais nous serons ensemble, ensemble pour toujours.
-         Comme dans ton rêve ?
-         Exactement. Elle m’aimait et je l’aimais à la folie. Nous étions fous l’un de l’autre.
-         Sauf que dans le monde réel la petite ne voyait en toi qu’un père, du moins au début parce que après l’accident où son véritable père a failli mourir elle ne parlait plus du tout de toi. Seul son père comptait pour elle, elle avait peur pour lui, peur qu’il n’en sorte pas. À aucun moment elle n’avait parlé de toi.
-         Si tu l’avais isolé comme je te l’avais demandé je serais revenu la voir à ce moment et elle m’aurait sauté dans les bras.
-         Tu es sourd ou quoi, tu n’as pas écouté un traite mot de ce que je viens de te dire, je t’ai dit…
-         Tu m’as dit qu’elle se souciait de ce guignol dont sa mère est folle amoureuse, oui je sais mais c’est tout Eliotta, elle s’inquiète toujours pour autrui.
-         Comment comptes-tu t’y prendre pour la récupérer ? Car c’est bien ton intention, non ? Tu veux la reprendre ? As-tu à nouveau l’intention de l’enlever ? Maintenant que sa famille sait où vous vous cachiez il ne lui sera pas difficile de vous retrouver d’alerter la police voire le FBI et là Peter ne pourra pas à nouveau tirer des balles à blanc dans ton dos.
-         Personne n’aura à tirer, ce ne sera pas nécessaire. De même qu’il ne me sera pas nécessaire de l’enlever puisque c’est elle qui me sautera au cou et voudra repartir là où elle était heureuse, là où elle n’avait à me partager avec personne d’autre, là où ne la traitait pas de criminel lorsque cet abruti qui ne sait même pas nager est tombé dans l’eau.
-         Pour la sauver je te rappelle, pour la sauver car c’était elle qui est tombée à l’eau en premier lieu.
-         S’il était avec moi elle ne serait pas tombée car je l’aurais protégée et à partir de maintenant c’est ce qui va se produire. Je vais la récupérer et elle aura enfin la vie qu’elle mérite.
-         Comme celle que tu voulais offrir à sa mère ?
-         Je me fiche de cette femme ! Eliotta est la seule qui m’intéresse.
-         Une gamine de neuf ans ?
-         Elle n’aura pas toujours neuf ans, elle va grandir et devenir une femme : ma femme.
-         Et si elle refusait de te suivre ? Que feras tu, un autre enlèvement ?
-         Amanda, elle est à moi ! Elle m’aime, pourquoi refuserait-elle de me suivre ?
-         Je te rappelle que les Fisher l’ont ramené à leur cause. La dernière fois que je l’ai vu elle ne parlait plus du tout de toi alors pourquoi te suivrais-t-elle ?
-         Elle n’a pas pu oublier à quel point nous étions heureux, seuls au milieu des arbres, des fleurs, des élans, des ours, des loups… Elle respirait le bonheur. Il n’y a aucune raison qu’elle refuse de me suivre.
-         OK, alors imaginons qu’elle te suive sans la moindre hésitation, sans le moindre remord pour sa famille, mais as-tu pensé au fait qu’elle ne voit jamais en toi autre chose qu’un père et jamais un amant ? Serais tu t’en contenter ?
-         Elle m’a promis de m’appartenir pour le reste de sa vie.
-         Je sais, elle me la dit en consultation mais pour elle cela voulait dire d’appartenir en tant qu’enfant, à aucun moment elle n’a parlé d’avoir un jour des rapports sexuels avec toi. Que fera tu à ce moment-là si elle se refuse à toi, si elle tombait amoureuse d’un garçon de son âge ? Pourras-tu le supporter ?
-         Elle m’aimera, Amanda. Son amour d’enfant se transformera en un amour puissant et passionné et à partir du jour où elle se donnera à moi, je serai tout à elle. Il n’y aura plus aucune autre femme, je lui serai fidèle.
 
 
Shirel 18 ans
 
Assise à table dans la cabane géante à Talkeetna, Shirel venait de souffler sa dix-huitième bougie d’anniversaire. L’homme qui l’avait kidnappé lorsqu’elle n’avait que 7 ans et avec lequel elle vécue deux ans avant de repartir chez ses parents où elle n’était pas heureuse, la regardait souffler ses bougies, visiblement ému. Quand Shirel le revit lorsqu’il se dévoila à elle après s’être fait passé pour mort, elle se jeta dans ses bas et comme il s’y était attendu, voulu repartir avec lui.
-         Ramène-moi avec toi, Papa, je veux rentrer chez nous dans notre drôle de maison. Je ne veux plus rester ici, ces gens ne sont plus ma famille, c’est toi ma famille, Papa. S’il te plait ramène moi.
-         Eliotta, chérie, es-tu sure de vouloir revenir avec moi ?
-         Oui, Papa ! Tu m’as tellement manqué ! Je croyais ne plus jamais te revoir, je te croyais mort mais tu es là, tu es là, Papa, tu es là et je veux rentrer chez nous.
-         Oui, oui, mon Eliotta, on va rentrer chez nous.
Et c’est ainsi qu’à nouveau la petite fille suivi l’homme de par sa propre volonté.
 
***
-         Te voilà majeur, mon Eliotta adorée. Toutes ces années sont passées si vite, je ne t’ai pas vu grandir.
La jeune fille le regardait en souriant.
-         Je te dois ce que je suis devenue. Je ne te remercierai jamais assez de la vie que tu m’as offerte en venant ici.
-         Souffle tes bougies maintenant, la cire commence à fondre.
La jeune fille se pencha vers son gâteau d’anniversaire et éteignit d’un coup toutes les bougies non sans avoir auparavant fait un vœu.
-         Tiens, ma chérie, ceci est pour toi, dit-il en lui tendant un écrin.
-         Qu’est-ce c’est ? dit-elle en l’ouvrant.
-         Oh, Papa, comment as-tu su ? Merci, merci, Papa, tu es vraiment le meilleur père au monde. Elles sont magnifiques !
Sur ces mots elle lui sauta au cou et d’un geste impulsif l’embrassa sur ses lèvres.
Ils se regardèrent comme s’ils venaient de se découvrir et s’embrassèrent derechef.
-         Mon Eliotta, si tu savais depuis combien de temps j’attends ce moment.
-         Je t’aime, Pa… Eliott. Moi aussi j’en ai envie depuis longtemps mais je voulais que ce moment soit exceptionnel.
-         Il le sera, mon tendre amour, il sera.
-         Alors fais-moi l’amour. Mon amour, fait l’amour. Fais de moi ta femme, dit-elle tout en l’embrassant.
-         Viens, dit-il en l’attrapant par la main où ils montèrent jusqu’à dans la chambre de l’homme où elle s’allongea sur le lit, lui par-dessus, la contemplant. Mon tendre amour. Eliotta. Je t’aime.
-         Moi aussi, je t’aime et je veux t’appartenir pour toujours, pour toujours.
Pour toujours.
Ces mots raisonnaient dans la tête de l’homme lorsqu’il entendit la voix Amanda qui l’appelait.
-         Christopher !
L’homme revint à lui.
-         Où étais passé ? Tu rêvais tout éveillé ou quoi ?
-         Amanda, elle est tellement belle, tellement sexy.
-         Sexy ? une gamine de 9ans ?
-         Tu la verrais à 18. Elle s’est donnée à moi. Elle m’aime et je l’aime. Amanda, je dois la récupérer, elle me reviendra. Halloween va nous profiter. Ce soir je vais faire d’une petite fille de neuf ans la plus heureuse de toutes les petites filles, jusqu’au jour où elle sera prête à s’offrir à moi et faire de moi le plus heureux des hommes et je ferai d’elle une femme comblée.
 
***
 
Chez les Fisher la conversation tournait autour d’Halloween.
-         Cette année si nous gagnons le concours de la parade d’Halloween le prix sera un voyage à New-York. Bien sûr, nous y sommes déjà allés mais cela remonte à si longtemps et puis à cette époque toi et Shirel aviez vos répétitions, nous n’avons pas tout vu de la grosse pomme.
-         En effet, Alana, vous n’aviez pas vu la moitié des choses qu’il y’a à voir ou faire dans une ville comme New-York. Lorsque j’avais votre âge, j’allais souvent à New-York avec votre grand-père puis plus tard je partais soit en bus soit avec ma propre voiture. Cela remonte tellement loin maintenant.
-         Bien avant que tu ne rencontres Papa.
-         Oui, Lisandro, des années avant.
-         Est-ce qu’il t’arrive de repenser au passé, Maman ?
-         Non, Shirel. Du moins pas à ce passé. Pour moi la véritable vie a commencé lorsque j’ai rencontré ton père et nous nous sommes mariés et où vous êtes venus au monde.
-         Un jour j’aimerais moi aussi vivre une histoire d’amour comme la vôtre.
-         Je te le souhaite, ma chérie, ainsi qu’à chacun de vous.
-         J’espère surtout qu’aucune de vous ne tombera sur un homme aussi stupide que je l’étais pour ne pas voir au premier regard quelle femme merveilleuse est votre mère.
-         Mon amour, cela remonte tellement loin maintenant. Tu t’es bien rattrapé depuis ce jour-là en m’offrant le plus beau des mariages et la plus belle des familles.
Angelina se pencha vers Kevin et lui donna un rapide baiser sur ses lèvres.
-         En quoi allez-vous vous déguiser Maman et toi cette année ? demanda Alana.
-         Celui de l’année dernière était sympa mais vous n’avez pas gagner le concours du quartier.
-         Ce n’est pas le plus important, Lisandro.
-         En quoi étiez-vous déguisé ? demanda Shirel.
-         Cela ne te regarde pas ! Cette conversation ne te concerne en rien.
-         C’est vrai, Alana a raison, cela ne regarde que la famille Fisher et tu n’es pas une Fisher. Tu n’as rien à faire à notre table de famille.
-         Mais je suis une Fisher ! s’écria Shirel en larmes.
-         Et on ne veut pas de toi non plus ce soir.
-         Lisandro dit vrai, on ne veut pas faire la parade avec toi ni la tournée des voisins. Tu n’es pas de notre famille.
-         Maintenant ça suffit vous deux ! Nous avons assez pris patience votre père et moi concernant votre attitude envers votre sœur en espérant que les choses reviendraient à la normal d’elle-même. Comme cela ne semble pas être le cas, vous allez immédiatement présenté des excuses à votre sœur car c’est bien votre sœur et vous le savez aussi bien que nous. Papa vous a déjà expliqué ce qui s’est passé, la maladie dont souffre votre sœur sinon vous serez privé de parade ce soir.
-         Maman, non ! Ne fais pas ça. S’il te plait, Maman, ne puni pas Alana et Lisandro en les privant de la fête d’Halloween. Ce n’est pas grave, s’ils ne veulent pas de moi alors je resterai à la maison avec Utah, de toute façon je n’avais pas vraiment envie d’y aller, mais s’il te plait, ne les punit pas, pas ce soir, pas de cette façon. Il y’a deux ans lorsque vous étiez en colère après moi pour avoir été méchante avec Lisandro, vous aviez voulu me priver de festival et finalement vous êtes revenus sur votre position et autorisé à y aller, et c’est là qu’Eliott m’a enlevé et depuis plus rien n’est comme avant.
Un silence s’installa à la maison. Angelina regarda Kevin.
-         OK, chérie, tu as gagné. Vous ne serez pas punis, pas ce soir en tout cas, mais par contre tu vas venir avec nous car il est hors de question de sortir sans toi.
-         Non, Maman, je te l’ai dit cela m’est égal de rester à la maison avec Utah, je n’ai pas envie de sortir et si des enfants sonne à la porte je pourrais leur donner des bonbons.
-         Chérie…
-         Ça va aller, Papa. Amusez-vous tous les six. De mon côté je regarderai un film d’horreur sur le canapé.
 
 
***
Malgré son assurance apparente, la petite fille n’était pas aussi forte qu’elle voulait le laisser paraitre et une fois sa famille sortie, son bol de popcorn en main, elle s’installa sur le canapé pour regarder un film d’horreur mais éclata en sanglot. Utah lui laissa le visage. Elle passa son bras autour du cou de son petit chien.
-         Utah, quand tout ceci va-t-il s’arrêter ? Pourquoi Alana et Lisandro refusent t’ils d’admettre que je suis revenue ? C’est vrai je me suis mal comporté au départ mais c’était difficile pour moi aussi. J’ai dit des choses que je ne pensais pas mais Papa m’a pardonné alors pourquoi Alana et Lisandro ne veulent pas le faire et continue à me traiter comme si je n’étais pas leur sœur.
Utah lui tendit la patte qui eut pour effet de la faire sourire.
-         Tu es un bon chien, mon chien.
Il lui donna un coup de langue lorsque on sonna à la porte.
-         Viens, dit-elle, on va donner les bonbons.
Un groupe d’enfant déguisé se tenait devant la porte en tendant un panier.
-         Un bonbon ou un sort.
-         Tenez voici pour vous, et pour toi et pour toi, dit-elle en distribuant les bonbons.
On sonna de nouveau à la porte.
-         Un bonbon ou un sort.
A mainte reprise la porte sonna.
-         Un bonbon ou un sort.
Puis derechef la sonnerie retentit.
-         Je n’ai presque plus de bonbons à distribuer et Papa et Maman ne m’ont pas laissé d’argent pour aller à l’épicerie en chercher. Ce sera donc les derniers bonbons que nous distribuerons aujourd’hui.
-         Ouaf ! fit Utah.
-         Oui tu es un bon chien, mon chien, dit-elle en le caressant lorsque on sonna de nouveau.
-         J’arrive ! dit-elle en allant ouvrir. Je suis désolée, les enfants mais je n’ai presque plus de bonbons… Mr, vous désirez ?
En lieu et place d’enfant venus chercher des bonbons se tenait un homme déguisé en fantôme avec une tête de mort.
-         En quoi puis-je vous aider ?
L’homme retira alors son masque et Shirel reconnu…
-         Eliott ?
-         Il n’y a pas si longtemps encore tu m’appelais « Papa ».

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