Angelina & Kevin love for ever

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Forum de fan fiction consacré à la love story d'Angelina Veneziano & Kevin Fisher des feux de l'amour
 
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 Talkeetna Partie 1

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Angelina Fisher
Prête à l'eglise de Genoa
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Date d'inscription : 09/08/2015
Age : 47
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Notre feuilleton favoris
Vos couples preferés dans le soap: Kevin & Angelina. Nick & Sharon. Christine et Michael. Victoria & Billy. Victoria & Ryan.
Si vous etiez un personnage des fda quel serait il : Michael Baldwin ou Christine Blair

MessageSujet: Talkeetna Partie 1   Sam 4 Nov - 22:35


Halloween, Thanksgiving, Noel, Jour de l’an, Pâques… finalement l’été arriva. Voilà un an maintenant que Shirel avait disparu : enlevé quasiment sous les yeux de ses parents un soir d’été au cours du festival de l’Utah et malgré toutes les recherches Shirel ou plutôt son corps, restait introuvable. Chez les Fisher, la vie avait repris avec l’arrivée de la petite Kate malgré tout une onde de tristesse demeurait autant chez Angelina et Kevin que chez leurs ainés. Ce matin-là Angelina regardait par la fenêtre de leur chambre à coucher, le regard perdu dans le vide. Kevin s’approcha lentement d’elle, passa ses bras autour de sa taille, elle se retourna, les larmes plein les yeux et posa sa tête sur l’épaule de son mari qui lui caressa les cheveux en l’embrassant sur sa tête.
-         Elle me manque tellement, Kevin, notre petite fille si belle et si espiègle, quel peut être ce monstre qui nous là enlevé à jamais ? Pourquoi ? C’était moi qu’il voulait, à quoi lui sert d’avoir enlevé puis tué une si petite fille ? Pourquoi n’a-t-il jamais fait la moindre demande de rançon, d’échange ?
Pour toute réponse Kevin la serra dans ses bras, les larmes aux yeux lui aussi. Angelina essuya ses larmes.
-         Ce matin j’ai reçu un mail du festival, ils veulent savoir s’ils peuvent compter sur moi mais comment le pourrais-je ? Comment pourrais-je chanter comme si de rien n’était alors que notre fille n’est plus là pour m’accompagner ?
-         Je sais j’ai reçu le même mail. Il n’est pas question que tu y ailles, cet endroit est un enfer pour nous désormais. Ni toi, ni moi, ni les enfants ne pourrions le supporter, c’est pourquoi nous n’assisterons plus au festival. Chérie, j’ai longuement réfléchi au meilleur endroit où nous pourrions aller en famille afin d’échapper à toute cette efférence dû au festival et j’ai fini par trouver. Te souviens-tu du reportage que nous avons vu la semaine dernière à la télévision sur cette petite ville d’Alaska qui a un chat pour maire ? Les enfants n’arrêtent pas de m’en parler depuis lors alors si tu es d’accord, nous pourrions aller à Talkeetna passer quelques jours de vacances en famille ?
Angelina se mit à rire.
-         Kevin Fisher, tu es complètement dingue, tu le sais ça ?
-         Il faut croire que tu as déteint sur moi, mon amour.
Angelina l’embrassa.
-         Tu es d’accord alors ? Nous partons pour Talkeetna ?
-         Évidement je le suis. Être en famille c’est la seule chose qui importe.
-         Oui, c’est exactement ça : la famille, dit-il d’un ton mystérieux qu’il n’était même pas certain de comprendre lui-même.
 
 
 
*** 
À Talkeetna aussi l’été était de retour, mais pour Shirel, le lourd manteau hivernal était toujours présent. Voilà un an que la fillette vivait à huit clos avec cet homme qui l’avait enlevé à sa famille, ses parents, sa sœur jumelle, ses frères, son petit chien, ses camarades à l’école mais aussi sa maitresse. Cet homme étrange qui voulait qu’elle appelle « Papa ». Cet homme qui lui avait dit que ses parents l’avaient désormais remplacé par une autre petite fille. Pourquoi ? Pourquoi ses parents l’avaient t’ils remplacé ? Leur visage commençait à se dissiper de sa mémoire, le seul dont elle pouvait se souvenir était naturellement celui d’Alana : sa jumelle. Pourquoi était-elle de trop dans sa famille ? Ils avaient pourtant toujours été si unis. Bien sûr elle avait fait une bêtise en ennuyant Lisandro mais ses parents l’avaient puni pour ça puis lever la punition pour lui permettre de chanter au festival car ils savaient que s’était important pour elle, alors pourquoi ne la recherchaient ils pas ? Heureusement il y’avait Eliott, au fil du temps il était devenu son père, son confident, son ami, son seul ami puisque la fillette vivait totalement recluse avec cet homme qu’elle appelait désormais « Papa ! »
 
***
 
Lorsque Eliot se réveilla ce matin-là, il sourit. Il venait de faire le rêve le plus étrange de sa vie : voir Eliotta grandir et devenir une femme tombant amoureuse de lui et lui d’elle et passer leur vie ensemble. Bien sûr cela devait se terminer de la sorte. Jamais il ne la laissera s’en aller. Jamais non ! Sa mère n’avait pas voulu de lui, il aurait la fille ! Bien sûr il devra se montrer patient, ne pas la brusquer, elle n’était encore qu’une enfant, mais petit à petit, lentement mais surement il réaliserait ce rêve. De plus si Eliotta devenait au moins à moitié aussi belle que dans son rêve, il serait le plus heureux des hommes : sa vengeance serait complète.
 
***
 
-         À Talkeetna, vous êtes sérieux tous les deux ? Nous allons à Talkeetna. C’est bien ce que vous vouliez ton frère et toi non ?
-         Oui, c’est juste que… le festival.
-         Pas sans ta sœur, Alana.
Alana se leva du fauteuil et passa ses bras autour de la taille de sa mère.
-         Merci, Maman, je pensais, je croyais qu’il nous faudrait y aller et revivre… revivre…
-         C’est ton père qu’il faut remercier, c’est lui qui a l’idée de partir pour Talkeetna.
-         Alors nous allons voir leur maire ?
-         Oui, Lisandro, nous allons voir leur maire, dit Kevin en souriant.
-         Shirel aurait adoré… Oh pardon, Papa, pardon, Maman, je n’aurais pas dû dire ça.
-         Pourquoi n’aurais tu pas dû, Lisandro ?
-         Cela vous fait mal à Maman et toi lorsque nous parlons de Shirel, Lisandro et moi.
-         Mais cela nous ferait encore plus mal si vous cessiez d’en parler. Shirel fera toujours partie de nos vies et ni Maman ni moi ne voulons que cela change : Shirel fait et fera toujours partie de nos vies et tu as tu as raison, ta sœur aurait adoré Talkeetna.
-         Elle me manque, Maman, elle me manque tellement ! C’était ma sœur jumelle et j’avais pris l’habitude de me voir à travers elle.
-         Moi aussi elle me manque.
-         Je sais mes chéris, dit Kevin en serrant ses enfants dans ses bras. Elle nous manque à Maman et moi aussi et croyez-moi nous n’avons pas abandonner les recherches pour retrouver celui qui a enlevé ta sœur et le faire payer.
 
***
 
À Talkeetna, à la fenêtre de sa chambre située au 12 eme étage, dans son étrange maison, Shirel regardait les bois. L’hiver avait définitivement laissé la place au printemps puis à l’été. La prairie refleurissait. La fillette était pensive, elle se mit à penser à sa famille, à sa sœur jumelle : l’une et l’autre adoraient les fleurs. À l’école, une année, elles firent toute deux un collier de fleur pour la fête des mères qui avait adoré. Alors pourquoi ce revirement ? Pourquoi n’y avait-il plus de place pour elle dans cette famille ? Sans qu’elle ne se rendît compte les larmes coulèrent sur son visage d’ange. Soudain elle entendit des pas dans les escaliers et s’empressa d’essuyer ses larmes. Il entra et s’aperçut qu’elle pleurait mais fit mine de l’ignorer.
-         Papa doit sortir, veux-tu que je te rapporte quelque chose ?
Elle secoua sa tête en signe de négation.
-         Vraiment ? Tu ne veux rien ?
-         Si j’aimerais quelque chose.
-         Dis-moi ! Quoique ce soit Papa te l’offrira.
-         Mais ce n’est pas quelque chose que l’on achète.
-         Dis-moi ce que c’est.
-         Laisse-moi venir avec toi en ville.
-         Eliotta, tu ne peux pas, c’est trop dangereux.
-         Dangereux ?
-         Je te l’ai expliqué plusieurs fois si quelqu’un te reconnaissait il t’enlèverait à moi et tu irais à l’orphelinat.
-         Je pourrais mentir et dire que tu es mon père.
-         Je suis ton père ! Tu ne dois pas l’oublier, dit-il en fulminant. Tu dois oublier cet autre homme que tu appelais Papa, jamais il ne t’a aimé comme moi j’aime ma petite Eliotta et jamais tu ne le reverras. D’ailleurs il s’en fiche de toi, il a ses autres enfants, tu ne comptes plus pour lui désormais.
-         Oui, pardon. Ne te fâche pas, je n’aime pas quand tu es en colère.
-          Je ne mettrais pas en colère si tu cessais de penser à ces gens qui t’ont abandonné. Pour preuve t’ont-ils cherché ? Non. Ils étaient bien contents lorsque je t’ai enlevé.
-         Si je te promettais de ne plus penser à eux, me permettrais tu d’aller en ville avec toi, s’il te plait, Papa ?
-         Un jour peut-être mais pas aujourd’hui.
-         Je comprends, je suis punie pour avoir pensé à eux.
-         Exactement.
-         Je comprends, tu as raison, je te demande pardon.
-         Me promets tu de ne plus recommencer ?
-         Oh oui, Papa, je te le promets !
-         Dans ce cas Papa te pardonne et en attendant que je revienne, je t’autorise à aller voir les canards à la marre.
-         J’ai été méchante, je mérite d’être punie en restant dans ma chambre.
-         Bien voilà la petite fille à son papa. Je reviens vite.
 
 
***
 
Après plusieurs heures de vol, la famille Fisher arriva enfin à Talkeetna pour la plus grande joie des enfants.
-         Pouvons-nous voir le maire, dit Lisandro ?
-         Tu n’es pas fatigué après toutes ces heures de vol ?
-         Je ne suis pas un vieillard comme toi, Papa.
-         Tu entends ça, chérie, notre fils estime que je un vieillard, je m’en souviendrai lorsque tu me demanderas de t’aider à réparer ta bicyclette.
-         Et lorsque tu nous demanderas à Papa et moi de te garder tes enfants un jour.
Tout le monde rit.
-         En attendant nous allons nous reposer dans notre chambre d’hôtel et dès demain nous visiterons cette ville et irons voir son maire.
 
***
 
Lorsqu’ils furent seuls dans leur chambre à coucher, Kevin attrapa Angelina par sa taille. Celle-ci passa ses bras autour de son cou et sourit.
-         Autoriserais-tu un vieillard à t’embrasser ?
-         S’il est aussi sexy que vous l’êtes, Mr Fisher, c’est avec plaisir.
Kevin rit et l’embrassa.
-         Nos enfants semblent retrouver un semblant de joie de vivre. Tu as une bonne idée de venir ici, nous avions besoin de nous retrouver en famille. Regarde cette vue, Kevin, elle est à couper le souffle.
-         Oui elle est magnifique mais tu sais c’est toi qui est à couper le souffle.
Angelina le regarda en souriant.
-         Je t’aime.
-         Moi aussi, je t’aime.
Ils s’embrassèrent.
 
***
 
Cette nuit-là, seule dans sa chambre à coucher, Shirel ressentit une étrange sensation : elle eut l’impression de sentir sa sœur jumelle tout près. Mais c’était impossible : Alana se trouvait à 3000 miles d’ici.
 
***
 
Cela faisait maintenant un an que Shirel avait été enlevé et neuf mois qu’elle vivait dans cette contrée sauvage avec cet homme. Elle ne savait pas trop à quoi s’en tenir avec lui, parfois il pouvait être tendre mais a d’autre moment était en colère comme personne. Pourtant il était l’unique personne dans ce monde à l’aimer, ses parents l’ayant rejeté puisqu’ils avaient une autre fille pour la remplacer. Eliot, lui, ne pouvait pas vivre sans elle mais il pouvait se rassurer, jamais elle ne chercherait à fuir, elle n’avait plus de famille maintenant en dehors de lui.
Ce jour-là elle était assise dans les bois perdue dans ses pensées lorsque soudain elle vit un chien arriver vers elle en courant, se jetant sur elle à grand coup de lèche.
La petite eut un coup au cœur. Ce chien elle l’aurait reconnu au milieu de toute une foule car ce chien était son chien, enfin celui de sa famille : Utah.
 
 
***
 
Voilà maintenant une semaine que la famille Fisher s’amusait à jouer les aventuriers à Talkeetna à la plus grande joie de Lisandro mais aussi d’Alana et des autres enfants de la famille qui à l’instar de leur frère étaient ravis d’avoir fait la connaissance du maire de cette ville. Ce jour-là, la famille décida de faucher compagnie au guide touristique voulant être un peu seul. La date fatidique de l’enlèvement de leur fille et sœur approchait et aucun d’eux n’avait vraiment l’esprit à s’amuser, malgré tout Kevin et Angelina tenaient à distraire leurs enfants et avaient décidé de passer cette journée dans les bois où ils avaient entendu parler d’une étrange maison de douze étages.
-         Vous croyez que le propriétaire nous laisserait visiter sa maison si on le lui demandait ?
-         Je ne crois pas, Alana, d’après ce que tout le monde dit de lui en ville, je ne pense pas qu’il nous laisserait.
-         A ce qui parait il a une fille infirme mais personne ne l’a jamais vu. C’est étrange vous ne trouvez pas ?
-          Elle pourrait être contente de voir des enfants de son âge… Utah, où vas-tu, dit Lisandro en courant derrière son chien.
-         Lisandro, revient, tu risques de te perdre dans les bois, s’écria Kevin an allant à la poursuite de son fils et de leur chien.
 
***
 
Pour la première fois depuis un an, Shirel riait en jouant avec son chien qui jappait de joie.
-         Utah, enfin je te retrouve… Lisandro s’arrêta reconnaissant sa sœur.
-         Shi- Shir, Shirel.
-         Je m’appelle Eliotta, Eliotta Brown.
-         Quoi ? Non, tu es Shirel, tu ne me reconnais pas, c’est moi, Lisandro. Ton frère.
 
***
 
-         Lisandro, Papa et Maman te cherche…
Alana s’arrêta net reconnaissant sa jumelle.
-         Shirel ? Shirel ? Oh mon Dieu j’avais raison, tu es vivante ! s’exclama t’elle en serrant sa sœur dans ses bras.
Mais celle-ci resta de marbre, mieux la repoussant presque.
-         Arrêtez de m’appeler ainsi, je m’appelle Eliotta : Eliotta Brown.
-         Quoi, non, non, tu es Shirel, Shirel Fisher notre sœur.
-         Ma sœur jumelle. Papa et Maman vont être fou de joie de te retrouver.
-         Je n’ai pas de sœur jumelle, je n’ai pas de frère et sœur, je suis la fille unique de mon papa.
-         Quoi ? Non, non. Shirel, que t’arrive-t-il enfin ?  Tu ne peux pas nous avoir oublié c’est impossible. Utah t’a reconnu.
-         Je m’appelle Eliotta et vous devriez partir, mon père n’aime pas que des inconnus viennent chez nous.
-         Ton père ? dit Alana, de quel père parles-tu ?
-         Ton père c’est notre père.
-         Non ! Vous ne connaissez pas mon père, il est à moi, à moi seule : je suis sa petite fille chérie et il n’aime pas voir des étrangers venir chez nous, il m’a offert cette maison pour me protéger.
-         Te protéger mais de quoi ? De qui ?
Shirel se mit à pleurer.
-         Pourquoi êtes-vous venus ? Pourquoi voulez-vous me faire encore du mal ?
-         Te faire du mal mais de quoi tu parles ?
-         Alana, Lisandro, où êtes-vous ? cria Kevin au loin.
-         Vous devriez partir, votre père vous cherche et moi je dois rentrer chez moi, Papa n’aime pas que je sois en retard pour diner.
-         Papa ? Shirel, Papa c’est notre père, lui et Maman te croient morte, ils vont être fou de joie de te revoir.
-         Je n’ai pas de maman, je n’ai que mon papa, il m’aime tellement qu’il a fait appel à une mère porteuse pour m’avoir et il a acheté cette maison pour me faire plaisir et me protéger.
-         Shirel, c’est n’importe quoi ! Bien sûr que si tu as une maman.
-         Lisandro, Alana, Utah, ou êtes-vous ?
Utah se mit à aboyer.
-         Je dois rentrer, mon père doit m’attendre.
Lisandro fulmina.
-         Comment peux-tu parler de cet homme comme ton père ? Il t’a enlevé à ta famille, fait croire que tu étais morte…
-         Non ! Il est gentil avec moi. Il m’aime, il a acheté cette maison pour moi, je suis sa petite fille et jamais il ne me remplacera par une autre.
-         Te remplacer, de quoi parles tu ?
-         Par cette autre petite fille, c’est elle la fille dont rêvait Papa et Maman, pas moi !
-         Tu parles de Kate ? Shirel, c’est notre petite sœur mais elle n’a pas pris ta place.
-         Si. Maman est jalouse de moi parce que j’ai une plus jolie voix qu’elle et Papa ne m’aime pas, il ne m’a jamais aimé.
-         Arrête de dire n’importe quoi, Shirel, Papa t’aime !
-         Il n’est plus mon père ! Mon père c’est Eliot et je suis Eliotta sa petite fille chérie.
Ce fut Alana qui fulmina à présent.
-         Comment peux-tu dire ça ? Papa et Maman t’aiment tous les deux, tu leur manque. Ils te croient morte par la faute de cet homme que tu oses appeler « Papa » Est-ce lui qui t’a donné ce prénom ridicule d’Eliotta ?
-         Il n’est pas ridicule, il me la donnée parce que il ressemble au sien et j’aime ce prénom qui me vient de mon père.
-         Ce n’est pas ton père, Shirel.
-         Si c’est mon père et arrête de m’appeler Shirel, c’est Eliotta maintenant, Eliotta !
-         Lisandro a raison, tu t’appelles Shirel pas Eliotta et tu es ma sœur : ma sœur jumelle ! Toutes les deux on a toujours tout partagé, tu n’as quand même pas pu oublier ?
Dit-elle la voix étranglée par les sanglots qu’elle retenait.
-         Lisandro, Alana, où êtes-vous ? s’écria une nouvelle fois Kevin.
-         Papa nous cherche, viens Shirel, Papa et Maman seront si heureux de te revoir, tu imagines ils te croient morte.
-         Je ne suis pas morte, je suis vivante, Papa et Maman m’ont abandonné, ils ne m’aiment plus, ils m’ont remplacé par une autre petite fille.
-         C’est faux, Papa et Maman ne t’ont jamais abandonné, Shirel, ils t’aiment.
-         Mon père m’attend, il n’aime pas que je sois en retard pour le diner.
-         Cet homme n’est pas ton père, Shirel : c’est nous ta famille !
-         Je dois rentrer chez moi, dit-elle en se mettant à courir en direction de l’étrange maison à 12 étages.
Alana éclata alors en sanglot.
-         Ce n’est plus ma sœur, j’ai perdu ma sœur jumelle.
-         Pleure pas, Alana, on va ramener Shirel à la maison.
-         Non, Lisandro, c’est trop tard, Shirel ne nous aime plus.
-         Elle nous aime, Alana. Cet homme lui a monté la tête contre nous mais je trouverai un plan pour la ramener avec nous à la maison. Pour le moment il ne faut rien dire à Maman et Papa, cela leur ferait trop de peine.
Lisandro venait à peine de finir sa phrase que Kevin arriva.
-         Vous êtes là tous les deux, pourquoi n’avez-vous pas répondu lorsque je vous ai appelé ? Angelina, ils sont là ! cria-t-il à l’attention de sa femme.
Angelina arriva sur les lieux.
-         Dieu soit loué vous êtes là ! Nous avons eu si peur votre père et moi qui vous soit arrivé un malheur, je n’aurais pas pu supporter perdre un autre de mes enfants, dit-elle en les enlaçant.
Alana et Lisandro échangèrent un regard complice.
-         Ne t’inquiète pas, Maman, tout va bien, Lisandro et moi on ne voulait pas vous inquiéter.
-         C’est de ma faute, j’ai mis un peu de temps à rattraper Utah qui courrait derrière un lapin.
-         OK, il est temps de partir maintenant. Demain matin nous prendrons le premier vol pour chez nous, dit Kevin.
-         Quoi, on repart déjà ? dit Lisandro.
-         Ces deux semaines ne t’ont pas suffi tu aimerais rester encore plus ?
-         Nous n’avons pas encore tout visité.
-         Il est temps de rentrer à la maison.
Shirel/Eliotta entra dans ce qu’elle considérait comme chez elle.
-         Où étais tu passé ? Pourquoi as-tu mis autant de temps à rentrer ?
-         Pardon, Papa, je me suis endormie, je n’ai pas vu le temps passer, mentit-elle.
-         Rien d’autre ? dit-il méfiant.
-         Non rien d’autre pourquoi ?
-         C’est l’été, il y’a quelques touristes qui viennent voir ce stupide chat qui sert de maire et visiter la réserve, je ne voudrais pas que quelqu’un puisse te reconnaitre et t’enlever à moi. Tu es à moi, Eliotta, à moi seul et tu le resteras pour toujours.
-         C’est vrai, Papa, tu resteras toujours avec moi, personne d’autre ?
-         Personne d’autre. Tous les deux on va vivre ensemble tout au long de notre vie.
La petite fille sourit sans réaliser un seul instant où l’homme voulait en venir.
L’homme sourit, il avait réussi, la petite était désormais totalement sous son emprise et dans quelques temps elle serait à lui : totalement à lui.
 
***
 
-         Ces vacances sont passées trop vite, dit Angelina en sortant de la salle de bain, en cape de bain, une serviette sur la tête.
Kevin sourit en l’attrapant par sa taille pour l’embrasser.
-         Vous êtes incroyablement belle et sexy dans cette tenue, Md Fisher.
-         Dites-moi, Mr Fisher, depuis quand n’avez-vous pas consulté d’ophtalmo ? dit-elle en souriant tout en répondant à son baiser.
-         Pas besoin d’en voir pour savoir que tu es la plus belle femme au monde et je suis fou amoureux de toi.
-         Moi aussi, je t’aime.
Kevin et elle tombèrent sur le lit où ils firent langoureusement l’amour.
 
 
***
 
Dans la chambre d’enfant Alana pleurait. Son frère vint à son chevet.
-         Pleure pas, Alana, on ne partira pas d’ici sans Shirel.
-         C’est trop tard, Lisandro. Papa et Maman veulent rentrer chez nous et Shirel ne veut plus nous voir.
-         Si nous n’arrivons pas à convaincre nos parents de rester plus longtemps, Il faudra tout avouer à Maman et Papa.
 
***
 
Dans leur chambre, lovée dans les bras de Kevin Angelina était pensive. Ce dernier l’embrassa.
-         On le retrouvera, chérie, je te le promets, nous retrouverons l’assassin de notre fille et nous lui ferons payer tout le mal qu’il nous a fait. Dès notre retour chez nous, je remuerai ciel et terre pour le retrouver puisque le FBI ne veut rien faire mais nous le retrouverons. Il aura intérêt à nous dire où il a enterré notre fille et nous lui offrirons la seule chose qui est encore notre pouvoir : une sépulture décente, dit-il tout en caressant le corps nu d’Angelina.
-         Chéri, sommes-nous obligés de rentrer demain ? Ne pouvons-nous pas rester quelques jours de plus ?
-         J’y crois pas, Lisandro t’a convaincu ? dit en riant.
Angelina rit.
-         C’est pas ça, c’est vrai j’aimerais leur faire plaisir mais cela va bien au-delà, j’ai besoin de rester, pour une raison que je m’explique pas mais dans cette ville je me sens proche de notre fille. Sans doute est-ce dû au fait que nous avions souvent parlé de Talkeetna lorsqu’elle petite. Elle rêvait de venir voir leur drôle de maire. Je me souviens elle disait toujours : « Maman, un jour nous ferons un concert pour les habitants de Talkeetna pour les remercier d’avoir élu Mr Chat. » c’est ainsi qu’elle l’appelait. Nous pensions avoir tout notre temps.
Kevin sourit.
-         Je l’ignorais.
-         Tu es d’accord alors ? Tu pourrais appeler Ronan Malloy d’ici et savoir où il en est.
Kevin se redressa en se tournant sur le côté en s’accoudant pour faire à Angelina.
-         Je me fiche de Ronan Malloy. Je lui ai laissé assez de temps comme ça. Voilà un an que notre fille a été enlevée, séquestrée puis tuée mais le FBI n’a rien fait pour retrouver son assassin. Tout comme la police d’État n’a pas bougé lorsque cette ordure t’harcelait, lui s’est contenté de m’accuser de meurtre persuadé que nos filles n’étaient pas les miennes. Alors non, je ne vais pas attendre le bien vouloir de ces messieurs du FBI pour retrouver l’assassin de notre fille, désormais je m’en occuperai moi-même !
Celle-ci se retourna à son tour pour lui faire face également.
-         Chéri, ne commet pas d’imprudence surtout ! J’ai déjà bien du mal à me remettre de la mort de notre fille, je ne supporterai pas te perdre toi aussi. S’il t’arrivait un malheur, je ne m’en remettrais pas.
-         Il ne m’arrivera rien, ne t’inquiète pas, mon amour.
-         Tu ne peux pas le savoir, cet homme n’a pas hésité à tirer sur une enfant alors sur toi…
-         Notre fille ne pouvait pas se défendre alors que moi je le peux.
-         Et que feras tu une fois que tu l’auras trouvé ? Tu le tueras c’est ça ? Tu le tueras puis tu finiras ta vie en prison. Bien sûr tu auras vengé notre fille et moi je t’aimerai encore plus si c’est possible de t’aimer plus que je ne t’aime en ce moment mais j’aurais perdu une fille et mon mari, bien sûr il ne sera pas mort, du moins si tu en réchappe mais tu seras jugé et condamné à perpétué. Kevin, mon amour, ce n’est pas ainsi que j’envisageais notre avenir et Shirel ne le voudrais pas non plus : tu sais à quel point elle nous aimait et aimait notre famille. Alors, mon amour, si tu m’aimes comme je t’aime et pour l’amour de notre famille, de notre fille, je t’en supplie, ne commet rien d’inconsidéré, je t’aime et je ne peux pas vivre sans toi.  Pense à moi, mon amour, pense à nos autres enfants qui ont déjà perdu une sœur, pense à Shirel aussi qui ne voudrais pas savoir son père en prison parce que il aura voulu jouer le justicier. Pense à notre famille. Que deviendrions nous sans toi ? Traque ce monstre jusqu’à ses derniers retranchements s’il le faut, mais je t’en supplie après laisse la police et le FBI faire leur boulot. Je ne veux pas te perdre. Je t’aime !
Kevin écouta Angelina sans l’interrompre, sentant la panique dans la voix de sa femme, il l’attira vers lui pour l’embrasser.
-         Calme-toi, mon amour. C’est d’accord je ne ferai rien d’inconsidéré, aussitôt que j’aurai mis la main sur cette ordure je laisserai la police faire son travail. Moi non plus je ne veux pas te perdre ni perdre ce que nous avons construit. Avoir perdu une fille et déjà bien assez comme ça. Je t’aime et j’aime notre famille.
-         Moi aussi je t’aime et je ferai tout pour t’aider à retrouver celui qui nous a pris notre petite fille mais pour ça tu dois me promettre de rester toujours dans les frontières de la loi autorise.  Je ne veux pas courir le risque de te voir finir derrière les barreaux d’une prison. Promets-le-moi.
-         Je te le promets.
-         Je t’aime.
-         Je t’aime, moi aussi.
Ils s’embrassèrent langoureusement et propulsée par une passion commune ils refirent l’amour jusqu’au petit matin où ils furent réveillés par les premiers rayons du soleil.
 
 
***
 
Couchée dans son lit, dans sa chambre au 12 étage de cette étrange maison, Shirel était pensive. Avoir revu son frère et sa sœur jumelle était… elle ne savait pas vraiment ce qu’elle ressentait. Elle se remémorerait leurs paroles selon lesquelles ses parents ne l’auraient pas remplacé mais Eliot affirmait le contraire et Eliot était devenu son père à présent, un père ne peut pas mentir à son enfant et il l’aimait, il le lui avait dit plusieurs fois : il n’aimait qu’elle et elle seule et voulait la protéger d’où la raison de l’achat de cette grande maison à l’abri de tous les regards, c’est aussi pour ça qu’elle n’allait pas à l’école comme les autres enfants ni ne sortait en ville. Bien sur son père ne devait pas savoir qu’elle avait revu son frère et sa sœur autrement il s’emporterait et elle n’aimait pas voir son père en colère alors elle devait garder le silence.
 
 
***
 
Le lendemain matin pendant qu’ils prenaient leur petit déjeuner dans la salle à manger de l’hôtel, Lisandro était pensif, lui qui si bavard habituellement, cette fois, était bien silencieux, quant à sa sœur : il en allait de même.
Leurs parents se regardèrent échangeant un regard complice puis sourirent. Ce fut Kevin qui en premier rompit le silence avec l’accord tacite et complice d’Angelina.
-         C’est tellement bruyant ce matin que l’on se croirait à une fête foraine, tu ne trouves pas, chérie ?
-         Tu me prends les mots de la bouche, mon amour, j’allais dire exactement la même chose.
-         Pourquoi ne pouvons-nous pas rester encore, ce n’est pas comme s’il y’avait école demain ou si l’un de vous devait reprendre le travail demain. Maman ne donne plus de concert et quant à toi, Papa, tu peux travailler de n’importe où.
-         Nous sommes venus ici pour le maire et profiter un peu de la nature sauvage de ce pays : nous l’avons fait et il est temps de rentrer à la maison, dit Angelina.
-         Nous n’avons pas encore tout vu, il y’a des excursions que nous pourrions faire et puis nous n’avons pas encore vu la maison de conte de fée.
-         Alana, tu as entendu les villageois, l’homme qui habite la bas n’aime pas être dérangé.
-         L’homme peut être mais je suis sûre que sa fille aimerait voir du monde.
-         Nous n’en savons rien, nous ne savons rien de cette petite fille, nous ne savons même pas s’il existe vraiment puisque personne ne l’a jamais vu.
-         Elle existe, dit Lisandro.
Par-dessous la table, Alana lui donna un coup de pied pour le faire taire.
-         Aïe ! dit-il en massant sa jambe.
-         Que t’arrive-t-il, demanda sa mère.
-         J’ai reçu un coup de pied avec le pied de la table, mentit-il.
-         Tu n’aimerais mieux pas être cloué ton ordinateur en train de jouer avec tes copains à vos jeux en réseaux ?
-         Je ne suis pas comme toi, Papa, je ne suis pas un geek de l’ordinateur.
-         Et toi, Alana, n’aimerais-tu pas rentrer et raconter à tes copines ce que tu as fait durant tes vacances en famille ?
-         Je retrouverai mes copines à la rentrée mais pour le moment j’aimerais bien passer le reste de l’été avec notre famille.
-         Avec toute notre famille, répliqua Lisandro mais cette fois ci sa sœur ne fit aucun geste pour le faire taire.
-         OK. Pour tout vous dire nous avons discuté hier soir votre mère et moi et nous avons décidé de rester encore un peu ici.
-         C’est vrai, Papa, dit Alana les yeux brillants de joie.
-         Oui c’est vrai.
-         Bon alors que voulez-vous faire : visiter un musée cela vous tente ? dit Kevin taquin connaissant d’avance la réponse.
-         Papa ! dirent d’une seule voix Alana et Lisandro.
Kevin et Angelina éclatèrent de rire.
-         OK, bien nous avons fait un peu près tout qu’il y’avait à faire comme circuit guidé donc que diriez-vous de passer vraiment un peu de temps en famille ?
-         J’ai une meilleure idée, pourquoi n’iriez-vous pas vous promener tous les deux seuls en amoureux et Alana et moi nous pourrions nous occuper de Kaylan et Kate ?
-         Lisandro Fisher faire du baby sitting sans qu’on le lui demande ? Qui êtes-vous donc jeune homme et qu’avez-vous fait de mon fils ?
Lisandro se mit à rire.
-         Avoue, Maman, n’aimerais-tu pas passer un peu de temps seule avec Papa, dit Alana.
-         Qu’est ce vous nous cachez tous les deux ?
-         Rien, Papa, absolument rien, on veut simplement que vous profitiez un peu de vos vacances Maman et toi et nous nous allons nous promener dans les environs de l’hôtel avec Kaylan et Kate.
-         Mon amour, un service de baby sitting gratuit cela ne se refuse pas, dit Angelina.
-         Tu n’as pas tort après tout et nous serions bête de nous en priver.
-         En effet ce serait stupide, allez maintenant sortez, aller vous amuser, Lisandro et moi on s’occupe de tout.
-         OK, vous avez notre numéro à Papa et moi, s’il y a le moindre ennui faites nous signe.
-         Quoique nous nous fassions, ou que nous soyons nous viendrons. J’ai déjà perdu une fille, je refuse d’en perdre encore un.
Alana et Lisandro se regardèrent échangeant un regard empli de tristesse.
-         Ne t’inquiète pas, Papa, nous ferons très attention.
-         Une dernière chose : je vous interdis formellement d’aller vous promener du côté de la maison de cet homme. Me suis-je bien fait comprendre ?
-         Oui, Papa.
Aussitôt Kevin et Angelina dehors, Alana prit la parole en premier.
-         Qu’est ce tu fiches, Lisandro ? C’est malin tu as envoyé nos parents s’amuser et tu t’es proposé pour faire du baby sitting !
-         J’ai un plan, ne t’inquiète pas. Nous allons laisser Kaylan et Kate au service de baby sitting de l’hôtel et nous allons ramener Shirel chez nous.
-         Mais tu as promis à Papa de ne pas aller à la cabane.
-         Je n’ai rien promis du tout, et de toute façon lorsqu’il saura pourquoi j’ai désobéi il sera fou de joie de Maman aussi. Alors est ce tu viens avec moi ou tu restes à l’hôtel à t’occuper de Kaylan et Kate ?
-         Je viens bien sûr ! C’est ma sœur jumelle.
 
 
***
 
-         Pouvons-nous vraiment leur faire confiance ? Tu les crois lorsqu’ils disent vouloir rester dans les environs de l’hôtel ? dit Angelina.
-         C’est justement ce que nous allons découvrir. Angelina, mon amour, j’adorerais plus que tout au monde passer cette journée juste seul tous les deux…
-         Mais tu ne leur fais pas confiance, n’est-ce pas ?
-         Suis-je trop sévère selon toi ?
-         Une fois déjà nous avons manqué de prudence et cela nous a couté la vie de notre petite fille : je n’ai pas envie que cela recommence et perdre un autre enfant.
Kevin sourit.
-         Tu es une femme extraordinaire.
Il plaqua ses lèvres sur celle de sa femme et l’embrassa langoureusement.
-         Comment comptes-tu t’y prendre pour les surveiller ?
-         S’ils sortent d’ici nous les suivrons à leur insu. S’ils se contentent de faire les activités de l’hôtel avec Kaylan et Kate alors nous partirons nous promener dans les bois, dans le cas contraire et en particulier s’ils se dirigent vers la cabane géante nous interviendrons.
 
***
A la cabane géante, Shirel et l’homme venait de finir leur petit déjeuner, alors que cette dernière s’apprêtait à débarrasser la table, il prit la parole.
-         Eliotta, je voulais t’informer que des gens vont venir travailler sur nos terres.
-         Sur nos terres ? Pourquoi Papa, la forêt est très belle comme elle est, les animaux trouvent tout ce dont ils ont besoin et j’aime les fleurs sauvages. Je vais m’ennuyer si je ne vois plus mes amis les lapins et papillons pour parler avec eux pendant que tu travailles.
L’homme se mit à rire.
-         Qu’est ce tu vas imaginer ? Lorsque je dis que les gens vont travailler sur nos terres il ne s’agit certainement pas de toucher à un demi hectare de notre foret, Eliotta mais des gens venus de la ville qui viennent chez nous pour faire des séances photos pour leurs mannequins.
-         De Willow ?
-         Non, plus loin encore.
-         Anchorage ?
-         De bien plus loin encore, certaines viennent de Genoa City dans le Wisconsin et l’autre de Los Angeles en Californie. Ce sont des gens extrêmement riches qui travaillent dans l’industrie de la mode. Ils ont vu notre cabane sur internet et les bois avoisinant et veulent prendre des photos de leurs mannequins. Ils vont payer beaucoup d’argent pour ça.
-         Devrais-je me cacher dans la cave comme dans l’ancienne maison ? dit la petite fille inquiète.
-         Ce ne sera pas nécessaire, les bois sont assez grand pour que tu n’approches pas d’eux et si quelqu’un te voit tu sais comment lui répondre s’il te demande comment tu t’appelles ?
-         Je m’appelle Eliotta Brown, comme toi, Papa.
-         Bien, très bien. Et si l’on te pose des questions au sujet de ta mère que dois tu répondre ?
-         J’n’en ai pas. Tu voulais un enfant alors tu as fait appel aux services du mère porteuse mais tu es mon seul parent.
-         Bien, très bien ! dit-il fièrement.
L’homme était aux anges : la petite fille qu’il avait kidnappé un an plus tôt était à présent entièrement acquise à sa cause. Angelina Veneziano n’avait pas voulu de lui mais il avait sa fille et quand le moment sera venu il fera d’elle son amante. D’ailleurs il était peut-être temps de lui donner ses deux ou trois premières leçons.
-         Je peux aller jouer dans les bois maintenant, Papa ?
-         Bien sûr, Eliotta, Vas-y mais sois prudente : ne parle à personne !
-         Promis, Papa, je serai prudente.
-         Tu sais ce qui se passera si on découvrait notre petit secret, on t’enlèverait à moi et tu irais à l’orphelinat car ta vraie famille ne veut plus de toi maintenant qu’ils ont une autre petite fille et moi je finirai ma vie en prison.
-         Je sais, Papa, et je ne veux pas que tu ailles en prison, jamais ! Je veux rester ici avec toi pour toujours.
-         Oui c’est ça, Eliotta chérie, pour toujours. Va donc retrouver tes amis les papillons pour l’instant mais soit là à l’heure du diner et ce soir si tu es bien sage, Papa te réservera une jolie surprise lorsque tu seras endormie.
-         C’est vrai, Papa ? Dis-moi ce que c’est !
-         Ce ne serait plus une surprise si je te le disais.
-         C’est vrai, dit-elle en souriant.
-         Bon allez va jouer maintenant ! j’ai du travail qui m’attend.
Shirel /Eliotta sortie de la maison pour aller jouer dans les bois comme à son habitude.
L’homme la regarda s’en aller et se dit qu’elle était un bien joli brin de fille, exactement comme sa mère. Il tenta alors de s’imaginer ce qu’elle saurait quand elle aura quatorze ou quinze ans, serais t’elle aussi belle que dans son rêve ? Se donnerait elle a lui aussi facilement ? Jamais il ne la laisserait s’en aller : elle était à lui et seulement à lui ! Maintenant qu’il contrôlait totalement son esprit il lui fallait aller tout doucement et surtout ne pas la brusquer en lui faisant faire des choses auquel elle n’était pas prête et de toute manière il avait besoin d’une femme non d’une enfant. Mais dans l’immédiat il devait se préparer à son rendez-vous.
 
 
***
 
Comme Kevin et Angelina l’avaient supposé leurs ainés sortirent seuls de l’hôtel et prirent la direction de la cabane.
De son côté Shirel\Eliotta s’enfonça dans les bois qu’elle connaissait bien, jouant avec les animaux de la forêt. 
La petite fille se mit à chanter.
-         Tu as la même voix que Maman quand elle chante, dit Alana.
Shirel se releva aussitôt après avoir reconnu cette voix qu’elle ne pensait plus jamais entendre.
-         Qu’est ce tu fais là ? Je croyais que tu étais rentrée chez toi.
-         Chez moi c’est aussi chez toi, Shirel.
-         Ne m’appelle plus comme ça c’est Eliotta, Eliotta Brown, comme mon père !
-         Ce n’est pas ton père, Eliott Brown.
-         Si c’est mon père !
-         C’est faux et tu le sais, je le sais et Alana le sais aussi. Cet homme t’a enlevé presque sous mes yeux il y’a un an. Je n’ai rien pu faire à l’époque mais aujourd’hui Alana et moi allons te ramener à la maison.
-         J’ai déjà une maison.
-         Dans cette cabane immense c’est cela que tu appelles maison ? dit Alana.
-         Ce n’est pas une cabane c’est ma maison, mon père l’a acheté pour moi pour me protéger du monde extérieur qui voudrait m’enlever à lui.
-         Comme il t’a enlevé à nous tu veux dire ?
-         Il m’a enlevé parce que il m’aime.
-         Il t’aime ? Et nous alors on ne t’aime pas ? Papa, Maman, Alana, Kaylan, moi et bien sûr Kate.
-         Mon père m’aime et veut rester toute sa vie avec moi sans jamais me remplacer.
-         Papa et Maman ne t’ont pas remplacé.
-         Si ! ils ont eu une autre petite fille !
-         Et alors ils ont bien eu Kaylan après moi.
-         Ce n’est pas la même chose.
-         En quoi est-ce diffèrent ?
-         Lorsque Maman a eu Kaylan tu étais là, toi ils ne t’ont pas abandonné.
-         Encore une fois ils ne t’ont pas abandonné ! Maman et Papa t’aiment tous les deux, reviens à la maison avec nous.
-         S’il te plait, Shirel, viens avec nous, Papa et Maman seront tellement heureux te savoir en vie.
 
 
Tout en suivant leurs enfants, Angelina s’arrêta soudainement dans une clairière escarpée.
-         Chérie, quelque chose ne va pas ?
-         Je ne sais pas, je ressens comme une sensation étrange. Non, non, cela ne peut être que l’effet de mon imagination, c’est impossible autrement. Remettez-nous en route !
 
***
 
De son côté dans son étrange maison l’homme ouvrit la porte aux Forrester, car c’était bien eux qui voulaient louer le bois pour une séance photo.
-         Bonjour, je suis Thomas Forrester et voici ma femme Caroline, notre mannequin vedette Maya Avant-Forrester. Merci d’avoir l’amabilité d’avoir accepté de nous recevoir.
-         C’est vous qui me faite l’amabilité et surtout l’honneur de vouloir faire de mes terres le cadre de votre prochaine campagne.
-         Je cherchais depuis fort longtemps un cadre sauvage en accord avec le thème de notre prochaine collection puis j’ai vu ces bois qui sont le cadre idéal pour le message que nous souhaitons faire passer.
-         Très bien, je vais vous montrer l’endroit où vous pourrez travailler en toute quiétude. Ne vous inquiétez surtout pas hormis les animaux des bois personne ne risque de venir vous déranger. Ici il n’y a que ma fille et moi.
-         Votre fille ? J’ignorais que vous aviez une fille. Quel âge a-t-elle, dit Caroline ?
-         J’en ai une, oui, Eliotta. Elle a 9 ans.
-         Soit deux ans de plus que notre fils Douglas qui en a 7.
-         Voulez-vous voir l’endroit que je vous propose ? dit l’homme bien décidé à mettre un terme à cette conversation.
-         Avec plaisir, répondit Thomas à qui cette étrange attitude n’échappa pas.
 
 
***
 
-         Shirel, s’il te plait, viens avec nous jusqu’à l’hôtel où sont Papa et Maman, ils seront si heureux de te revoir.
-         Tu ne comprends pas, mon père vit ici, c’est lui mon père à présent, il est bon et gentil avec moi, je lui ai promis de ne jamais le quitter et lui aussi ne veut pas me quitter.
-         Sauf qu’il n’est pas ton père mais ton ravisseur et il mérite d’aller en prison après tout le mal qu’il t’a fait, qu’il nous a fait à tous et en particulier à Papa et Maman.
-         Je t’interdis de dire ça, Lisandro ! Mon père ne fait de mal à personne ! A personne ! Vous entendez, à personne !
Alana fulmina.
-         Comment peux-tu dire ça, Shirel, cet homme a harcelé Maman durant des mois et des mois et pour finir t’a enlevé et fait croire à ta mort. Papa et Maman ont été obligé de faire une messe pour toi et je n’ai jamais vu Maman souffrir comme ce jour-là.  Et moi, moi qui suis ta sœur jumelle, nous avons toujours été ensemble depuis que nous étions dans le ventre de Maman.
-         Papa aussi souffre, il veut se faire passer pour fort et courageux pour Alana, Kaylan, Kate et moi mais dans le fond il est triste.
-         Ce n’est pas vrai, Maman et lui ont la petite fille qu’ils voulaient, mon père lui n’a personne en dehors de moi.
-         Arrête de l’appeler « ton père » ! Il n’est pas ton père !
-         Si c’est mon père !
-         Eliotta, que se passe-t-il, avec qui parle tu ?
L’homme s’arrêta net  en lancant un regard remplit de haine à l'encontre Alana et Lisandro.

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