Angelina & Kevin love for ever

Angelina & Kevin love for ever

Forum de fan fiction consacré à la love story d'Angelina Veneziano & Kevin Fisher des feux de l'amour
 
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 Un retour difficile

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Angelina Fisher
Prête à l'eglise de Genoa
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Date d'inscription : 09/08/2015
Age : 47
Localisation : Paris

Notre feuilleton favoris
Vos couples preferés dans le soap: Kevin & Angelina. Nick & Sharon. Christine et Michael. Victoria & Billy. Victoria & Ryan.
Si vous etiez un personnage des fda quel serait il : Michael Baldwin ou Christine Blair

MessageSujet: Un retour difficile   Mer 29 Nov - 22:38


Après plusieurs heures de vol le jet se posa enfin sur le tarmac de l’aéroport de Salt Lake City. Angelina mit Kaylan et Grace sur le siège auto tandis qu’Alana et Lisandro regardèrent leur sœur qui n’avait pas desserré les dents durant tout le vol.
-         Tu viens, Shirel ? dit Alana.
-         Allez viens, Shirel, monte dans la voiture et je te raconterai tout ce que tu as manqué durant un an, dit Lisandro en toute innocence.
-         Chérie, monte dans la voiture.
Shirel s’exécuta ne piqua mot et à l’instar de ce qui s’était passé dans l’avion resta muette tout au long du chemin de son retour chez elle.
À son arrivée à la maison, elle se rendit compte que rien n’avait changé depuis son départ y compris les photos de famille où elle apparaissait souriante auprès des siens et pourtant… et pourtant elle s’y sentait comme une étrangère.
Loin de se douter du drame qui la rongeait intérieurement sa mère l’enlaça avant de l’embrasser.
-         Bon retour à la maison, ma chérie !
Mais la petite fille ne répondit pas.
-         Ma jolie princesse : bon retour à la maison, chérie, dit Kevin en s’approchant d’elle pour la serrer à son tour dans ses bras et l’embrasser.
Mais derechef elle ne réagit pas. Ses parents se regardèrent impuissants. Lorsqu’elle monta dans ce qui fut sa chambre il y’a encore deux ans, elle réalisa qu’alors rien n’avait changé : tout absolument tout était resté en l’état comme avant son départ pour le festival, comme si elle allait rentrer le soir.
-         Maman et moi avons voulu tout laisser dans l’état où tu l’avais laissé, comme si tu devais revenir dormir le soir comme cela aurait dû se faire si seulement cet homme ne t’avait pas enlevé. Tu m’as tellement manqué, mon bébé, dit-il en la serrant des bras.
Là encore la petite fille resta de marbre.
-         Je vais te laisser te reposer maintenant, je repasserai te voir plus tard, dit-il en l’embrassant sur son front avant de redescendre retrouver Angelina occupée dans la cuisine.
-         Je suis en train de préparer le repas préféré de Shirel.
-         Le poulet aux grains de maïs ?
-         Exactement ! dit-elle en souriant.
Kevin sourit.
-         A-t-elle parlé ?
-         Non, elle n’a toujours pas dit un mot.
-         Laisse-lui du temps, mon amour, je suis certaine que dès demain nous aurons retrouvé notre fille, dit-elle en passant ses bras autour de la taille pour l’embrasser.
-         Chérie, dès demain j’aimerais que nous l’amenions consulter un médecin pour vérifier que tout aille bien et voir si cette ordure n’a pas profité d’elle.
-         Tu as raison, dit-elle en lui donnant un baiser sur ses lèvres.
-         Si jamais il a osé touché à une mèche de l’un de ses cheveux…
-         Calme-toi, mon amour, il ne sert à rien de t’énerver... il est mort. Il ne pourra plus nous faire du mal.
-         Tu as raison, dit-il en souriant avant de l’embrasser.
 
 
***
 
Dans la chambre qu’elle partageait avec Alana, Shirel regarda sa penderie. Tout absolument tout était resté dans l’état où ils se trouvaient avant son kidnapping, rien n’avait été touché. Elle sortit un ou deux articles de l’armoire mais depuis un an elle avait pris quelques CM. Les images de sa vie dans la cabane géante avec l’homme qu’elle avait appris à considérer comme son père lui revinrent en mémoire. Il était constamment présent, elle n’avait pas le droit de se rendre en ville sans lui, tout juste s’il consenti un jour à l’amener voir le chat qui leur servait de maire, n’allait pas à l’école, n’avait pas d’amie de son âge, pas même une amie virtuelle, mais il lui avait dit que tout cela était pour son bien car sinon on risquerait de lui en retirer la garde et l’envoyer à l’orphelinat puisque ses véritables parents ne voulaient plus d’elle et l’avait désormais remplacé par une autre petite fille. Il était son seul parent, son seul ami, la seule personne au monde à l’aimer et qui jamais ne l’abandonnerait. Même lorsqu’elle serait plus grande elle resterait avec lui, il passerait sa vie avec elle en continuant de la protéger. Il lui avait promis. Bien sur Shirel était à des années lumières de se douter des intentions de l’homme. Au fil des jours, des mois passés à ses côtés il était devenu son père. Or il n’était plus là. Sa vie s’était arrêtée car ses parents biologiques avaient refait surface dans sa vie et l’avait extraite de sa vie de rêve avec son père dans leur drôle de maison. C’était à cause d’eux si son père était mort, en particulier à cause de cet homme qui disait être son père mais ne l’était plus : plus du tout. Pourquoi était-il donc venu, pourquoi ne l’avait-il pas laissé tranquille ? Lui et sa mère avaient la fille qu’ils rêvaient d’avoir alors pourquoi lui avoir fait du mal en tuant son père et l’extirpant de chez elle pour la ramener chez eux ? Combien de temps encore allait elle reste là avant qu’ils ne l’envoient dans un pensionnat pour se débarrasser d’elle ?
 
Lorsque sa sœur la rejoignit, elle la trouva en larme et se mépris sur le motif de son chagrin.
-         Ne pleure pas, Shirel, si ces vêtements sont trop petit pour toi tu peux toujours m’en emprunter et puis je suis sûre que Papa et Maman vont te racheter toute une garde-robe !
-         Cela va de soi, chérie, dit Kevin en arrivant. Dès demain nous irons avec Maman au centre commercial t’acheter tout ce dont tu as besoin.
-         Tu vois qu’est ce je disais ! Est-ce je pourrais venir avec vous ?
-         Pas demain, Alana, ta mère et moi avons quelque chose à faire d’abord avec ta sœur.
-         À table ! le diner est servi, dit Angelina qui venait d’arriver. Chérie, je t’ai préparé ton repas préféré : le poulet aux flocons de maïs, dit Angelina en serrant sa fille dans ses bras mais celle-ci resta de marbre.
Kevin autant qu’Angelina se rendirent compte de l’attitude de leur enfant mais n’en firent aucun commentaire. Kevin dit seulement :
-         Alana, ma chérie, tu veux bien prêter à ta sœur de quoi se changer ?
-         Bien sûr, Papa !
 
***
 
Le diner se passa sans encombre si n’est que Shirel prétendit n’avoir pas faim.
-         C’était ton plat préféré avant lorsqu’il était préparé par Maman, dit Lisandro.
Shirel fulmina.
-         Puisque je te dis que je n’ai pas faim !
Le petit garçon resta abasourdi face à la colère de sa grande sœur qu’il venait à peine de retrouver. Kevin et Angelina se regardèrent ne sachant quoi dire ni quoi penser.
-         Puis je me lever de table ? demanda-t-elle à ses parents sur un ton virulent.
-         Bien sûr, chérie, tu peux te lever, dit son père.
-         Merci ! répondit-elle sur un ton acerbe tout en se levant.
Ses parents la regardèrent s’éloigner de la pièce principale en la suivant du regard.
-         J’ai dit ou fait quelque chose de mal ? demanda Lisandro.
-         Non, chéri, tu n’as rien fait de tel, dit Angelina.
-         Alors pourquoi est-elle aussi en colère ?
-         Elle doit être fatiguée par le voyage c’est tout.
 
***
 
Le lendemain matin Shirel apparu au petit déjeuner tout de noir vêtu au grand étonnement de son frère et sa sœur jumelle. Cette dernière regarda ses parents qui regardèrent leur fille : abasourdis.
Malgré tout Angelina fit preuve de finesse en évitant de poser des questions.
-         Chérie, Papa et moi allons t’emmener faire les boutiques, tu as tellement grandi en deux ans, tout ce que tu portais l’année dernière ne te va plus.
Shirel ne répondit pas.
-         Est-ce je peux venir aussi ? demanda Alana.
-         Une autre fois, chérie, comme je te l’ai dit hier soir Maman et moi avons quelque chose à faire avec ta sœur et uniquement ta sœur. La baby sitter va venir pour s’occuper de Kaylan et Grace.
-         Ce n’est pas grave, Alana, je voulais te faire voir mon nouveau jeu vidéo et voir si tu peux me battre, dit Lisandro.
-         Ce sera un vrai jeu d’enfant, n’oublie pas que je l’ai déjà expérimenté chez Emily, dit-elle en se levant pour suivre son frère. Je vais te battre à plat de couture !
-         J’ai déjà battu Brian, battre une fille sera trop facile.
-         On parie ?
-         Ce que tu veux !
-         Si je gagne tu sortiras Utah durant une semaine.
-         OK et si je gagne c’est toi qui sera de corvée.
-         Hey, Hey, Utah n’est pas un objet de votre pari idiot et de toute façon vous savez très bien que vous n’avez pas le droit de sortir seul de la maison.
-         Excuse-moi, Papa, j’avais oublié. Bon je trouverai bien un gage à te donner.
-         C’est plutôt moi qui t’en donnerai un.
Shirel resta de marbre en les regardant s’amuser. Sa mère posa sa main sur son bras.
-         Dès demain, chérie, tu pourras de nouveau jouer avec ton frère et ta sœur comme avant mais aujourd’hui il nous faut aller quelque part tous les trois.
-         Je peux très bien acheter par internet, avec Papa c’est ce que nous faisions. Il ne voulait pas que je sorte en ville, même si la ville était petite il avait peur qu’il m’arrive un accident alors nous achetions tout sur internet.
-         Papa ? Chérie, cet homme n’était pas ton père : c’est moi ton père.
La fillette ne répondit pas.
-         Faire du shopping tous les trois nous permettra de passer un peu de temps en famille.
-         De plus nous devons nous rendre à l’hôpital. Nous devons nous assurer que tu vas bien, dit Angelina.
-         À l’hôpital pourquoi ? Je ne suis pas malade.
-         Nous devons nous en être sure, chérie, dit son père.
-         Puisque je vous dis que je ne suis pas malade pourquoi voulez-vous que j’aille voir un docteur ?
-         Chérie, je dois te poser une question et j’aimerais que tu me répondes franchement. Lorsque je suis rentré dans la maison… est ce… est-ce… est-ce l’homme t’avait déjà fait du mal en t’obligeant à faire quelque chose auquel tu n’aurais pas été d’accord ?
-         Il a toujours été gentil avec moi.
-         Pourtant lorsque je suis rentré dans la maison je vous ai trouvé tous les deux sur le canapé où tu lui faisais des choses qu’aucun enfant ne devrait à avoir faire.
-         Il me l’a demandé parce que il m’aimait et Lisandro lui avait du mal, c’était pour aller mieux c’est tout. Il souffrait à cause de Lisandro alors il m’a demandé de caresser son zizi c’est tout.
-         Chérie, ce n’est pas rien. Ce n’est pas un geste anodin, aucun homme n’a le droit de demander une chose pareille à un enfant.
-         Papa avait le droit. J’étais sa petite Eliotta.
-         Eliotta ?
-         C’est le nom que Papa avait choisi pour moi.
Kevin ne répondit pas mais ressentait une douleur à la poitrine à chaque fois qu’il entendait sa fille parler de l’homme qui leur avait tant de mal comme s’il avait été réellement son père.
Maligne Angelina ne dit mot mais compris tout de suite la douleur de son mari. Elle posa une main sur son épaule.
-         Chéri, nous devrions nous mettre en route si nous ne voulons louper le rendez-vous.
 
*** 
 
À leur arrivée à l’hôpital le Docteur Mary Capwell vint à leur rencontre en souriant.
-         Bonjour, tu dois être Shirel Fisher ? Moi c’est Mary Capwell, c’est moi qui vais t’examiner. Tu viens avec moi ?
Shirel accompagna le médecin sans dire un mot.
-         Allonge-toi sur le lit pendant que je t’examine. Tes parents m’ont dit ce que tu as traversé, mon travail consiste à vérifier si tu vas bien mais tout d’abord j’aimerais te présenter ma collègue le Dr Amanda Albright.
-         Bonjour, Shirel, comment tu vas ?
-         Bien.
-         Shirel, me permets tu de te poser quelques questions sur ta période en Alaska ?
-         La petite fille hocha de la tête en signe d’acquiescent.
-         Très bien, alors dis-moi depuis combien de temps vivais tu avec ce monsieur ?
-         Papa a acheté cette drôle de maison à Halloween.
-         Papa ? C’est lui qui t’a demandé de l’appeler comme ça ?
-         Non.
-         Alors pourquoi l’appelles-tu ainsi ?
-         Parce que c’est mon père c’est tout : je suis sa petite Eliotta, Eliotta Brown. Je porte le même nom que Papa qui s’appelle Eliott Brown, je veux dire s’appelait.
-         Il n’y avait personne avec vous à la maison ? Pas de maman ?
-         Je n’ai jamais eu de maman. Papa voulait avoir un enfant mais comme il ne voulait pas se marier il a fait appel à une mère porteuse et je suis née.
-         Où es-tu née ?
-         À Los Angeles.
-         Très bien, tu disais donc habiter cette drôle de maison depuis Halloween seulement et avant ou vivais tu ?
-         Avec Papa on a beaucoup voyagé pour ses affaires.
-         Est-ce ton papa t’aidait à prendre ta douche, t’habiller ?
La fillette secoua de la tête en signe de négation.
-         Jamais ?
-         Jamais.
-         Est-ce qu’il a déjà essayé de faire des choses avec toi ?
-         Bien sûr ! dit-elle en toute innocence, plein de chose !
-         Vraiment ? Quels genres de chose ?
-          On vivait dans la forêt, on s’occuper de la cheminée en coupant du bois, on allait à la pêche, de la moto neige, du canoé kayak…
-         Et lorsque vous étiez à la maison que faisiez-vous ?
-         Des jeux et on regardait la télé ensemble. Il me donnait des cours aussi.
-         Des cours ?
-         Je n’allais pas à l’école du village, Papa ne voulait pas, c’était trop loin et il voulait me protéger alors je prenais des cours sur internet et il était mon professeur.
-         C’est tout ?
-         Parfois il venait avec moi voir les animaux de la forêt quand je lui demandais.
-         Est-ce il t’a déjà obligé à faire des choses dont tu n’avais pas envie ?
-         Non.
-         Jamais, jamais ?
-         Juste la fois où il m’a demandé de lui embrasser son zizi.
-         Il t’a demandé de lui embrasser son zizi ?
-         Oui et de le caresser aussi.
-         Et tu étais d’accord pour le faire ?
-         Non mais je l’ai fait.
-         Pourquoi l’as-tu fait ?
-         Parce que Papa me l’avait demandé : il souffrait terriblement à cause de Lisandro alors il m’a dit que si je lui faisais un bisou sur son zizi il irait mieux parce qu’il avait besoin des câlins de sa petite Eliotta et je voulais qu’il aille mieux alors je l’ai fait.
-         Et c’est arrivé qu’une seule fois ?
-         Oui, c’était pour soigner Papa. Papa souffrait trop alors je l’ai soigné. Papa était fier de moi il disait qu’il ne me quitterait jamais et jamais il ne m’abandonnerait ou me remplacer par quelqu’un d’autre. J’étais sa petite Eliotta et il m’aimait.
-         Et toi tu l’aimais ?
-         Bien sûr lorsqu’il est devenu gentil.
-         Cela n’a pas toujours été le cas ?
La petite fille remarqua des lors qu’elle en avait trop dit et tenta de mettre un terme à toutes ces questions.
-         Est-ce vous avez fini, je peux me rhabiller maintenant ?
Pendant qu’elle parlait le gynécologue en profita pour procéder à un examen gynécologique qui confirma que la jeune fille était encore vierge.
-         Très bien, Shirel, j’ai fini de t’examiner, tu peux te rhabiller maintenant pendant que j’irai parler à tes parents.
-         Ce ne sont plus mes parents, je m’appelle plus Shirel mais Eliotta. Ils m’ont remplacé par une autre petite fille et après son père a tué le mien. Je la déteste et je déteste Lisandro et leur père. Je les déteste tous !
-         Fini de te rhabiller et une infirmière viendra te chercher.
 
Le médecin sortit de la salle de consultation et alla à la rencontre de Kevin et Angelina.
-         Mr et Md Kevin Fisher?
-         Docteur, comment va ma fille ? demanda Kevin.
-         Permettez-moi de vous présenter ma collègue le Dr Jennifer Albright : psychologue.
-         Bonjour, Madame et Mr Fisher, pendant que ma collègue examinait votre fille sur le plan gynécologique, je me suis permise de lui poser quelques questions auxquelles elle a bien voulu répondre jusqu’à un certain point. Mais je laisse tout d’abord le Dr Kovac vous donner de ses nouvelles.
-         Dr comment va notre fille ? Était-elle encore…
Angelina ne pouvait terminer sa phrase. En tant que maman elle n’était pas préparé à poser ce genre de question pour sa fille d’à peine huit ans.
-         Je tiens à vous rassurer, votre fille n’a de toute évidence subi aucune violence physique, son hymen est encore intact.
-         Merci, mon Dieu, dit Angelina.
-         Merci, mon Dieu, dit Kevin à son tour.
-         Tout va bien alors ? dit Angelina soulagée d’apprendre la nouvelle.
-         Hélas non, tout ne va pas bien.
-         Vous venez de dire…
-         J’ai dit que sur le plan physique elle allait bien, en revanche je n’en dirais pas autant sur le plan psychique pour cela je laisse ma collègue tout vous expliquer. Si vous voulez bien m’excuser j’ai des patients à examiner.
 
 
***
 
Les paroles de la psychologue raisonnaient encore dans la tête de Kevin et Angelina malgré tout ils voulurent faire comme si tout était normal en allant faire du shopping avec leur fille.
La petite fille choisit uniquement des vêtements noirs les plus sobres possible.
-         Chérie, pourquoi ne prendrait tu pas ce sweet-shirt vert, je suis certaine qu’il t’irait très bien.
-         Papa aurait trop de peine si je ne portais pas son deuil.
-         Chérie, cesse d’appeler cet homme « Papa », tu n’es plus obligée maintenant, tu es de retour à la maison, plus personne ne te fera du mal.
Shirel toisa son père, son regard lançant des étincelles de colère, puis prit les vêtements qu’elle venait d’acheter et alla à la caisse pour les payer. Angelina regarda Kevin qui tristement se dirigea vers la caisse afin de régler la facture.
 
***
 
Dans les jours qui suivirent son retour à la maison Shirel n’allait pas mieux. Rien ne semblait l’intéresser et restait dans sa chambre le regard perdu dans le vague à regarder par la fenêtre, toujours toute de noir vêtu et refusait catégoriquement de prendre part aux jeux de ses frères et sœurs, d’ailleurs elle ne considérait pas du tout Kate comme sa petite sœur. Alana elle-même n’arrivait plus à reconnaitre sa sœur jumelle. Seul Utah, le chien de la maison, arrivait à capter son attention. Pire encore, la petite fille semblait en vouloir à son père à qui elle refusait d’adresser la parole et avait à son égard un regard rempli de haine. En dépit de tout cela, Kevin pardonnait à sa fille.
N’y tenant plus sa sœur lui posa un jour la question.
-         Pourquoi t’obstine à ne porter que du noir à croire que tu vas à un enterrement !
-         Dois-je te rappeler que mon père est mort !
-         Arrête de parler de cet homme comme de ton père ! C’était ton ravisseur non ton père ! C’est Papa ton père pas lui !
-         Il n’est plus mon père, il m’a abandonné, remplacé et il a tué mon père : je le déteste !
-         Tu déteste Papa ?
-         Il a tué mon père alors oui, je le déteste !
 
Aucune des deux petites filles ne se rendirent compte de la présence de Kevin dans le couloir qui surprit leur conversation et en eut les larmes aux yeux. Chose qui ne manqua pas d’échapper à l’attention d’Angelina.
-         Chéri, que se passe-t-il ?
-         Rien. Que veut tu qu’il y’est ? dit-il faignant l’innocence.
-         Rien ? alors explique moi pourquoi tu t’essuyais les larmes en cachette.
-         J’avais de la poussière dans les yeux, rien de bien grave.
-         De la poussière ?
-         De la poussière, dit-il s’efforçant de sourire.
-         Tu me dirais s’il y’avait quelque chose n’est-ce pas ?
Kevin sourit, l’enlaça et l’embrassa.
-         Je t’aime.
-         Moi aussi, je t’aime.
La petite Kate se mit à pleurer.
-         Elle doit être mouillée.
-         Je m’en occupe, dit Kevin en se dirigeant vers la nursery.
Angelina le rejoignit quelques secondes après et le trouva avec sa fille dans les bras, occupé à l’embrasser.
-         Je vais t’avouer un secret, Grace chérie, sais-tu que tu ressembles à t’y méprendre à ta grande sœur Shirel. Oui, je sais, mon ange, ta sœur a beau être là physiquement mais son esprit est encore ailleurs mais tu finiras par la connaitre et l’aimer tout comme nous l’aimons et je suis sûr qu’elle nous aime malgré ce qu’elle dit.
Kevin embrassa sa fille et la garda un peu dans les bras.
 
***
 
-         Tu déteste Papa ? Comment peux-tu détester Papa ?
-         Je te l’ai dit il a tué mon père.
Alana fulmina.
-         Ce n’est pas ton père !
-         Si c’est mon père, il était gentil avec moi, il a acheté cette maison au milieu de la forêt pour moi, j’avais ma chambre à moi toute seule et ma propre salle de bain, des jolis vêtements, des jouets et tous les animaux de la forêt pour jouer avec eux. Papa était tout le temps avec moi, j’étais sa petite Eliotta et ton père l’a tué alors je le déteste et je déteste vivre ici avec vous, je veux retourner chez moi dans ma drôle de maison avec mon père.
 
***
 
Quand Kevin eut reposé la petite Grace dans son berceau, Angelina sourit et passa ses bras autour de la taille de son mari avant de l’embrasser.
-         Je t’aime.
Malgré son chagrin, Kevin enlaça sa femme et l’embrassa en retour.
-         Je t’aime moi aussi, mon amour. Toi et les enfants êtes ma raison de vivre, tu le sais n’est-ce pas ? Je ne supporterai pas de perdre l’un d’entre vous à nouveau. J’ai traversé bien des épreuves dans ma vie avec Tom le terrible et à mon arrivée à Genoa City, la disparation de Jana, sa maladie, notre divorce, sa mort, mon divorce avec Chloe… j’ai absolument tout surmonté jusqu’au jour où j’ai cru t’avoir perdu pour toujours, là pour la première fois de ma vie, j’ai voulu mourir et j’avais presque réussi à me tuer en buvant plus que de raison. La seconde fois fut lorsque j’ai entendu cette détonation et cru avoir perdu notre petite fille. Si tu n’avais pas été à mes côtés je n’aurais pas surmonté cette épreuve. Angelina, mon amour, je t’aime, je t’aime du plus profond de mon cœur, du plus profond de mon âme et j’aime notre famille. Je ne supporterais pas de perdre l’un d’entre vous.
-         Kevin, qu’est ce qui se passe ? D’aussi loin que je me rappelle je ne t’ai jamais vu dans un état pareil. Je suis là et je n’irai nulle part et nos enfants sont là aussi et ils vont tous très bien. Tu ne nous perdras pas. Nous t’aimons tous. Nous avons retrouvé notre fille vivante et en bonne santé alors que nous la pensions morte, alors oui bien sur son esprit n’est pas là pour le moment, cet homme l’a manipulé mentalement mais elle finira par l’oublier et nous retrouverons notre petite fille, laissons-lui du temps et je te fais la promesse solennelle, mon amour, si Dieu le veut des que Kaylan et Grace auront un peu grandi et seront assez grands pour le jardin d’enfant, ce jour-là nous agrandirons notre famille jusqu’à ce notre équipe de super Bowl de la famille Fisher soit au complet. Tu n’as pas oublié la promesse que nous nous sommes faite de fonder notre propre équipe de super Bowl, n’est-ce pas ?
Kevin sourit et serra Angelina dans ses bras.
-         Je t’aime.
-         Je t’aime aussi.
Kevin plaqua ses lèvres sur celle d’Angelina et l’embrassa de longues minutes.
 
***
 
-         Pourquoi êtes-vous venus me chercher ? Je ne vous avais rien demandé ? J’étais heureuse dans ma drôle de maison avec mon père et vous vous aviez votre sœur, celle que Pa… votre père rêvait d’avoir. Vous aviez votre famille et moi j’avais la mienne.
-         Notre famille est la tienne, Shirel ! Et Grace ne t’a jamais remplacé ! Elle est notre sœur tout comme tu l’es toi aussi enfin plutôt tu l’étais car tu as changé.
-         Lisandro a raison : tu as changé, je n’arrive plus à te reconnaitre et pourtant tu es ma sœur jumelle.
La petite fille toisa sa sœur et son frère puis tourna les talons pour aller s’assoir sur l’assise voir à la fenêtre.
 
 
***
 
Le soir venu, lorsqu’ils se retrouvèrent dans l’intimité de leur chambre à coucher, Kevin ne parvenait pas à trouver le sommeil : les paroles de sa fille adorée raisonnaient encore dans sa tête. « Je le déteste ! » « Je le déteste ! » « Je le déteste ! »
N’en pouvons plus il descendit à la cuisine prendre un verre de jus de fruit avant de se diriger vers le salon et mit en route le lecteur DVD pour regarder un film de famille d’une époque pourtant pas si lointaine où toute leur famille était au comble du bonheur et qui pourtant aujourd’hui semblait à des milliers d’années lumières d’aujourd’hui.  En voyant les images de sa petite princesse si joviale en train de jouer, de rire, chanter ou même danser, dans les bras d’Angelina ou encore sur les genoux d’Angelo : son grand père, et pour finir dans les siens, Kevin craqua, ses mains sur son visage pour dissimuler ses larmes lorsqu’il sentit la main d’Angelina sur son épaule.
-         Chéri, dis-moi ce qui se passe ?
-         Elle me déteste, chérie : notre fille me déteste, je dirais même qu’elle me hait.
-         Non, mon amour, non, elle ne te hait pas, elle ne sait tout simplement plus où elle en est, elle vient de passer une année entière loin de nous mais nous allons la retrouver.
Kevin secoua de la tête.
-         Elle me hait, mon amour, pour elle je ne suis plus son père, elle me rejette totalement. À ses yeux j’ai tué « son père. »
Angelina s'assit auprès de Kevin qui, les larmes aux yeux, blottit sa tête contre la poitrine de sa femme.
-         Cette ordure nous a non seulement volé notre petite fille en la tenant éloigner de nous durant un an mais même aujourd’hui qu’elle est enfin de retour chez nous, son esprit est toujours avec ce monstre. C’était tellement dur, Angelina, tellement dur d’entendre de la bouche d’une si petite fille, ma fille : sortir ces mots-là.
Les larmes aux yeux, Angelina serra Kevin dans ses bras tout en réfléchissant au meilleur moyen de faire revenir leur fille à la raison.
Kevin finit par s’endormir sur le sofa, Angelina alla chercher une couverture dans le placard pour le couvrir et s’allongea à côté de lui avant de s’endormir à son tour.
 
***
 
C’est blotti l’un contre l’autre qu’Alana les trouva le lendemain matin avant de voir la pochette du DVD et là elle comprit. Discrètement elle monta dans la chambre de son frère et frappa à sa porte.
-         Lisandro, tu es visible ?
Lisandro lui ouvrit la porte.
-         Est-ce le petit déjeuner est prêt je meurs de faim.
-         Cela attendra, je dois te parler. Papa et Maman n’ont pas dormi dans leur chambre cette nuit.
-         Et alors ?
-         Ils ont regardé ensemble un vieux film sur Shirel avant de s’endormir. Lisandro, et si Papa avait tout entendu des méchantes de Shirel ?
-         Alors je ne pardonnerai jamais à Shirel d’avoir fait de la peine à Papa.
 
À son tour Shirel descendit dans le salon et vit ses parents encore endormis avant de voir le DVD posé sur la table basse. Elle mit en route le lecteur DVD et se vit toute petite dans les bras de son père. Des souvenirs qu’elle avait enfuis lui revinrent en mémoire. Elle se revit toute petite en train de jouer avec sa sœur jumelle, son père lui lisant une histoire, la portant sur son dos, elle écoutant sa mère chanter et chanter elle aussi. Et son père : son père au premier rang, son père son plus grand fan. Au moment où elle allait se pencher sur ses parents pour les réveiller, l’homme avec lequel elle vivait en totale autarcie durant toute une année rejaillit dans son esprit.
« Eliotta, ils t’ont abandonné. Ils t’ont remplacé par une autre petite fille. Ces gens t’ont puni. Cet homme ne t’a jamais aimé comme moi je t’aime, ma petite Eliotta » « Eliotta, on va passer toute notre vie ensemble » « Eliotta, tu es ma petite fille ne l’oublie pas, Papa te voulait tellement qu’il a dû faire appel à une mère porteuse pour t’avoir »
-         Non ! hurla la petite fille en ayant l’impression que sa tête allait exploser.
Ses parents se réveillèrent alors en sursaut. 
-         Shirel, chérie, que se passe-t-il ? demanda sa mère.
Or la petite fille ne répondit pas et couru se réfugier là où elle avait élue domicile : le grenier de la maison. Grenier qui n’était pas sans lui rappeler, bien que bien plus bas et beaucoup moins confortable, sa chambre à Talkeetna. Là elle se jeta sur le lit et éclata en sanglot.
De leur côté Kevin et Angelina regardèrent leur fille s’enfuir : impuissant.
 
***
 
Quelques jours après ces évènements rien n’avait changé : Shirel s’isolait de plus en plus, une partie d’elle voulait se rapprocher de ses parents mais l’esprit omniprésent de l’homme dans sa tête l’en empêchait.
Ce jour-là Angelina déjeunait avec sa meilleure amie Caroline Spencer Forrester tandis que Kevin et Thomas s’adonnaient à une partie de billard.
-         Je ne sais plus quoi faire, elle est tellement repliée sur elle-même, refuse d’ôter le deuil c’est à peine s’il m’adresse la parole et avec Kevin c’est pire. Elle a un tel regard envers lui, jamais auparavant elle n’avait regardé ainsi son père : elle l’adorait ! Je hais cet homme pour tout ce qu’il nous a fait subir et continue de nous faire subir.
-         Comment Kevin réagit il face à tout ça ?
-         Il souffre terriblement, tout son passé lui revient en mémoire et pourtant il n’a jamais eu aussi mal excepté la fois où il crut que je ne l’aimais plus. Pendant des mois il pensa sa fille morte et entendait encore le coup de fusil pour qu’enfin un an après son enlèvement nous la retrouvions vivante et en bonne santé à des milliers de milles de la maison mais elle n’est plus notre petite fille, c’est devenu une étrangère.
-         Angelina, ne dit pas ça. Je suis certaine que Shirel reviendra vers vous, laisse-lui du temps.
-         Du temps ? Cela fait maintenant deux mois que nous l’avons retrouvée, elle est suivie par un thérapeute mais rien n’y fait. Elle ne veut plus dormir dans la même chambre que sa sœur jumelle et a voulu sa propre chambre devine où : dans le grenier car dit-elle cela lui rappellera sa chambre dans « sa drôle de maison ». Elle ne joue plus avec Alana et Lisandro, quant aux deux plus jeunes, Kate particulièrement, elle ne la regarde même pas, à ses yeux elle a pris sa place dans nos vies. C’est ma fille, Caroline et je l’aime mais je ne sais plus quoi faire pour la retrouver. Cette espère d’ordure s’est approprié de son esprit.
Bien qu’il fît de son mieux pour être dans la partie l’esprit de Kevin était ailleurs. En voyant son ami dans cet état Thomas compris et mit fin à la partie.
-         Allons rejoindre nos femmes !
-         Je suis sincèrement désolé, je suis d’une bien piètre compagnie.
-         Ce n’est rien, je me mets à ta place, mon vieux, j’imagine ce que tu dois traverser en ce moment. Allons rejoindre Caroline et Angelina.
Lorsqu’ils se retrouvèrent tous à table, il tenta de détendre l’atmosphère.
-         Avez-vous déjà commandé ? Je meurs de faim !
-         Nous t’attendions. Jamais nous aurions osé commander sans toi voyant. Nous connaissons tous ta gourmandise légendaire, mon amour, dit Caroline sur un ton taquin.
-         C’est dit si gentillement, c’est moi qui offre ! Garçon, s’il vous plait !
 
***
 
Dans les jours qui suivirent Shirel se referma comme une huitre en cessant toute communication avec tout le monde à l’exception d’Utah et malheureusement pour elle, son frère, sa sœur, qui malgré leur gémellité, rompirent tout contact avec elle. À sa demande la petite fille s’installa au grenier car cela lui rappelait sa chambre dans sa « drôle de maison ». Seul ses parents, malgré leur souffrance, tentaient de maintenir le dialogue.
Ce matin-là alors tous étaient réuni dans la grande table de la cuisine en train de prendre leur petit déjeuner.
-         Ma chérie, ce petit déjeuner était un véritable régal !
-         Merci, chéri.
-        Je n’arrive pas à croire que ces vacances soient passées si vite, dire que dans une semaine c’est déjà la rentrée scolaire.
-         J’ai hâte de revoir mes copains.
-         Et moi mes copines.
-         Mais avant cela que diriez-vous de passer quelques jours en famille ? Nous pourrions aller faire du canoé-kayak qu’en dites-vous ?
-         Ce serait super à la condition que l’on ne m’oblige pas à partager mon canoé avec Alana ni même Maman.
-         Tiens donc et pourquoi je te prie ne devrait-on pas t’obliger de partager ton canoé avec ta sœur ou moi ?
-         Parce que c’est pas un truc de fille.
-         Tiens donc et depuis quand s’il te plait les filles n’auraient elles plus le droit d’en faire.
-         Tout le monde sait que les filles sont nulles en sport.
-         Et bien c’est que nous allons voir, Lisandro Fisher car nous partagerons le même canoé.
-         Je n’aime pas beaucoup le sport et je préfèrerais rester m’occuper de Kaylan et Kate.
-       Ton grand père est rentré de voyage et est d’accord pour venir s’occuper de Kaylan et Grace, quant à toi tu trouveras bien autre chose à faire pendant que ta mère, ta sœur, ton frère et moi descendrons les courants. De plus il y’a des canyons magnifiques à explorer en randonnée.
-         Shirel vient aussi ? dit Alana étonnée.
Kevin n’eut pas le temps de répondre que pour la première fois depuis des semaines où elle se tairait dans le silence, Shirel prit la parole.
-         Lorsque je vivais en Alaska j’en faisais souvent.
-         C’est vrai, chérie ? Dans ce cas tu seras ma partenaire, tu es d’accord ?
Pour la première fois depuis son retour chez elle, Shirel émit un sourire en guise d’acquiescement.
 
 
***
 
Quelques jours plus tard, la famille Fisher se mit en route pour la rivière du Moab. Il fut décidé que Logan resterait à la maison avec Angelo, Vig et les deux derniers. Seule Alana ne semblait pas se réjouir à l’idée de ce voyage.
C’est après plus de cinq heures de route qu’ils arrivèrent à leur motel où ils avaient réservé deux chambres mitoyennes.
-         Alana ne semble pas ravie du voyage, dit Angelina.
-      Tu la connais elle n’a jamais été emballée dirons-nous à l’idée de pratiquer un sport quelque qui soit contrairement à sa sœur.
 
Le lendemain dès l’aube la famille sortit pour profiter des premiers rayons du soleil où Alana put s’exercer à son loisir préféré : la photographie !
Voir ces paysages sauvages n’était pas sans rappeler à Shirel un passé pas si lointain dans cette petite ville de l’Alaska sauf qu’ici elle avait les rocheuses à la place de la forêt.
Après avoir passé plusieurs heures à escalader les rocheuses, la famille s’installa pour déjeuner.
-         Quand allons commencer la descente ? demanda Lisandro.
-         Comment tu n’es pas fatigué après toute la marche que nous avons faite ? demanda sa mère surprise.
-         La fatigue c’est bon pour les filles, pas pour les garçons !
-         Je ne suis pas fatiguée, dit Shirel.
-         Et toi, chérie ?
-         Ça ira.
-         Dans ce cas si tout le monde est partant nous pouvons aller louer deux canoés.
Alana resta quant à elle regarder ses photos. C’est ainsi que l’un et l’autre pagayaient tout en approchant des rapides quand soudain Shirel s’exclama tout en se levant :
-         Oh Papa, regarde comme c’est beau !...
La fillette ne put continuer sa phrase et tomba à l’eau à l’approche des rapides.
-         Shirel ! hurla Kevin avant de s’élancer à l’eau lui aussi.

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