Angelina & Kevin love for ever

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Forum de fan fiction consacré à la love story d'Angelina Veneziano & Kevin Fisher des feux de l'amour
 
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Angelina Fisher
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MessageSujet: Blame   Jeu 21 Déc - 22:05


En manquant de prudence Shirel tomba à l’eau et fut rapidement emportée par les eaux. Elle eut néanmoins la force de crier :
-         Papa, au secours !
En voyant sa fille tomber à l’eau, Kevin n’hésita pas une seconde en se jetant à l’eau à son tour.
-         Tiens bon, chérie, j’arrive !
Shirel paniquait. Ses gestes étaient désordonnés. Elle s’enfonçait dans l'eau puis remonter successivement, la tête en arrière, en battant l'eau avec les bras, incapable d'appeler à l'aide. Une petite quantité d’eau avait été inhalée au niveau des poumons. La petite fille commençait à être épuisée, se maintenant malgré tout toujours à la surface de l'eau, consciente mais avait déjà inhalé ou bu plusieurs fois de l'eau et tousser. Anxieuse, épuisée, Shirel avait froid.
Le courant était fort. Malgré tout Kevin parvint à la hauteur de sa fille.
-         Tient bon, chérie, je suis là.
Il agrippa sa fille et parvint à l’empêcher de se noyer et parvint à la ramener vers le bord. Mais, à son tour, emporté par le courant de plus en plus fort, il se cogna la tête contre un rocher.
Revenue à elle, Shirel hurla :
-         Papa !
 
Angelina et Lisandro pagayaient de leur côté tout en s’amusant quand ils virent Shirel se levait brutalement et de là où ils se trouvaient ne pouvaient se rendre compte si elle était tombée ou bien s’était-elle jetée puis virent Kevin se jetant à l’eau pour porter secours à sa fille.
-         Oh mon Dieu ! Kevin ! s’écria Angelina.
 
***
 
-         Nous n’aurions pas dû aller à Moab, ce n’était pas prudent et en plus faire du canoë alors que le matin même nous étions dans les rocheuses.
-          Aucun de nous n’était fatigué, Alana. Tu réagis ainsi parce que tu n’aimes pas le sport.
-         Possible.
-         Si Papa meurt ce sera de la faute à Shirel ou plutôt Eliotta. Je regrette qu’elle soit revenue. Nous aurions dû la laisser là-bas avec son père. Sans elle Papa ne serait pas en train de se battre pour rester en vie.
-         Moi aussi je regrette. Je croyais retrouver ma sœur jumelle mais elle n’existe plus : cette fille qui vit chez nous est une étrangère, pas notre sœur !
 
 
***
 
Dans le couloir de l’hôpital Angelina tournait en rond quand enfin elle vit le médecin qui avait pris en charge Kevin à son arrivée.
-         Docteur, comment va mon mari ?
-         Votre mari semble souffrir d’un traumatisme crânien. Il est actuellement toujours inconscient. Les heures à venir vont être cruciales pour en déterminer la gravité.
-         Et concernant ma fille comment va-t-elle ?
-         Elle a absorbé une grande quantité d’eau mais elle va bien. Par précaution nous l’avons placé sous oxygène. Md Fisher, avec votre permission j’aimerais faire examiner votre fille par un de mes confrères psychologue. En plus d’avoir failli se noyer votre fille a vu son père venu pour lui sauver la vie victime d’un accident qui pourrait avoir des conséquences dramatiques. C’est beaucoup de chose à gérer pour une enfant si jeune.
-         En réalité, ma fille est déjà suivie ici par le Dr Eden Davis.
-         Elle n’est pas de garde aujourd’hui mais je peux toujours la contacter pour lui demander de venir examiner votre fille ?
-         S’il vous plait, oui, ce serait très aimable à vous.
 
 
****
 
Seule dans sa chambre d’hôpital Shirel pleurait. Plus que jamais depuis son enlèvement elle se sentait totalement abandonnée mais pourtant son père l’aimait : il n’avait pas hésité à se jeter à l’eau tout à l’heure pour lui sauver la vie en risquant la sienne. Coute que coute elle devait avoir de ses nouvelles, lui dire combien elle l’aimait et regrettait son comportement de ces deux derniers mois depuis son retour à la maison.
Elle regarda les fils qui la reliait au masque à oxygène : elle ne pouvait donc pas bouger. Les larmes coulèrent sur son visage quand enfin la porte s’ouvrit et contre toute attente ce n’était pas encore un de ces hommes en blouse blanche qui venait lui rendre visite pour voir si tout allait bien mais sa sœur et son frère. Une joie intérieure l’envahit. Malheureusement pour elle celle-ci fut de courte durée.
-         Comment as-tu osé faire ça à notre père, Eliotta ? Ce n’est pas parce que le tien est mort que tu dois tuer le nôtre ! Tu disais haïr notre père mais c’est nous qui te haïssons et s’il meurt ce sera de ta faute ! Lorsque nous t’avons retrouvé vivante dans la forêt, j’ai alors cru retrouver ma sœur jumelle mais elle est morte ! Tu n’es pas Shirel Fisher mais Eliotta Brown et nous ne voulons pas de toi chez nous !
-         Ouais : Alana a raison, on ne veut pas de toi dans notre famille : dans notre maison, Eliotta ! Alors tu vas repartir chez toi.
-         Si mon père mourait, jamais je ne te pardonnerais alors fait ce que Lisandro t’a dit : va-t’en ! Va-t’en loin d’ici, loin de Logan, loin de l’Utah. Tu n’es pas notre sœur : notre sœur est morte. Rentre chez toi, Eliotta !
-         C’est moi, c’est moi… Shirel. Je ne voulais pas faire du mal à Papa c’est un accident.
-         Je t’interdis de l’appeler « Papa » ce n’est pas ton père et tu n’es pas notre sœur !
-         On ne veut pas de toi chez nous alors tu vas t’en aller, dit Lisandro.
 
***
 
Alana et Lisandro sortirent et Shirel éclata en sanglot. Elle regarda les fils qui la reliait à cette machine pour lui apporter l’oxygène dont elle avait besoin mais en l’espèce, elle était surtout une machine qui l’empêchait d’aller voir l’homme, qui du haut de ses 9 ans, était celui qu’elle aimait le plus au monde : son père ! Kevin. Alors malgré les risques elle tira dessus et le masque tomba.
Elle erra dans les couloirs lorsqu’elle tomba sur sa mère mais celle-ci ne la vit pas.
-         Angelina ! Comment va Kevin ?
-         Michael, merci d’être venu si vite.
-         Victor Newman a mis son jet à ma disposition. Comment va Kevin ?
-         Il est toujours inconscient. Les heures à venir vont être décisives.
-         Que s’est -il passé ?
-         Nous étions partis à Moab faire du canoé Kayak, Alana n’aime pas ça alors nous avions convenus de nous partager en deux : je serais avec Lisandro et Kevin avec Shirel. Elle semblait contente de faire d’en faire avec son père.
-         Angelina, mon Dieu, que s’est-il passé ?
-         Caroline ! Merci d’être venue !
Dit Angelina en enlaçant son amie.
-         Comment va Kevin ? demanda Thomas.
-         Comme je viens de le dire à Michael, il est toujours inconscient. Les heures à venir vont être décisives.
-         Comment est-ce arrivé ?
-         Je ne sais pas, Michael, je plaisantais avec Lisandro qui voulait jouer les machos lorsque soudain j’ai levé mes yeux vers le canoë où se trouvait Kevin et Shirel et là j’ai vu ma fille debout avant de tomber à l’eau. C’est alors que Kevin s’est jeté à son tour pour aller lui porter secours mais il ne sait pas nager : Kevin n’a jamais su nager.
-         Que faisait elle debout sur le canoë ?
-         J’n’en sais rien, je n’en sais rien du tout, dit-elle la gorge nouée. Tout ce que je sais c’est qu’aujourd’hui mon mari est allongé inconscient sur un lit d’hôpital.
 
De là où elle était Shirel put entendre une partie de la conversation, les larmes plein les yeux, elle entra subrepticement, prit place sur le tabouret et prit la main de son père dans la sienne.
-         Je te demande pardon, Papa, je n’ai jamais voulu ça. Je regrette tellement tout ce que j’ai pu dire. S’il te plait, Papa, réveille-toi, ne le fait pas pour moi, je ne le mérite pas mais fait le pour le pour Maman qui t’aime tant. Fait le pour le pour Alana, Lisandro, Kaylan et aussi la petite Kate. Ils t’aiment et ils ont besoin de toi. Je t’aime moi aussi mais je t’ai fait trop de peine alors je vais partir mais s’il te plait, Papa, réveille-toi !
Ses larmes redoublèrent d’intensité.
-         Lorsque j’étais petite tu chassais les monstres sous mon lit quand je faisais un cauchemar, aujourd’hui c’est à moi de chasser les monstres d’en dessous le tien.

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MessageSujet: Re: Blame   Jeu 21 Déc - 22:13


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MessageSujet: Re: Blame   Jeu 21 Déc - 22:22


-         Au revoir, Papa, dit-elle en lâchant la main de son père et sortit de la pièce en larme.
 
-         Angelina !
-         Docteur Davis, comment va ma fille ?
-         Je ne l’ai pas encore examiné. J’aimerais d’abord m’entretenir avec vous en vous posant quelques questions à son sujet. Mon collègue, le Docteur Parker m’a dit qu’il y’avait eu un accident dans lequel votre mari et votre fille ont manqué de se noyer ?
-         En effet, nous étions faire une excursion en famille au Moab.
-         En famille ? En êtes-vous si sure ?
-         Évidement j’en suis sure ! Quelle question !
-         Qui a eu l’idée de ce voyage ?
-         Mon mari et moi pourquoi ?
-         Et tout le monde était partant ?
-         Tout le monde oui !
-         Y compris… Shirel ?
-         Ou voulez-vous en venir ?
-         Shirel savait elle que vous alliez faire du canoë kayak ?
-         Bien sûr elle savait !
-         Et elle n’a opposé aucune résistance ?
Angelina commençait à fulminer, elle soupira.
-         Où voulez-vous en venir avec toutes ces questions, Docteur ?
-         Répondez-moi, dans quel état d’esprit était-elle à l’idée de ce voyage ?
-         Ravie ! Shirel était très heureuse à l’idée de ces vacances en famille.
-         Savait elle qu’elle partagerait le même canoé que son père ?
-         Mais oui bien sûr qu’elle savait ! Pourquoi toutes ces questions ? On m’interdit d’aller voir ma fille qui a failli mourir noyée et lui apporter du réconfort tant que son médecin n’est pas encore arrivé mais à peine arrivée celle-ci s’adresse à moi en me posant des questions stupides au lieu d’aller voir mon enfant.
-         Mes questions n’ont rien de stupide, détrompez-vous. Si je vous pose toutes ces questions c’est pour confirmer mon diagnostic : Angelina si Shirel semblait si heureuse à l’idée de partir ce n’était pas pour passer quelques jours en famille comme vous l’imaginez mais pour en finir afin d’aller rejoindre son père dans la mort.
Angelina fulmina.
-         Son père n’est pas mort !
-         Pas votre mari, non, mais l’homme que Shirel, ou devrais-je dire Eliotta considère comme tel. C’est pourquoi elle vous ait apparu si heureuse à l’idée de ce voyage. C’était pour elle le meilleur moyen d’en finir avec la vie et retrouver cet homme qu’elle adore et qu’on lui a retiré
-         Ma fille n’a jamais essayé de se suicider.
-         Je suis consciente que ce n’est pas ce que vous aimeriez entendre mais c’est la réalité des faits. Votre fille, ou du moins la personne qui vit chez vous et vous considérez comme tel mais ne l’est plus : elle est atteinte du syndrome de Stockholm et perçoit son ravisseur comme son père. Elle a trouvé la paix intérieure car elle a décidé d’aller rejoindre la seule personne au monde qui compte pour elle : son père ! D’où la raison pour laquelle elle vous est apparue si joviale.
-         Je dois la voir, je dois lui parler !
-         Cela ne servirait à rien, juste à la braquer un peu plus. Laissez la seule pendant quelque temps et avec de la chance je réussirai à la ramener à des meilleurs sentiments envers vous.
-         De la chance ?
-         Je suis désolée mais c’est tout ce que je peux vous promettre. Maintenant je vous prie de m’excuser, j’ai des patients à voir.
La psychologue s’en alla ne laissant pas le temps à Angelina de s’exprimer.
 
***
 
La psychologue partit s’occuper d’autre patients laissant Angelina totalement ébranlée lorsqu’elle vit le médecin de Kevin sortir de la chambre de son mari.
-         Docteur, comment va mon mari ?
-         Il est réveillé, vous pouvez aller le voir.
Angelina n’attendit pas une seconde de plus elle entra dans la chambre de Kevin et l’embrassa.
-         Hello, beauté !
-         Chéri ! Dieu soit loué, tu es enfin réveillé !
-         Tu n’es pas prête à te débarrasser de moi aussi rapidement, dit-il taquin.
-         Ne plaisante pas avec ça !
Angelina se pencha vers lui pour l’embrasser.
-         Rien ne vaut un petit plongeant pour te rafraichir par une chaude journée de fin d’été.
-         Contente de voir que tu as gardé ton sens de l’humour.
Ils s’embrassèrent derechef. Angelina prit la main de Kevin dans les siennes.
-         Mon amour, comment va notre fille ?
-         Kevin, que s’est-il passé sur cette barque ? Pourquoi Shirel s’était-elle mise debout ?
-         Shirel voulait me montrer quelque chose mais elle est tombée. Tu ne m’as pas répondu : comment va-t-elle ?
 
***
 
Assise à son bureau le Dr Davis était au téléphone.
-         J’ai fait ce que l’on a convenu.
-         Elle t’a cru ? dit une voix masculine.
-         Je ne lui ai pas laissé le choix : sa fille a fait une tentative de suicide pour retrouver celui qu’elle perçoit comme son père.
-         Parfait !
-         Quand serais-je payée ?
-         La moitié de l’argent est sur ton compte et tu auras le rester aussitôt que je l’aurai récupérée.
-         La gamine est tout à toi. Elle est encore fragile, c’est le moment d’agir mais avec mon aide on y arrivera mais en attendant, je pourrai avoir un petit acompte dont je pourrais profiter immédiatement et toi aussi tu y trouveras ton compte. Ce serait gagnant- gagnant.
 
***
 
En quittant l’hôpital, Shirel marcha jusqu’à chez elle. Lorsqu’enfin elle y parvint la petite fille était à bout de force. Malgré tout elle entra discrètement et vit son grand-père occupé à regarder la télévision dans le salon. Des larmes coulaient sur son visage. Silencieusement elle monta à l’étage dans la nursery et vit son frère et sa sœur endormis. Ses larmes redoublèrent d’intensité. Sans faire de bruit, elle referma la porte et entra dans la chambre qui fut la sienne. Un tas de souvenir lui revinrent en mémoire, souvenir qu’elle avait enfui au fond d’elle-même durant un an pour ne pas souffrir et qu’elle pensait avoir oublié. Elle se revit plus petite avec Alana en train de jouer, faire leurs devoirs, rire, échanger des secrets avec sa jumelle… enfin elle revit le jour, ce fameux 4 juillet 2016, où ses parents avaient levé sa punition afin qu’elle puisse chanter au festival de l’Utah. Le jour où sa vie entière avait basculé. Les larmes aux yeux elle sortit en refermant doucement la porte. Elle monta jusqu’au grenier, prit un sac à dos, empila quelques affaires pelle mêle avant de redescendre au salon et vit que son grand-père s’était endormi sur le sofa. Son regard se porta soudain vers les photos de famille, en larme elle prit le cadre où comportait une photo de ses parents, puis une autre avec toute la famille réunie avant son enlèvement et enfin une photo des deux derniers. Elle les enfila dans son sac à dos. Utah qui dormait sur le tapis au coin de la cheminée vint la voir remuant sa queue. Elle se pencha vers lui pour le caresser.
-         Utah, mon chien, jamais je ne t’oublierai mais je dois partir il le faut. Papa risque de mourir à cause de moi. J’ai fait du mal à tout le monde : à Maman, à Alana, Lisandro, Kaylan, Kate et surtout à Papa ! Alana et Lisandro veulent que je parte, je n’ai pas le choix. Sans moi vous pourrez de nouveau être heureux. Au revoir, mon chien !
La mort dans l’âme, la fillette sortit de chez elle en pleurant. Dans la nuit noire elle se mit à marcher en direction de la gare routière.
 
 
***
 
-         Que voulait elle te faire voir ?
-         J’n’en sais rien puisqu’elle est tombée. Angelina, que se passe-t-il ? Comment va notre fille ?
Les larmes qu’Angelina retenait depuis un an, depuis le jour où leur petite fille avait été enlevé, éclatèrent.
-         Je ne sais pas, chéri, je ne sais même plus si nous avons encore une fille qui porte le nom de Shirel.
-         Quoi ? mais évidemment que nous avons une, chérie, de quoi parles tu ? Tu avais raison en me disant de ne pas m’inquiéter, qu’elle reviendrait. Elle est revenue.
Angelina secoua de la tête. Sa main dans celle de Kevin.
-         J’avais tort, mon amour, j’ai eu tort de croire que nous retrouverons notre fille un jour. Oui, elle est là physiquement mais son esprit n’est plus le même : Shirel n’existe plus c’est devenu Eliotta et Eliotta a voulu rejoindre son père dans la mort.
-         Angelina, qu’est ce tu racontes ? Eliotta n’existe pas : c’est Shirel, c’est notre fille, notre petite fille est de retour. Chérie, notre fille est de retour à la maison. À moins que tu ne me dises pas tout ? Chérie, comment va notre fille ?
-         Elle va bien, du moins sur le plan physique selon ce qu’on m’a dit.
-         Selon ce qu’on t’a dit ? Qu’est ça signifie ?
-         Sa psychologue ne m’autorise pas à la voir, elle veut la placer en isolement pour…pour… tentative de suicide !
-         Quoi ? suicide ? C’est du délire ! Pourquoi notre fille aurait-elle voulu se suicider ?
 
 
 
-         Pour rejoindre son père.
-         C’est moi son père.
-         Le père de Shirel, oui mais d’Eliotta.
-         Eliotta n’existe pas, Angelina.
-         Elle n’existe pas pour nous mais elle est belle et bien présente dans la tête de Shirel. Elle a pris possession de l’esprit de notre enfant et selon la psychologue la chute n’était pas accidentelle mais belle et bien préparée afin qu’elle puisse rejoindre le père qu’elle adore en se donnant la mort à son tour. Ce qui explique, toujours selon elle, pourquoi elle était heureuse cette journée là car elle avait enfin trouvé la paix. Elle savait que d’ici la fin de la journée elle serait morte et pourrait enfin revoir celui qu’on lui a retiré.
Tout en parlant Angelina avait des larmes qui coulait sur son visage. Kevin, quant à lui l’écouta attentivement.
-         Cette psychologue devrait arrêter de faire ce métier si c’est pour sortir des âneries pareilles ! Shirel n’a aucun moment tenté de se suicider. Sur cette barque j’avais retrouvé notre fille, elle était silencieuse au départ mais j’ai réussi à la faire rire sur un sujet concernant Lisandro et elle a fini par se détendre et me sourire. Elle ne voulait pas le voir gagner, exactement comme autrefois. Ce qui s’est passé était un accident : un stupide et regrettable accident mais un accident. Chérie, à aucun moment notre fille n’a jamais intenté à sa vie. Oui elle était heureuse ce jour, elle l’était car elle retrouvait sa vie d’avant. Tu sais qu’en dehors du chant, elle a toujours aimé l’aventure. Te souviens-tu de toutes les fois où nous allions camper juste elle et moi ?
 À travers ses larmes Angelina se mit à rire.
-         Parfois il vous arrivait de mettre une tente dans le jardin lorsque pour une raison ou une autre vous ne pouviez aller dans les bois.
-         Mon ange, ce qui s’est passé est un stupide et regrettable accident : rien d’autre.
-         Comment explique-tu le fait qu’elle se soit mise debout sur cette barque ? Elle sait pourtant que c’est dangereux.
-         Je ne sais pas, elle voulait me montrer quelque chose. Chérie, juste avant la chute notre petite fille m’avait appelé « Papa ». Exactement comme autrefois. C’est ainsi qu’elle m’a appelé, elle n’a jamais eu l’intention de mettre un terme à ses jours, elle voulait juste me montrer quelque chose. « Papa, regarde… » ce sont ses mots. « Papa. » Pour la première fois depuis son retour à la maison elle m’avait appelé ainsi et par la suite lorsqu’elle était dans l’eau manquant de se noyer, là encore elle m’a appelé à son secours en m’appelant « Papa »
-         Elle t’a appelé « Papa » ?
-         Oui, mon amour : « Papa ».  À aucun moment notre fille n’a tenté de mettre fin à ses jours, c’était juste un affreux accident.
-         Alors la psy se trompe en pensant qu’elle voulait rejoindre l’autre homme dans la mort. Mon Dieu, Kevin, je dois voir notre fille, elle est seule dans une chambre et elle est encore si fragile, elle pourrait penser… Oh non, Kevin… je dois absolument voir notre fille.
-         Je viens avec toi !
-         Non ! Ce n’est pas prudent, tu dois rester coucher.
-         Angelina, je vais bien, je vais même très bien mais je dois voir notre fille, je me dois de la rassurer en lui montrant que je vais bien et je l’aime.
-         OK.
 
***

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MessageSujet: Re: Blame   Jeu 21 Déc - 22:23

Après avoir quitté sa maison, Shirel marchait seule dans les rues de Logan ne sachant pas trop où elle allait. Son frère et sa sœur avaient exigé d’elle de retourner chez elle mais où était chez elle ? Il y’a encore un an, elle ne se serait même pas la question tant il allait de soi que c’était avec ses parents, ses frères et sœurs, bien qu’elle n’en eût qu’une à l’époque, Kate n’étant encore qu’un bébé qui grandissait dans le ventre de sa mère, mais depuis il y’avait eu l’enlèvement : d’abord cette cave puis cette étrange maison en Alaska où elle ne voyait jamais personne en dehors de cet homme qu’elle avait fini par appeler « Papa » parce qu’il lui fit croire qu’elle ne reverrait jamais sa véritable famille et que ceux-ci l’avaient remplacée par une autre petite fille mais tout ceci n’était que mensonge. Aujourd’hui cet homme était mort mais quand bien même il aurait été encore en vie en aucune manière elle n’aurait aimé le revoir : il lui avait trop de mal ainsi qu’à son père dont elle ignorait l’état de santé : allait-il s’en sortir ?
 
 
Lorsque Kevin et Angelina arrivèrent devant la chambre de leur fille, ils entrèrent en silence pensant qu’elle dormait.
Ce fut sa mère qui s’exprima en premier.
-         Shirel, ma chérie, comment vas-tu ?  Shirel ?
-         Shirel, chérie, c’est Papa, je vais bien, mon ange… Shirel ? Shirel, chérie où es-tu ? Angelina…
Ils venaient de réaliser, le lit était complètement vide : leur fille n’était pas dans son lit. Angelina devint livide. Elle regarda le placard : vide lui aussi. Elle se tourna vers son mari.
-         Kevin, où peut-elle bien être.
-         Ne nous affolons pas, elle ne doit pas être bien loin, quelqu’un a certainement dû la voir… Viens !
Main dans la main ils sortirent de la chambre et arpentèrent les couloirs à la recherche de leur fille : en vain.
-         Elle est peut-être avec Thomas ou Caroline, dit Kevin. Allons voir !
Ils trouvèrent Caroline et Thomas ainsi que Michael avec Christine et Fen venus le rejoindre dans la salle d’attente de l’hôpital.  
-         Papa ! dit Alana en s’élançant dans ses bras.
-         Alana, soit prudente, Papa est encore fragile.
-         Ce n’est rien, chérie.
-         Tu vas guérir, dit Papa ?
-         Bien sûr, chéri, je vais guérir, dit-il tout en reposant Alana au sol non sans lui avoir donné un baiser.
-         Mes chéris, avez-vous vu votre sœur ?
-         Elle est partie.
-         Partie ? Partie où ?
-         Elle est rentrée chez elle.
-         À la maison ?
-         Elle est allée retrouver son père.
-         Son père dites-vous ?
-         L’homme de la cabane géante.
-         Mon Dieu, Kevin !
-         Michael voudrais-tu raccompagner les enfants à la maison ? Angelo doit y être. Angelina et moi devons partir.
-         Aucun problème ne vous inquiétez pas.
-         Merci, Michael.
-         Quant à moi je vais voir avec le personnel hospitalier si quelqu’un la vue, dit Thomas.
 
 
***
 
La nuit et la pluie étaient à présent tombées sur Logan. Shirel continuait à errer dans les rues ne sachant où s’abriter sans compter que la faim commençait à se faire sentir. La peur aussi, cette même qui l’avait habité les premiers temps après son enlèvement jusqu’au moment où l’homme l’avait mise en confiance, ou du moins le percevait elle ainsi en ce temps-là jusqu’à ce qu’elle retrouve sa famille mais aujourd’hui c’était trop tard. Son père était peut-être mort, mort à cause d’elle et sa famille ne lui pardonnerait pas. D’ailleurs son frère et sa sœur lui avait clairement dit que désormais elle n’était plus leur sœur et de rentrer chez elle.
Chez elle ? Mais où étais ce ? A Logan ? À Talkeetna dans cette drôle de maison à douze étages ?
 
***
 
Après que Kevin et Angelina eurent quitté l’hôpital à la recherche de leur fille et Michael parti raccompagner les enfants chez eux, Thomas interrogea le personnel hospitalier mais personne n’avait vu l’enfant.
-         J’en ai assez de rester planté là à ne rien faire, je pars à la recherche de ma cousine ! dit Fen.
-         Je viens avec vous, dit Caroline, nous ne serons pas assez de quatre pour la rechercher.
-         Moi je reste, je vais essayer d’obtenir une autorisation de voir les vidéos de surveillance, peut être en saurais-je plus, dit Thomas.
-         OK, je t’appelle si j’ai du nouveau. Dans le cas contraire on se retrouve chez Angelina et Kevin, dit Caroline.
 
***  
 
-         Laisse-moi conduire, chéri.  
-         Ok.
-         Comment te sens tu ?
-         Je vais bien, ma chérie, ne t’inquiète pas pour moi.
-         Tu as reçu un sacré coup à la tête et tu es sorti de l’hôpital sans l’autorisation de ton médecin.
-         Le médecin n’a pas d’enfant à retrouver.
-         La retrouverons nous un jour ?
-         Angelina, bien sûr nous la retrouverons !
-         Mais si elle veut retrouver cet homme cela signifie…
-         Cela ne signifie rien, Alana et Lisandro ont du mal comprendre.
-         J’aimerais le croire mais la psy dit la même chose que les enfants.
-         Quelle aille au diable ! Elle ne connait pas ma fille comme je la connais et je te garantis, Angelina, à aucun moment elle n’a intenté à sa vie. Elle voulait me montrer quelque chose rien de plus. Lorsqu’elle est tombée à l’eau elle m’a encore appelé. Moi pas cet homme. Moi !
-         Si ce que tu dis est vrai alors cela voudrait dire que notre petite fille a dû se sentir bien seule et abandonnée de tous. Je n’avais pas l’autorisation de la voir pendant que les médecins s’occupaient d’elle, ensuite la psychologue m’a demandé de la laisser seule quelques temps, jusqu’au moment où elle reviendra à de meilleurs sentiments à notre égard et oubliera cet homme, et moi je l’ai crue, je l’ai crue, Kevin, j’ai cru agir pour le bien de notre enfant en n’allant pas la voir.
-         Calme-toi, ma chérie, ne pleure pas, on va retrouver notre fille, la ramener chez nous et notre vie va redevenir comme avant.
 
 
***
 
-         S’envoyer en l’air avec tout est toujours aussi bon, dit la psy à un homme dont on ne voyait pas le visage
-         Ravi de constater que mes talents d’étalon opère toujours autant.
-         Tu pousserais une none à se damner pour avoir la chance de ne passer qu’une nuit avec toi.
L’homme dont on ne voyait pas le visage rit.
-         Curieux que tu emploies ce mot : « damner » c’est exactement ce qu’elle m’a dit dans mon rêve. Elle se serait « damner » pour moi.
-         Et tu étais amoureux d’elle ou tu faisais semblant ?
-         Aussi curieusement que cela puisse paraitre j’étais tombé éperdument amoureux d’elle.
-         Ce n’est qu’une gamine !
-         Dans mon rêve elle avait grandi et elle était belle à rendre fou plus d’un. D’ailleurs tous les garçons du lycée lui tournaient autour mais elle m’aimait et je l’aimais. Elle avait été jusqu’à commettre un meurtre pour me protéger. C’est dire à quel point elle était amoureuse de moi et moi d’elle. À la fin, je lui avouais tout, nous n’avions plus de secret l’un pour l’autre elle et moi et allions passer notre vie ensemble.
-         Avec trente ans d’écart ?
-         Trente et un pour être précis et cela ne nous gênait ni l’un ni l’autre, nous étions fous amoureux l’un de l’autre.
-         Tu es cinglé ! Toujours est-il qu’elle n’est pour le moment qu’une gamine, une gamine à soustraire à l’influence néfaste de ses parents, tout du moins de son père.
Un téléphone sonna.
-         Allo !
-         Mauvaise nouvelle, la petite a disparue.
-         Quoi ? Comment ça disparue ?
-         Elle n’est plus dans sa chambre, je l’ai cherché d’un bout à l’autre de l’hôpital elle s’est évaporée. Ses parents sont allés à sa recherche.
-         Personne ne disparait jamais. Tu dois la retrouver avant eux et me la ramener, tu as compris ? Cette gosse m’appartient !
-         Que se passe-t-il ? dit la psy une fois que l’homme eut raccroché.
-         La gosse a disparu.
-         Quoi ? Quand ?
-         Pendant que toi et moi on s’envoyait en l’air, ma gosse a disparue !
 
***
 
Pendant ce temps Shirel continuait de marcher au hasard des rues. Quelle heure pouvait-il être ? Elle avait faim et même très faim. Elle n’avait rien mangé ni bu depuis des heures.
 
***
 
Angelina conduisit pendant des heures mais en vain. Shirel n’était nulle part. Voyant sa femme fatiguée, Kevin dit :
-         Chérie, laisse-moi le volant.
-         Non ! Tu n’es pas en état de conduire, tu n’aurais déjà pas dû quitter l’hôpital alors te laisser conduire… n’y pense pas !
-         Toi aussi tu es fatiguée, cela fait des heures qu’on tourne et aucune trace d’elle nulle part : personne ne la vue. À croire qu’elle s’est évaporée dans la nature.
-         On la retrouvera. Où qu’elle puisse être.
Soudainement…
-         Bon sang mais c’est bien sûr ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?
-         Chérie, de quoi parles tu ?
-         La gare routière ! Nous aurions dû commencer par-là plutôt que faire le tour de la ville inutilement.
-         Pourquoi la gare routière ?
-         Si les enfants ont raison, si elle veut rentrer dans ce qu’elle considère comme chez elle, à son âge le moyen le plus simple pour y arriver est le bus.
-         Angelina, notre fille n’habite pas l’Alaska. C’est chez nous chez elle !
-         J’en ai conscience mais c’est que pense notre fille.
-         Pour la énième fois, notre fille n’a aucun moment songé à se suicider pour rejoindre ce type : c’est moi son père. Personne d’autre !
-         Kevin, mon amour, calme toi. Bien sûr que tu es son père. Qui d’autre que toi pourrait l’être ? J’ignore ce qui s’est passé avec les enfants, pourquoi ils pensent qu’elle ait voulu repartir là-bas mais toujours est-il qu’elle n’est plus à l’hôpital ni nulle part en ville alors on perd rien à aller jeter un coup d’œil à la gare routière. Je t’en prie, mon amour. C’est aussi mon enfant et je l’aime. Je veux autant que toi la revoir à la maison, et tout voir redevenir comme avant.
En voyant les larmes dans les yeux de sa femme, Kevin se calma, l’attira vers lui et l’embrassa.
-         Excuse-moi, mon amour. Je n’aurais pas dû crier comme je l’ai fait. Je sais que tu aimes notre enfant. Pardonne-moi !
Il l’embrassa derechef.
-         Tu me pardonne ? dit-il son front contre son front, une main enlaçant son cou.
Angelina sourit et l’embrassa en retour.
-         Je t’aime !
-         Je t’aime, moi aussi.
-         Tu es épuisée, laisse-moi conduire !
-         Non ça ira, je tiens le coup.
-         Cela fait au moins 48 H 00 que tu n’as pas fermé les yeux à veiller sur moi et sur Shirel, alors ne soit pas têtue, laisse-moi conduire et toi essaye de te reposer. Nous perdons du temps à discuter alors même que les bus peuvent partir d’une minute à l’autre. Laisse-moi le volant !
Angelina sourit, poussa un soupir puis ouvrit la portière afin d’échanger leurs places.
-         Kevin !
-         Oui ?
-         Fais-moi une promesse, chéri. Promets-moi que si tu te sentais fatiguer de t’arrêter sur le bas-côté de la route et je reprendrais le volant.
-         Je te le promets, dit-il en souriant, puis se pencha sur elle pour l’embrasser avant de mettre le contact.
À leur arrivée à la gare routière, ils se précipitèrent au guichet.
-         À quelle heure part le prochain bus pour Talkeetna ?
-         Je suis désolée mais vous venez de louper. Le prochain partira demain matin. Voulez-vous réserver une place ?
-         Parti, répéta Angelina, abasourdie.
-         Y’avait-il à son bord cette petite fille ? dit Kevin en montrant une photo de Shirel.
-         Je suis désolée, Monsieur mais je viens tout juste de prendre mon service.
-         S’il vous plait, veuillez regarder s’il y’a une certaine Shirel Fisher dans vos registres, dit Angelina.
-         Shirel Fisher ? Je suis désolée, il n’y a personne sous ce nom.
-         Vous en êtes bien sûre ?
-         Sûre et certaine !
-         Essayez sous le nom d’Eliotta Brown, dit Kevin à la grande surprise d’Angelina.
-         Personne sous ce nom là non plus.
 
 
***
 
Combien de temps avait-elle marché ? Une heure ? Deux ? Trois ? Cinq, six ? Shirel n’aurait su le dire exactement. Tout ce qu’elle savait c’est qu’elle était fatiguée : extrêmement fatiguée, et faim aussi. Où était-elle ? Où pouvait elle aller se réfugier ? Sa sœur et son frère lui interdisaient l’accès de leur maison, lui avaient expressément intimer l’ordre de partir : elle ne faisait plus partie de leur famille. Quant à cet autre homme avec lequel elle avait vécu durant toute une année : lui aussi était mort. Où pouvait elle aller ? elle regarda les photos prise de chez elle, les larmes lui montèrent aux yeux. Soudainement elle vit un endroit où elle était si souvent aller se promener avec sa famille, parfois même camper avec son père. Épuisée d’avoir tant marcher, elle entra dans le parc et marcha sans but précis. Épuisée, la petite finit par s’allonger sur l’herbe et s’endormit aussitôt.
 
 
***
 
 De leur côté Kevin et Angelina continuaient d’arpenter la ville de long en large. À mesure que les heures passaient, Kevin, encore fragile, s’affaiblissait.
-         Chéri, rentrons à la maison, tu es épuisé. Une fois sur pied nous repartirons à sa recherche.
 
 
***
 
Chez eux Angelina et Kevin retrouvèrent leur famille et amis.
-         Toujours rien, dit Fen ?
Angelina secoua la tête en signe de négation. Un bras autour de son cou, Kevin dit :
-         Nous avons arpenté toute la ville de long en large mais aucune trace d’elle nulle part, pas même à la gare routière. À croire qu’elle s’est volatilisée.
-         Avec Caroline nous avons fait le tour de la ville également mais nous avons abouti au même résultat, dit Fen.
-         De mon côté j’ai obtenu l’autorisation de visionner les caméras de surveillance de l’hôpital où l’on la voit sortir de sa chambre et se diriger vers les ascenseurs puis plus rien.
Thomas regarda Alana et Lisandro jouaient avec Kaylan et Kate dans l’indifférence la plus totale. Son regard n’échappa à pas à sa femme qui lui en fit la remarque lorsqu’ils furent seuls dans leur chambre d’hôtel.
 
***
 
-         Qu’avait-il sur cette vidéo dont tu ne veuille pas parler à Angelina et Kevin ?
-         Comment sais-tu qu’il y avait quelque chose ?
-         J’ai vu ton regard lorsque tu suivais des yeux les enfants. Ont-ils avoir avec la disparation de leur sœur ?
-         Tu as vu ? J’espère que tu es la seule.
-         Ne t’inquiète pas Angelina et Kevin n’ont rien remarqué.
-         J’ai trouvé leur attitude très étrange. Tout le monde s’inquiète pour Shirel mais eux semble n’en avoir rien à faire. Alana est pourtant sa sœur jumelle. J’ai demandé à Stephy quelques précisions au sujet de la gémellité. Lorsque Phoebe est morte c’était comme si elle perdait une partie d’elle.
-         Sauf que Shirel n’est pas morte contrairement à ce que nous avons cru. Mais tu ne me dis pas toute la vérité. Sur cette vidéo tu as vu autre chose que Shirel sortant de sa chambre n’est-ce pas ?
Thomas soupira.
-         Oui !
-         De quoi s’agit-il ?
-         Sur la vidéo on voit Alana et Lisandro entraient dans la chambre de leur sœur. Ils en sortent trois quart d’heure plus tard d’après les heures mentionnées sur la vidéo. Après rien qui puisse nous être utile jusqu’au moment où l’on voit Shirel sortir de sa chambre et rentrer dans la chambre de son père. Un quart d’heure plus tard on la voit ressortir en larmes et se diriger vers les ascenseurs.
-         En larmes ? Mais que s’est-il passé ? 
-         J’n’en sais rien. Les chambres des patients ne sont pas équipées de cameras, je n’ai pu donc voir ni entendre ce qu’il fut dit dans cette chambre. Quoiqu’il en soit elle est allée voir son père peu après le passage de sa sœur et de son frère et c’est après seulement qu’elle a quitté l’hôpital. 
 
***
 
Bien qu’épuisé Kevin tenait à se remettre en route à la recherche de Shirel.
-         Chéri, laisse-moi aller toute seule, tu es épuisé, reste à la maison te reposer, je te préviendrai dès que je l’aurai retrouvée…
Angelina ne termina pas sa phrase. Quelque chose attira son attention.
-         Kevin, est ce toi qui a déplacé les cadres où nous sommes tous les cinq : toi, les filles, Lisandro et moi avec Utah et la seconde où nous sommes avec Kaylan et Kate ?
-         Non, je n’ai rien touché pourquoi ?
-         Parce que elles ne sont plus leur place.
-         Notre photo de mariage aussi a disparu, dit-il en regardant le meuble où était posé le cadre.
-         C’est étrange, qui cela peut-il intéresser ?
-         Peut-être ton père ?
-         Kevin, vous avez une mine affreuse, vous devriez vous reposer. J’irais à votre place à la recherche de ma petite fille.
-         Papa, as-tu vu les photos qui étaient posée sur le petit meuble et sur la table basse ?
-         Non pourquoi ? De quelle photos s’agit-il ?
-         Notre photo de mariage et deux photos de famille, la première où nous sommes Kevin, Shirel, Alana, Lisandro avec Utah, la seconde est la même, du moins en partie puisque Shirel n’était plus là à l’époque où nous l’avons prise, juste après la naissance de Kate.
-         Je n’ai rien vu du tout.
Kevin monta quatre à quatre dans la chambre de sa fille au grenier suivi de près par Angelina où il trouva une pile de linge sur le lit.
-         Elle est partie. Tu avais raison. Les enfants et toi aviez raison, je me suis leurré en pensant que notre fille était revenue. J’ai pris mes rêves pour la réalité.
Angelina le serra dans ses bras.
-         J’étais pourtant si sûr ! Dans cette barque j’avais retrouvé notre fille, elle m’avait de nouveau appelé « Papa ». Cela ne lui était pas arrivée depuis son retour.
Dans les bras de Kevin, Angelina pleurait elle aussi.
-         Où a-t-elle pu aller ? Elle n’était pas dans le bus pour Talkeetna et cet homme est mort !
 
***
 
-         Je dois la retrouver, je dois la retrouver avant eux. Il le faut !
-         Pourquoi grand dieu ? Pourquoi t’obstine-tu à vouloir cette gamine ?
-         Tu ne comprends donc rien ? Si je veux obtenir celle que je désire je dois en passer par là.
-         Sa mère ?
-         Oui, sa mère !
-         Elle ne quittera jamais son mari.
-         Si elle veut retrouver sa fille c’est le prix à payer. Elle devra vivre avec moi !
 
 
***
 
-         Thomas, tu dois dire à Kevin et Angelina ce que tu as vu.
-         Caroline, je ne suis sûr de rien. Il n’y a aucun enregistrement de ce que se sont dit les enfants, on les voit juste rentrer dans la chambre de leur sœur puis ressortir environ une heure plus tard et peu après…
-         Peu après on voit Shirel sortir, aller du côté de la chambre de son père pour ensuite quitter l’hôpital. Seuls les enfants savent ce qui s’est passé dans cette chambre. Cela nous mènera peut-être sur une piste pour la retrouver. Thomas, elle est à peine plus âgée que Douglas et elle est quelque part dans les rues, peut être en danger ?
 
***
 
Le jour s’était levé sur Logan et avec lui la pluie. Pluie diluvienne. Shirel était trempée jusqu’aux os. Elle n’avait rien mangé ni bu depuis plus de 24 H 00. Elle avait marché au hasard des rues sans but précis lorsqu’elle réalisa : elle était tout prêt d’un parc où elle allait souvent avec son père faire du camping. Épuisée par cette longue marche, tiraillée par la faim, envahi par le chagrin, elle sortit le cadre de ses parents et les larmes jaillirent jusqu’au moment où elle finit par s’endormir : sous une pluie battante.
 
***
 
Angelina et Kevin descendirent parler à leurs enfants. Lisandro se trouvait dans la chambre d’Alana.
-         Votre sœur a disparu. Votre père et moi l’avons cherché de partout mais elle n’est nulle part.
-         Papa, Eliotta n’est pas notre sœur, notre sœur est morte.
-         Non, Alana, votre sœur n’est pas morte.
La porte sonna.
-         J’y vais, dit Kevin.
-         Ne soit pas triste, Maman, nous on est là et on ne partira pas. Nous resterons avec toi et Papa.
-         Alana, nous n’allons pas abandonner les recherches. Papa était fatigué alors nous sommes rentrés mais nous allons reprendre les recherches et nous ramènerons votre sœur à la maison.
-         Ce n’est pas notre sœur, Maman, notre sœur est morte.
-         Mon ange, non, ta sœur n’est pas morte.
 
***
 
-         Thomas, Caroline, je vous croyais repartis pour Los Angeles.
-         Kevin, Angelina est ici ? Nous devons vous parler à tous les deux.
-         Elle est là-haut avec les enfants.
-         Tu veux bien lui demander de descendre, s’il te plait, j’ai à vous parler à tous les deux.
-         Bien sûr, répondit-il intrigué par l’attitude de ses amis.
 
***
 
Angelina allait répondre à ses enfants lorsqu’elle entendit son mari l’appelait.
-         Chérie, tu veux bien descendre ?
-         Nous reprendrons cette conversation, dit-elle avant de descendre.
 
***
 
-         Caroline, Thomas ? Je vous croyais repartis pour LA ! dit Angelina surprise.
-         Angelina, Kevin, j’ai des révélations à vous faire.
-         Des révélations ?
-         Quel genre de révélations ? dont le bras entourait le cou de sa femme.
-         Les caméras de surveillance de cet hôpital tournent 24 H 24. Je l’ai toutes regardé les unes après les autres. L’une d’elle ont montré bien plus ce que je ne vous ai dit. En réalité on y voit les enfants entrer dans la chambre de Shirel. Ils en sortent trois quart d’heure plus tard d’après les heures mentionnées sur la vidéo. À un moment on voit Shirel sortir de sa chambre et rentrer dans ta chambre, Kevin. Un quart d’heure plus tard on la voit ressortir en larmes et se diriger vers les ascenseurs. J’ai tout enregistré sur une clé USB si tu veux voir.
Les quatre amis regardèrent la vidéo qui confirmait les dires de Thomas.
-         Ma fille est venue dans ma chambre et je ne me suis rendu compte de rien : absolument rien ! Et aujourd’hui elle a disparu.
-         Chéri, tu n’y es pour rien : tu étais inconscient. Ceci dit nous devons savoir ce que les enfants lui ont dit. J’ai la sensation que c’est la clé du mystère.
 
***
 
Angelina et Kevin montèrent dans la chambre de leurs filles, chambre que depuis l’enlèvement de Shirel Alana occupait seule.
-         Les enfants, Papa et moi avons à vous parler.
-         De quoi s’agit-il, Maman ? Est-ce Papa et toi allez avoir un autre bébé ?
-         Non, Alana, ce n’est pas de ça dont il s’agit, répondit son père.
-         Alors de quoi s’agit-il ? Ce serait bien d’avoir encore une petite sœur pour remplacer Shirel.
-         Personne ne remplacera jamais Shirel, Lisandro et à ce sujet que s’est-il passé avec votre sœur ?
-         Notre sœur, Maman ?
-         Oui votre sœur Shirel.
-         Papa, Shirel est morte.
-         Non, Alana, ta sœur n’est pas morte : elle est revenue à la maison grâce à vous. Si nous n’étions pas partis en vacances en Alaska nous ne l’aurions sans doute jamais retrouvée.
-         Cette fille n’est pas Shirel, Papa.
-         Bien sûr que si c’est Shirel, qui voudriez-vous que ce soit d’autre ?
-         C’est Eliotta Brown, Maman.
-         Eliotta n’existe pas, Alana, c’est juste un nom que cet homme malfaisant a inventé pour votre sœur afin qu’on ne la retrouve jamais mais Dieu merci nous l’avons retrouvée.
-         Non, Maman, nous ne l’avons pas retrouvée, nous n’avons retrouvé personne : Shirel est morte, cette fille n’est pas Shirel. Shirel est morte, cette fille c’est Eliotta, elle a voulu tuer Papa alors Alana et moi lui avons dit de rentrer chez elle.
-         Lisandro, ta sœur n’a jamais essayer de me tuer.
-         Pas notre sœur : Eliotta !
-         Eliotta n’existe pas, Lisandro, c’est ta sœur Shirel et nous voulons savoir ce qu’Alana et toi lui avait dit pour qu’elle soit partie de la maison.
-         On lui a dit de rentrer chez elle et si tu mourrais ce serait de sa faute parce que elle a essayé de te tuer.
-         Mais enfin où êtes-vous allez chercher l’idée qu’elle voulait me tuer ?
-         On la vue, Papa, Maman et moi l’avons vu se lever et se jeter à l’eau et ensuite tu as plongé à ton tour pour la sauver alors que tu ne sais pas nager.
-         Lisandro, ta sœur n’a jamais voulu me faire du mal, je te le promets, chéri. Tu t’es mépris sur ses intentions voilà tout. Dans cette rivière elle voulait juste me montrer quelque chose et aujourd’hui nous devons absolument la retrouver. Il fait froid dehors et il pleut très fort, elle a peut-être faim. Alors as-tu la moindre idée où elle a bien pu aller ?
-         Non, Papa, et je m’en fiche parce que ce n’est pas ma sœur qui vit avec nous.
Le regard d’Angelina se porta sur quelque chose de précis.
-         Chéri, regarde, te souviens-tu de l’ordinateur portable que tu lui avais offert lorsqu’elle était petite ?
-         Bien sûr !
-         Regarde, chéri, il n’est plus là.
-         De même que la poupée que tu lui avais offerte lorsqu’elle avait 4 ans.
-         Cela signifie donc que c’est elle : c’est elle qui a qui dû prendre les photos dans le salon.
-         Oh mon Dieu, Kevin, mais où peut-elle être ? Les enfants, si jamais vous avez la moindre idée de l’endroit où peut être votre sœur…
-         Ce n’est pas notre sœur, Maman ! Notre sœur est morte !
-         Elle n’est pas morte, chéri.  Ta sœur n’est pas morte. Elle était malade mais elle semble sur le point de guérir.
-         Maman elle a voulu tuer Papa : elle le hait. Shirel aimait Papa.
-         Et elle m’aime toujours, Alana seulement comme Maman vient de vous le dire, Shirel est malade par la faute de cet homme qui lui a fait du mal en l’enlevant.
-         Eliotta n’est pas malade, Papa.
-         Lisandro, je t’interdis d’appeler ta sœur ainsi !
-         C’est son nom, Papa. 
-         Non, Alana, c’est Shirel son nom et au cas où tu l’aurais oublié c’est ta sœur jumelle.
-         Shirel était ma sœur jumelle mais elle est morte, Maman, elle est morte !
-         Pour la centième fois ta sœur n’est pas morte.
-         Cette fille qui vit chez nous depuis notre retour d’Alaska n’est pas Shirel. Elle ressemble à Shirel mais ce n’est pas Shirel et on ne veut plus la revoir chez nous.
-         Il le faudra pourtant, Lisandro, car Maman et moi allons partir à la recherche de ta sœur et la ramener à la maison. Chérie, tu es prête à partir ?
-         Je suis prête.
 
 
***
 
Main dans la main Kevin et Angelina descendirent au salon où ils trouvèrent Angelo en plus de leurs deux amis.
-         Angelo, ça tombe bien que vous soyez là, Angelina et moi allons repartir à la recherche de notre fille et nous ignorons le temps que cela prendra pour la retrouver mais une chose est sure : nous ne rentrerons pas à la maison sans elle.  Aussi pendant ce temps-là voudriez-vous bien garder vos petits-enfants ? 
-         Bien sûr, Kevin, vous pouvez partir tranquille, je veillerai sur mes petits-enfants, ne vous inquiétez pas tous les deux.
-         Merci, Angelo !
-         Merci, Papa !
-         On va vous aider nous aussi.
-         Thomas, non c’est très gentil, Caroline et toi en avez assez fait, vous pouvez rentrer chez vous embrasser Douglas et lui dire que vous l’aimez. Crois-moi on ne le dit jamais assez à nos enfants.
-         Douglas sait que nous l’aimons et il est en sécurité à la maison ce qui n’est pas le cas de Shirel pour le moment.
-         Douglas ne nous pardonnerait pas de ne pas vous aider à retrouver celle qui considère comme sa grande-sœur, dit Caroline.    
-         Caroline, Thomas, vous êtes surs ?
-         Oui, Angelina.
-         OK. Nous avons parcouru la ville d’est en ouest, il ne nous reste plus qu’à explorer la partie nord et la partie sud en sortant peut être de la ville, dit Kevin.
-         Caroline et moi on s’occupe du sud.
-         Chérie, tu es prête à partir ?
 
 
***
 
Ces dernières quarante-huit heure, la température avait considérablement chuté sans compter la pluie qui n’en finissait pas. Après avoir marché des heures, des jours durant, Shirel entra dans le parc où elle été allée si souvent avec son père. Épuisée, à bout de force elle tomba au sol, trempée jusqu’aux os.
-         J’ai mal à la tête, dit-elle en mettant sa main sur son front brulant.
Elle sortit les portraits de famille et les larmes coulèrent sur son petit visage enfantin. Elle aurait tant aimé revenir parmi eux, retrouver sa place auprès des siens, mais s’était trop tard : pour eux elle était morte.  
Des visions apparurent alors à elle où elle vit ses parents suivis de sa sœur jumelle, son frère Lisandro avant de laisser apparaitre Kaylan tel qu’il était avant son enlèvement, son grand-père, son ami Douglas, son oncle Thomas, sa tante Caroline. Puis de nouveau ses parents.  Ses parents : sa mère chantant, son père toujours souriant. Son père : était-il vivant ? Avait-il survécu où l’avait-elle tué ?
La petite fille fut prise de violents maux de tête. Les cadres photos en main elle finit par s’endormir sous une pluie torrentielle.
 
 
***
 
Dans la voiture Angelina et Kevin poursuivaient leurs recherches restées vaines jusqu’à maintenant. Angelina silencieuse jusqu’à lors brisa alors le silence.
-         On ne va jamais la retrouver. Cela fait des heures qu’on tourne en rond et personne ne la vue. Pourquoi n’ai-je pas été plus attentive à la détresse de notre fille depuis son retour ? Lorsque nous l’avons retrouvée je m’étais attendue à ce que tout redevienne comme avant comme par magie mais cette ordure s’est emparé de son cerveau et je n’ai rien vu venir. J’ai même laissé cette stupide psychologue me dire de ne surtout pas aller la voir et au final notre petite fille doit penser que je l’ai abandonnée. Oh, Kevin, allons-nous enfin la retrouver ?
Kevin arrêta la voiture.
-         Angelina, chérie, mon amour. Tu n’as pas de reproche à te faire. La responsabilité m’en incombe à moi et moi seul. C’est moi qui était persuadé que notre petite fille avait été tuée et je t’en ai convaincu alors même qu’Alana nous disait l’inverse.
-         Non, mon amour, tu n’y es pour rien. Je suis sa mère, je l’ai portée dans mon ventre durant neuf mois ou presque, j’aurais dû savoir qu’elle était encore en vie et nous l’aurions retrouvée bien plus tôt bien avant qu’il n’ait le temps de s’emparer de son cerveau.
-         Mais il n’a pas réussi son œuvre. Chérie, notre fille ne nous a pas oublié. Sur cette barque j’avais retrouvé notre fille. Elle a disparu mais nous allons la retrouver. Je te le promets. Je te le promets, mon amour. 
Kevin sourit prit ses mains dans les siennes et les embrassa.
-         Mon Amour, s’il te plait, ce n’est pas le moment de sombrer. J’ai besoin de toi, mon amour. Tu es mon rock. Tu as toujours été la plus forte de nous deux même lorsque nous avons cru notre fille morte tu n’as jamais sombré, tu as continué pour moi, pour toi, pour nos enfants. Tu t’es toujours battue comme une lionne. Te souviens-tu lorsque Chloe avait mis le feu à notre maison à Genoa City, tu as protégé nos deux filles du feu qui ravageait toute notre maison. À aucun moment tu n’as pensé à toi, juste à nos enfants. Pour la dernière fois, mon amour, je te demande de continuer ainsi. J’ai besoin de toi, chérie, j’ai besoin de toi à un point que tu n’imagines même pas !
-         Je ne suis pas aussi forte que tu ne le crois et j’ai peur, oui, mon amour, j’ai une peur panique à l’idée de ne jamais plus revoir notre petite fille. Où peut-elle être bien être, Kevin ?
Angelina éclata en sanglot. Kevin la serra dans ses bras et l’embrassa, quand soudain il regarda à travers la vitre de la voiture malgré la pluie qui ruisselait.
-         Chérie, regarde !
-         Quoi, dit-elle en s’essuyant les larmes.
-         Ce parc. C’est là où Shirel et moi allions camper quand Alana et toi restiez à la maison à jouer à la princesse.
-         Mon amour, tu penses qu’elle pourrait être ici ?
-         On ne perd rien à aller voir. Viens !
Ils sortirent tous les deux de la voiture et se mirent à arpenter le parc main dans la main lorsque Kevin s’arrêta.
-         Séparons-nous, chérie. En prenant chacun un coin du parc nous doublerons nos chances de la retrouver.
-         Tu penses qu’elle est ici ?
-         J’n’en sais rien mais je ne partirais pas d’ici sans avoir fouillé ce parc dans chaque recoin.
Kevin allait partir lorsque Angelina l’appela.
-         Kevin !
-         Oui ? dit-il en se retournant.
-         Je t’aime !
Il sourit.
-         Je t’aime moi aussi.
Ils échangèrent un baiser puis chacun prit une direction sous une pluie diluvienne.
 
 
***
 
Deux heures minimums s’étaient écoulées depuis le moment où Angelina et Kevin avait choisi de partir à la recherche de leur enfant séparément. Deux heures qui se soldèrent sur une impasse.
-         Toujours rien, dit Kevin au moment où il rejoignit Angelina.
-         Rien.
-         Continuons de chercher, ce parc est immense.
-         Je prends la direction du sud.
-         OK, pendant ce temps je pars à l’est. Elle est forcément quelque part, une petite fille de neuf ans ne peut pas s’être volatilisée.
Voyant l’onde de tristesse qui habitat le visage de sa femme, Kevin la serra dans ses bras et l’embrassa.
-         On la retrouvera. Je te le promets, mon amour, on la retrouvera si ce n’est pas ici alors ce sera ailleurs mais on retrouvera notre fille.
-         Tu me le promets, Kevin ?
-         Je te le promets, mon amour, dit-il en la serrant dans ses bras tout en lui donnant un baiser sur ses lèvres.
 
***
L’un et l’autre se remirent en route en reprenant les recherches toujours sous une pluie battante, quand enfin…
-         Shirel ! Shirel, mon bébé, c’est Maman ! dit Angelina en voyant sa fille couchée sur le sol sans même un blouson pour la protéger de la pluie qui ne cessait de tomber. Mon bébé, réveille-toi ! Maman est là, Maman est là, disait-elle tout en prenant sa fille dans ses bras et en l’enveloppant dans le blouson qu’elle retira pour lui mettre. Ça va aller, mon bébé, je t’ai enfin retrouvée. D’une main elle sortit son téléphone et appuya sur une touche. Kevin, mon amour, je l’ai trouvée : j’ai retrouvé notre fille !
 
***
 
-         Maman ? dit la fillette d’une voix faible. Maman, c’est toi ?
-       Oui, ma chérie, c’est bien moi, c’est Maman. Mon bébé, je t’ai enfin retrouvée ! dit-elle les larmes aux yeux.
-        Maman, je regrette, je suis désolée, tellement désolée, dit-elle d’une voix très faible. Papa, je ne voulais pas lui faire du mal, je voulais pas qu’il meurt, Maman ! dit-elle faiblement
-         Mon bébé, je sais, mon bébé, je le sais, dit-elle en serrant sa fille dans ses bras pour tenter de la réchauffer.
-         Shirel, ma petite fille, enfin je te retrouve !
-         Papa ! cria t’elle aussi fort que ses forces le lui permettaient.
Angelina s’écarta afin de faire de la place à Kevin qui tomba à genoux sur le sol mouillé pour cause d’une forte pluie battante et prit sa fille dans ses bras.
-         Papa ! Je te demande pardon, je ne voulais pas te faire du mal, je voulais juste te montrer…te montrer… le cygne ! finit-elle par dire.
L’enfant avait beaucoup de mal à parler.,
-         N’essaie pas de parler, mon ange, on en parlera plus tard quand tu iras mieux. Mon dieu, tu trembles de froid, dit-il tout en retirant son manteau à son tour pour en recouvrir sa fille. On va rentrer à la maison, dit-il en lui donnant un baiser sur son front.
-         La maison ? Pas l’Alaska, Papa, je ne veux plus retourner là-bas. Je veux rentrer chez nous avec Maman et toi.
-         Mon ange, jamais tu ne retourneras là-bas. Lorsque j’ai dit la maison je parlais bien sûr de chez nous avec Maman et moi mais aussi tes frères et sœurs.
Joignant le geste à la parole, Kevin prit sa fille dans ses bras et tous trois se dirigèrent vers la voiture où il l’installa sur la banquette arrière.
-         Je monte derrière avec elle, je ne veux pas la perdre de vue une seule seconde, dit sa mère.
Kevin sourit avant de s’installer au volant et mettre le contact.
 
***
 
À la maison Alana et Lisandro étaient pensifs. Ils ne comprenaient pas pourquoi leurs parents tenaient tellement à retrouver Eliotta Brown après tout le mal qu’elle leur avait causé. Ils interrogèrent la seule personne en mesure de leur répondre : leur grand-père !
-         Pourquoi Maman et Papa veulent t’ils tellement ramener cette fille chez nous ? Elle nous déteste et a même voulue tuer Papa.
-         Vous êtes surs de ça, les enfants ?
-         Sur de quoi, Grand-père ? demanda Lisandro.
-         Sur qu’elle ait voulue tuer votre père ?
-         Bien sûr !
-         Sinon pourquoi l’aurait-elle poussée à l’eau ?
-         Ce n’est pas ce que votre père semble croire pourtant. D’après lui Shirel serait tombée dans l’eau glacée en voulant lui montrer quelque chose et il aurait alors plongé pour lui sauver la vie.
-         Ce n’est pas Shirel, Grand-père, c’est Eliotta. Shirel était gentille et elle nous aimait, Eliotta nous déteste.
Angelo n’eut pas le temps de répondre à ses petits-enfants, il entendit une voiture se garait dans l’allée.
-         C’est Papa et Maman ! s’écria Alana en se précipitant dans les escaliers pour ouvrir la porte suivit de Lisandro.
-         Maman, Papa, vous êtes rentrés…
Sa joie se dissipa en voyant celle qu’elle considérait comme une intruse dans les bras de son père.
-         Vous l’avez ramené.
-         Alana, c’est ta sœur : ta sœur jumelle.
-         Ma sœur jumelle est morte, Maman !
-         C’est moi, Alana, je suis revenue.
-         Non, tu n’es pas ma sœur ! Ma sœur n’aurait jamais voulu tuer notre père.
-         Je n’ai pas voulu tuer, Papa.
-         Alana, c’est compliqué mais nous parlerons de tout ça à la maison, il pleut et nous sommes tous fatigués.
-         Où va-t-elle dormir ? dit-elle en pointant sa sœur du doigt. En tout cas pas dans ma chambre.
-         Alana, c’est votre chambre.
-         Non, Maman, c’est ma chambre et celle de Shirel pas d’Eliotta.
-         Ce n’est pas Eliotta.
-         Ça ne fait rien, Maman, je peux dormir au grenier, dit Shirel d’une voix faible.
-         Angelina, nous ne règlerons pas le problème ce soir, il pleut, il nous faut rentrer avant que nous ne tombions tous malade.
Épuisée par ces trois jours d’errance, Shirel finit par s’endormir.   
-         Alana, en attendant que tu comprennes, Lisandro et toi partageraient la même chambre tandis que Shirel, car c’est bien d’elle dont il s’agit dormira dans ta chambre, Lisandro.
-         Non ! Je refuse de laisser ma chambre à une fille qui nous déteste et qui a voulu tuer Papa.
-         Lisandro…
-         Laisse, chérie, je vais la monter dans la chambre qu’elle a occupé ces derniers mois. Nous aviserons plus tard.
 
***
 
Le lendemain matin Angelina monta dans la chambre de sa fille et la trouva brulante de fièvre.
-         Mon Dieu, chérie. Shirel, mon bébé ! Kevin, viens vite !
-         Angelina, chérie, que se passe-t-il ?
-         Shirel, elle est brulante.
-         Quoi ?
Machinalement Kevin mit sa main sur le front de sa fille et la trouva lui aussi brulante de fièvre.
-         Je la conduis à l’hôpital.
-         J’appelle Papa et je vous rejoins. Kevin, dit-elle lorsque celui-ci était sur le point
-         Oui ?
-         Je ne veux pas la perdre.
-         On ne la perdra pas.
-         On se retrouve à l’hôpital.
Alana vit son père sortir en courant en mettant celle qu’elle ne considérait pas comme sa sœur sur la banquette arrière et partir en trombe.
-         Où Papa emmène t’il Eliotta ?
-         Shirel, Alana, c’est Shirel! Ta sœur. Ta sœur jumelle ! Que tu le veuilles ou non c’est ta sœur et elle est malade.  Ce matin en montant la réveiller je l’ai trouvé brulante de fièvre. Ton père la conduit à l’hôpital.
-         Et après est-ce elle va rentrer chez elle ?
-         C’est ici chez elle, Lisandro. Que vouliez ou non, elle s’appelle Shirel : Shirel Fisher et cette maison est autant la vôtre que la sienne.
-         Si c’est bien Shirel pourquoi nous a-t-elle dit s’appeler Eliotta le jour où nous l’avons retrouvée ? Pourquoi était-elle si triste lorsque l’homme est mort ? Pourquoi a-t-elle porté son deuil ? Elle ne voulait pas vivre avec nous, elle disait haïr Papa et ensuite a voulu le tuer.
Angelina soupira.
-         C’est compliqué, chéri, mais avant tout sache qu’à aucun moment, j’ai bien dis aucun, ta sœur, car c’est bien de ta sœur dont il s’agit n’a tenté de tuer votre père. Maintenant pour le reste je vous expliquerai tout mais pas maintenant. Grand-père est ici et moi je dois aller rejoindre Papa à l’hôpital.
Angelina était sur le point de sortir lorsqu’elle vit apparaitre ses deux meilleurs amis : Thomas et Caroline Forrester.
-         Angelina, j’ai eu Kevin et il nous a expliqué pour Shirel. Nous étions dans le jet en route pour LA lorsque nous avons eu Kevin. Nous avons aussitôt fait demi-tour.
-         C’est très gentil à vous. Vous êtes vraiment les meilleurs amis du monde.
-         Angelina, si Kevin ou toi avez besoin de quoique ce soit, j’ai bien dit quoique ce soit, surtout n’hésitez pas.
-         Merci, Thomas.
 
 
***

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