Angelina & Kevin love for ever

Angelina & Kevin love for ever

Forum de fan fiction consacré à la love story d'Angelina Veneziano & Kevin Fisher des feux de l'amour
 
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 Shirel

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Angelina Fisher
Prête à l'eglise de Genoa
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Messages : 330
Date d'inscription : 09/08/2015
Age : 47
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Notre feuilleton favoris
Vos couples preferés dans le soap: Kevin & Angelina. Nick & Sharon. Christine et Michael. Victoria & Billy. Victoria & Ryan.
Si vous etiez un personnage des fda quel serait il : Michael Baldwin ou Christine Blair

MessageSujet: Shirel   Ven 15 Sep - 22:01


Depuis la fois où Shirel tenta de s’échapper, l’homme devint de plus en plus méfiant et la laissait de moins en moins seule.
-         Mange, dit-il en lui tendant son déjeuner.
-         Je n’ai pas faim.
-         Écoute-moi, petite, tu pouvais peut-êt

Depuis la fois où Shirel tenta de s’échapper, l’homme devint de plus en plus méfiant et la laissait de moins en moins seule.
-         Mange, dit-il en lui tendant son déjeuner.
-         Je n’ai pas faim.
-         Écoute-moi, petite, tu pouvais peut-être faire ce que tu veux chez toi mais ici c’est moi qui commande et je ne cèderai pas à tes caprices de gamine gâtée pourrie alors tu vas manger ce que je te donne.
-         Je vous dis que je n’ai pas faim et je ne mangerai pas ce qui vient de vous, je veux rentrer chez moi, je veux voir mes parents, ma sœur, mes frères et mon chien : je veux voir ma maison !
-         Tu ne rêveras jamais aucun d’eux : tu es mienne maintenant.
-         Je ne serai jamais à vous.
-         Tu as de l’aplomb exactement comme ta mère et j’aime ça et c’est parce que je n’ai pas pu avoir ta mère que tu es là et tu vas chanter pour moi.
-         Non !
L’homme fulmina.
-         Chante ! Ici c’est moi qui commande et quand je dis chante, tu chantes !
-         D’une voix ensanglantée Shirel se mit à chanter sous le regard perfide de l’homme.
 
 
***
 
Alana n’avait plus refait de cauchemar depuis la dernière fois et ni Kevin ni Angelina ne reparlèrent de cette histoire avec leur fille ni même entre eux.
Ce matin-là Kevin surprit toute sa famille en proposant un voyage à Los Angeles.
-         J’ai reçu un mail d’Éric Forrester, il nous invite à venir passer le reste des vacances d’été dans sa propriété et de célébrer avec eux la fête du travail. Qu’en dites-vous, vous êtes partant ?
-          J’ai reçu le même mail. Thomas et Caroline seront là-bas, vous rêverez Douglas et aussi Lizzie et ce serait pour nous l’occasion de passer un peu de temps en famille avant la reprise des cours.
-         Utah aussi ? demanda Lisandro.
-         Il fait partie de la famille.
-         Los Angeles c’est là où Papa t’a demandé en mariage ?
-         Oui, chérie, c’est là-bas où j’ai demandé à ta mère si elle voulait bien devenir ma femme et c’est d’ailleurs la meilleure chose que j’ai faite dans ma vie, dit Kevin en souriant.
Angelina sourit.
-         Et tu lui as dit oui tout de suite, Maman ?
-         Tu sais, ma chérie, j’aimais ton père depuis longtemps même lorsque je croyais qu’il n’y avait aucun espoir, je n’ai jamais cessé de l’aimer.
-         Vous pourrez nous faire voir l’endroit où tu as fait ta demande, Papa ?
-         Bien sûr chérie, nous vous le montrerons.  
-         Shirel aurait adoré elle aussi connaitre l’endroit où tu as fait ta demande à Maman. Pour votre anniversaire de mariage elle voulait vous faire la surprise en chantant votre chanson de mariage. Elle avait appris par cœur les paroles. Elle m’avait fait promettre de ne rien dire. Cela devait être son cadeau pour vous deux.
-         Mon cœur, ta sœur est toujours avec nous : elle vit en nous pour toujours et un jour, très bientôt, nous lui rendrons justice.
 
 
***
 
Angelina se trouvait dans la nursery lorsque Kevin la rejoignit et passa ses bras autour de son cou
-         Ça va mon amour ?
Angelina se retourna et l’embrassa.
-         Ou sont les enfants ?
-         Dehors, ils jouent un peu dans le jardin avant l’arrivée des grosses chaleurs.
-         Ils sont très excités à l’idée de revoir Douglas et Lizzie.
-         Notre vol est pour 5 H 00 pm, je n’ai pas trouvé de place avant.
-         Ok.
-         Tu es inquiète pour Alana n’est-ce pas ?
-         Sa sœur jumelle lui manque et nous n’arrivons pas à atténuer son chagrin car ce criminel est toujours en liberté !
-         Je ne voulais rien dire devant les enfants mais une des raisons qui font que je te tienne tellement à aller à Los Angeles c’est pour pouvoir parler à Bill Spencer. J’ai l’intention de lui demander de l’aide pour retrouver ce meurtrier. Ensuite je lui règlerai son compte.
-         Kevin, non !
-         Non ?
-         Non. S’il te plait laisse faire la justice. J’ai déjà du mal à accepter la mort de notre enfant, je ne tiens pas à perdre aussi mon mari. Je t’aime, Kevin, je t’aime plus que tout au monde mais je n’ai pas envie d’aller te rendre visite en prison même si c’est pour la meilleure des causes au monde. Shirel ne le voudrait pas non plus, alors je t’en prie, je t’en supplie, mon amour, ne commet pas l’irréparable : je ne pourrai pas le supporter.
-         Ne t’inquiète pas, mon amour, je ne ferai rien d’irréfléchi. Je t’aime moi aussi et j’ai bien l’intention de passer le reste de ma vie avec toi et notre famille. Je veux seulement rendre justice à notre fille mais je laisserai la justice faire son travail.
-         Tu me le promets ?
-         Je te le promets.
 
 
***
 
Le taxi s’arrêta devant le manoir Forrester, Eric Forrester accueilli ses invités comme il se devait.
-         Je suis ravi que vous ayez accepté mon invitation mais pourquoi avoir pris un taxi, vous m’auriez dit, j’aurais envoyé mon chauffeur à défaut de mon jet.
-         C’est gentil, Eric, mais c’est déjà très aimable à vous de nous avoir invité à passer quelques jours chez vous.
-         Ce n’est pas grand-chose, cette maison est immense, Thomas, Caroline et Douglas sont impatient de vous revoir.
-         Je confirme, Douglas surtout il n’a cessé de répéter : « Maman, quand Lisandro va-t-il arriver ? »
Angelina et Kevin se mirent à rire pendant que Caroline serrait Angelina dans ses bras.
-         Si tu savais comme je suis heureuse de vous voir. Cela ne va plus tarder si j’en crois l’état de ce ventre.
 
***
 
-         Je ne comprends pas pourquoi ni la police ni le FBI ne vous donne des nouvelles de l’enquête ?
-         Ce n’est pas une priorité pour eux, ils disent avoir d’autres dossiers à traiter, des personnes vivantes à retrouver or notre fille est morte.
-         Oui mais il a tout de même harceler Angelina puis enlever et tuer votre fille, ce n’est pas rien tout de même et dans l’État de l’Utah il encourt la peine capitale, dit Caroline.
-         Il pourrait même s’en prendre à quelqu’un d’autre si on l’arrête pas, dit Thomas.
-         Ce n’est pas l’avis de la police, pour eux il s’en est pris à moi car il serait tombé amoureux de moi et a voulu me faire du mal mais ne s’en prendra jamais à quelqu’un d’autre.
-         Donc sous prétexte qu’il ne s’en prendra à personne d’autre on laisse un individu aussi dangereux en totale liberté.
-         Oncle Bill, tu ne pourrais pas tenter de le retrouver ?
-         Je vais charger Justin de mettre tous les moyens de Spencer Communication sous le coup, j’ai un contact au FBI qui me doit quelques services. Le temps est venu pour lui de s’acquitter de sa dette.
-         Merci, Mr Spencer, dit Angelina.
-         Appelez-moi Bill.
 
***
 
-         Tu es sérieuse, Thomas et toi allez avoir un autre bébé ?
-         Oui il était temps, Douglas n’est plus un bébé et Kevin et toi êtes mon inspiration. Oh bien sur je ne pense pas avoir une famille aussi nombreuse que la vôtre, mais Thomas et moi rêvions d’agrandir notre famille.
-         Avoir une famille nombreuse c’est parfois source de stress mais le plus souvent de joie. Kevin et moi avons toujours voulu en avoir une, même si elle ne sera plus jamais complète, dit-elle tristement.
-         Viens là que je te fasse un câlin. Mon oncle Bill fait tout ce qu’il peut pour retrouver l’assassin.
-         Je ne sais comment le remercier.
-         Peut-être en appelant Bill le futur bébé, dit Caroline en souriant.
Angelina sourit.
-         J’en parlerai à Kevin mais pour le moment nous ignorons encore si c’est un garçon ou bien une fille.
-         Vraiment vous ne voulez pas savoir ?
-         Nous voulons garder l’effet de surprise.
-         Je comprends. Angelina, dis-moi ce qui se passe, tout va bien entre Kevin et toi ?
-         Oui entre Kevin et moi tout va bien, malgré le drame nous sommes plus soudés que jamais : je l’aime et il m’aime lui aussi mais lorsque nous retrouverons ce monstre, j’ai peur de la réaction qu’il aura et cherche à venger la mort de notre fille.
 
 
***
 
-         J’ai effectivement pensé à venger la mort de mon enfant, mais Angelina m’en a dissuadé : elle a peur de me perdre.
-         Comment ça de te perdre ? Vous vous aimez non ?
-         Bien sûr je l’aime à la folie ! Elle est toute ma vie, je n’ai jamais aimé personne autant que je l’aime.
-         Alors pourquoi te perdrait elle ? Vous avez survécu au pire : perdre un enfant, peu de couple aurait résisté à une telle épreuve alors pourquoi te perdrait elle aujourd’hui puisque tu l’aime et elle t’aime.
-         Notre amour l’un pour l’autre n’a rien à voir ou plutôt si, Thomas, j’avais l’intention lorsque Bill Spencer aurait retrouvé cette ordure de lui régler son compte mais Angelina m’en a dissuadé. Elle ne veut pas me voir aller en prison.
-         C’est compréhensible. Que compte tu faire ?
-         Je tiendrai la promesse faite à ma femme, je retrouverai cette ordure et il paiera mais il paiera de manière légale même si ce n’est pas l’envie qui me manque de lui régler son compte mais je refuse de perdre Angelina et mes autres enfants : Thomas, j’aime ma femme, je l’aime comme je n’ai encore jamais aimé, notre histoire est hors du commun, tu le sais, mais depuis le jour où je suis tombé éperdument amoureux d’elle j’ai compris que je ne pourrai jamais vivre sans elle et il y’a aussi nos enfants : je dois penser à eux, à Alana, à Lisandro, Kaylan et aussi à l’enfant à venir. Je refuse que mes enfants grandissent sans leur père ou venir me voir une fois par semaine au parloir d’une prison. Ce n’est pas ainsi que j’envisage l’avenir et je suis persuadé que Shirel ne le voudrait pas non plus. Je n’ai donc pas d’autre choix que de laisser la justice faire son travail dès le moment où l’on aura retrouvé.
-         Bill a mis tous ses hommes sur le coup. On le retrouvera.
 
 
***
 
-         Je peux le comprendre, s’il arrivait malheur à Douglas moi aussi j’aurais envie de massacrer celui qui s’en serait pris à mon enfant.
-         Et parce que selon toi je ne comprends pas mon mari ? Caroline, je te rappelle que c’est ma fille qui est morte : la chair de ma chair, le sang de mon sang. Je l’ai porté dans mon ventre, senti grandir au fur et la mesure de ma grossesse. Et malgré les risques encourus par une telle grossesse j’ai décidé de la mener à terme parce que j’étais déjà attachée à mes bébés. Lorsque Chloe a mis le feu à notre maison, avant tout autre chose, j’ai protégé mes bébés. Je l’ai vu grandir et se transformer en une magnifique petite fille, nous avions la même passion pour la chanson et je m’en suis longtemps voulue, et d’une certaine façon je m’en veux encore aujourd’hui et je m’en voudrai probablement pour le restant de ma vie d’avoir levé la punition ce jour-là. Si je ne l’avais pas fait alors Shirel n’aurait jamais été à ce festival et elle serait encore en vie aujourd’hui. Alors ne va surtout pas croire que je ne comprends pas mon mari car si tu veux tout savoir, Caroline, c’est exactement le contraire : je le comprends d’autant plus que j’ai moi aussi envie de faire la même chose. Oui, Caroline, je voudrais moi aussi faire subir à cette ordure ce qu’il a fait endurer à ma fille… Mais je ne le ferai pas. Non, je ne le ferai pas, non par manque d’envie ou de courage, ce n’est pas du tout ça mais parce que je dois aussi penser à mes autres enfants qui ont besoin de leur mère.
-         Excuse-moi, j’ai parlé sans réfléchir. On est toujours amies ? dit-elle en souriant.
Angelina sourit.
-         Toujours.
-         Est-ce Kevin et toi savez ce que s’est ? demanda Caroline en désignant le ventre d’Angelina.
-         Non, nous ne voulons pas savoir à l’avance. Et vous, savez-vous si c’est une fille ou un garçon ?
-         Il est encore trop tôt pour le savoir. Angelina, que se passe-t-il, je me suis excusée, j’ai été maladroite, impulsive.
-         Rassure-toi cela n’a rien à voir avec toi. Tu t’es excusée et j’ai accepté tes excuses, n’en parlons plus.
-         Alors qu’est ce qui te préoccupe ?
-         Alana.
-         Alana, pourquoi ? Elle est malade ?
-         Non ! Non, Alana va bien.
-         Ouf, tu m’as fait peur, j’ai cru un instant qu’elle était malade.
-         Non elle n’est pas malade mais c’est tout comme.
-         Que veut tu dire ?
Angelina prit une profonde inspiration.
-         Alana pense que sa sœur est vivante.
-         Quoi ?
-         Alana est persuadée que Shirel est vivante et qu’elle a peur.
-         Mon Dieu !
-         Elles sont de vraies jumelles, tu le sais et comme si cela ne suffisait pas, elles sont monoamniotique et monochoriale. Elles ont toujours lié l’une à l’autre même si Kevin et moi avons pour ne pas exacerber cette situation en veillant plus tôt à mettre en avance leurs différences afin qu’elles deviennent chacune une personne à part entière et pas uniquement la jumelle de l’autre. Malgré tout il y’a un lien indéniable entre elles deux, un lien qu’aucun parent ne peut contrôler, or ma fille me dit que sa sœur jumelle est toujours en vie mais d’un autre coté il y’a Kevin : son père qui a entendu les coups de feu qui ont tué notre fille. Il a entendu ce monstre assassiner notre enfant ! C’est tellement dur pour lui-même s’il n’en parle pas je sais qu’il pense tout le temps. Caroline, je ne sais plus quoi faire ni quoi penser. Alana a-t-elle raison ? Sa sœur jumelle est-elle encore en vie ?
-         Et toi qu’en pense tu ?
-         Je ne sais pas, je ne sais plus. Je voudrais tellement croire qu’Alana a raison mais je ne peux pas oublier non plus ce que Kevin a entendu.
-         Tu en as parlé à Kevin ? Peut-être a-t-il mal interprété les faits ?
-         Insinuerais-tu que mon mari souhaite la mort de notre fille ? Caroline, c’est son père ! Parfois la nuit, même après que nous ayons fait l’amour, il se réveille en sueur et appelle notre fille, il l’entend encore ces maudits coups de feu, alors ne vient pas me dire qu’il souhaitait la mort de notre enfant. C’est un excellent père qui adore ses enfants.
-         Quoi ? Non, non, Angelina, voyons, ce n’est pas du tout ce que j’ai voulu dire. Je sais bien que Kevin adore ses enfants mais ce que je veux dire… et puis non, laisse tomber.
La colère d’Angelina retomba.
-         Excuse-moi, je suis à cran en ce moment, les hormones et ne pas savoir exactement ce qui est arrivé à ma petite fille…
-         Tu devrais parler à mon oncle Bill, si Shirel est en vie il la retrouvera.
 
***
 
-         L’oncle de Caroline a de multiples ressources, il retrouvera l’assassin de Shirel.
Le téléphone de Kevin retentit.
-         Allo !
-         Inspecteur Ronan Malloy à l’appareil.
-         Ronan, avez-vous retrouvé l’assassin de ma fille ?
-         Pas encore mais j’ai du nouveau. J’aimerais passer chez vous pour vous en parler.
-         Nous sommes à Los Angeles, donnez-nous le temps d’arriver.
-         Je serai chez vous dans l’après-midi. Ronan raccrocha.
-         C’était Ronan Malloy : il a du nouveau sur l’enquête. Thomas, je suis désolé mais nous n’allons pas pouvoir rester. Ronan doit passer dans l’après-midi. Je vais réserver des places…
-         Ne te préoccupe pas de ça : le jet est à votre disposition.
 
***  
 
Ronan Malloy se trouvait dans le salon des Fisher.
-         Comme je vous l’ai dit nous avons du nouveau au sujet de l’enlèvement, séquestration suivie de la mort de votre enfant. Nous avons visionné les caméras de surveillance du festival et nous n’avions rien trouvé jusqu’à hier où nous avons visionné une partie qui nous avait échappé et là nous avons vu l’homme qui a kidnappé votre fille et pu en dresser un portrait-robot. Tenez ! dit-il en tendant une feuille.
Le portrait montrait le visage d’un homme brun ténébreux au regard bleu acier perçant masqué par des lunettes sombres.
-         Ce visage vous parle-t-il ?
-         Je ne l’ai jamais vu de ma vie.
-         Moi non plus, dit Kevin.
-         Après enquête, mes hommes ont découvert qu’il était là à chaque concert d’Angelina depuis Broadway. Il était assis dans les premiers rangs mais ce n’est pas tout, nous avons visionné les bandes enregistrées du théâtre de ce soir-là, après le concert il s’est introduit dans les coulisses.
-         Quoi ? mais il n’est jamais venu !
-         En effet. Nous ignorons pourquoi mais il a dû avoir un empêchement pour entrer dans votre loge.
 
***
 
Après le départ de Ronan, Angelina et Kevin restèrent seuls au salon, une fois les enfants endormis, à discuter.
-         Qu’est ce qui a pu l’empêcher de rentrer ce soir-là ? S’il était rentré alors peut-être n’aurait-il pas enlevé notre fille et tuer notre fille.
-         On le retrouvera : je te le promets, mon amour, on va le retrouver et il paiera pour son crime. Je te le promets.
-         Tu laisseras faire la justice ? Tu me la promis, Kevin.
Kevin l’attira dans ses bras.
-         Oui, mon amour, je te l’ai promis et je tiendrai ma promesse. Je t’aime, j’aime notre vie, notre famille, je ne veux pas risquer de tout perdre en allant en prison.
Ils s’embrassèrent langoureusement. Soudain Angelina eu comme un éclair.
-         Michael ! s’exclama-t-elle.
-         Quoi ? Pourquoi parles-tu de Michael ?
-         Si cet homme n’est pas rentré dans ma loge ce soir-là c’est qu’il a dû en être empêché par Michael.
-         Comment ça Michael ?
-         Souviens-toi, c’était le soir où Michael était venu nous trouver pour se réconcilier mais ni toi ni moi n’étions encore prêt. Lui et Christine étaient restés une bonne partie de la nuit à discuter, c’est surement pour ça qu’il n’a pas pu rentrer. Peut-être l’aurait-il aperçu ?
-         Je vais lui téléphoner.
Alors que Kevin s’apprêtait à appeler son frère, ils entendirent Alana pleurer.
-         Shirel. Shirel. Shirel…
Kevin se précipita dans la chambre de sa fille qui pleurait tout en se débâtant dans son lit, suivi de près par Angelina.
-         Alana, Alana, mon bébé, réveille-toi.
-         Shirel, dit-elle en ouvrant les yeux.
-         Shirel n’est pas là, mon ange, c’est Papa.
-         Papa ! dit-elle en jetant ses bras autour du cou de son père tout en continuant de pleurer.
-         Tout va bien, ma petite chérie, dit Kevin en caressant les cheveux de sa fille, tout va bien. Calme-toi, mon bébé, je suis là. Maman est là elle aussi.
-         Oui, ma chérie, je suis là.
-         Tu as fait un mauvais rêve mais tout va bien.
-         Non, Papa, tout ne va pas bien. Ce n’était pas un cauchemar, c’était bien réel. Shirel a besoin de nous, Papa. Elle a peur : elle a très peur de cet homme qui la menace.
-         Mon ange, non, c’est impossible : Shirel nous a quitté, chérie.
-         Non, Papa, elle n’est pas morte, Shirel est vivante : je le sais, je le sens, je ressens ce qu’elle éprouve.
-         Mon cœur, je sais à quel point tu aimerais que ta sœur soit toujours en vie, malheureusement ce n’est plus le cas.
-         Non, Maman, Shirel est vivante : je le sais, je peux le sentir. Elle a peur, Maman, cet homme va lui faire du mal. Je t’en prie, Maman, il faut l’aider. Elle est vivante. Ma sœur est vivante, il faut me croire.
 
***
 
Une fois la petite endormie, Angelina redescendit au salon retrouver Kevin descendu quelques minutes auparavant.
-         Elle dort ?
-         Oui.
-         Je m’étais pourtant juré de ne pas lui ressembler mais j’ai fait pire, lui au moins n’a jamais prétendu que j’étais mort.
-         De qui parle-tu, Kevin ?
-         De Tom le Terrible : mon père ! Lui au moins se contenter de m’enfermer dans un placard mais moi c’est dans un cercueil que j’ai envoyé notre fille. Qu’est ce qui ne va pas chez moi, Angelina ? Quel genre d’homme suis-je ? comment peut tu rester avec un homme comme moi ? Quitte-moi, quitte-moi avant qu’il ne soit trop tard et je te fasse du mal à toi aussi. Quel père digne de ce nom prétendrait que sa fille est morte alors qu’elle ne l’est pas ?
Angelina le toisa
-         Rien ! Absolument rien ! Tout va bien chez toi, mon amour et je t’interdis de dire où même de penser que tu ressembles à Tom le Terrible car il n’y a rien de plus faux ! tu es un bon père, je dirais même excellent et nos enfants t’adorent tout comme moi je t’aime. Tu m’entends, Kevin, je t’aime et jamais, je dis bien jamais, je ne te quitterai.
Elle ravala sa salive avant de poursuivre d’une voix nouée par les sanglots :
-         Je t’interdis d’autant plus de te comparer à Tom le Terrible car je sais à quel point tu aimes notre fille. Chaque soir je te sens te tourner et te retourner dans notre lit, je t’entends prononcer son nom, te réveiller en hurlant son prénom. Même les soirs où nous faisons l’amour.
-         J’entends encore ces coups de feu raisonner dans ma tête, il était fou furieux que son plan n’ait pas fonctionné alors il a tiré deux coups de feu puis ce fut le néant. J’ai hurlé pour qu’il ne lui fasse pas de mal mais c’était trop tard : il avait tué notre fille. Ces coups de feu, mon amour, ces coups de feu, je les entends encore jour et nuit, nuit et jour, jour après jour, nuit après nuit.
-         J’imagine notre petite fille, une arme pointée sur elle : comme elle a dû avoir peur.
Les yeux embués de larmes, Angelina l’embrassa.
-         Kevin, on va retrouver l’assassin de notre enfant et il paiera.
Kevin resta silencieux quelques minutes.
-         Et si je faisais fausse route, si Alana avait raison, si Shirel était encore en vie ? Crois-tu que ce soit possible ?
-         Je ne sais pas, mon amour. Après tout ce que tu as entendu mais il est vrai qu’Alana et elles sont jumelles, elles ont toujours partagé un lien si fort même si nous avons toujours tout fait toi et moi pour qu’elles aient chacune leur propre personnalité mais il y’a un lien biologique naturel. Rappelle-toi lorsqu’elles étaient petites quand l’une avait un rhume l’autre l’avait aussi, si l’une d’elle était de mauvaise humeur l’autre l’était également. Te souviens-tu du jour où Alana s’était écorchée le genou en tombant, Shirel avait ressenti sa douleur. Mais d’un autre côté, il y’a tout ce que tu as entendu : ces coups de feu et le fait qu’il ne fasse plus signe de vie : je ne sais plus quoi penser ni croire. Si elle est vivante, où est-elle ? Pourquoi ce monstre ne nous fait plus signe de vie ? Qu’a-t-il à en tirer ?
 
 
 
***
 
-         Combien de temps encore allez-vous me garder prisonnière ? Ma mère ne quittera jamais mon père.
-         Dans ce cas je ne te libèrerai jamais. Tu seras mienne pour toujours. Nous allons vivre ensemble et au moment voulu, je t’épouserai comme ta mère aurait dû le faire.
-         Non !
-         Tu n’auras pas le choix ! dit-il fulminant. Ta mère n’a pas voulu de moi alors je t’ai toi. Tu as la même voix qu’elle lorsqu’elle chante et d’ailleurs tu vas chanter pour moi comme maintenant : chante !
-         Je ne chanterai pas pour vous, je veux rentrer chez moi. Mes parents doivent être fous d’inquiétude et me chercher de partout.
-         Tes parents ne te cherchent plus, c’est fini.
-         Comment ça fini ? dit-elle d’une voix tremblante.
-         C’est fini, tes parents ne te cherche plus, je m’en suis assuré.
-         Qu’avez-vous fait ?
-         J’ai fait en sorte que tes parents ne te cherchent plus et ils ont sauté à pied joint. C’est fini, fillette, tes parents t’ont abandonné : jamais tu ne les reverras.
-         Non ! hurla-t-elle avant d’éclater en sanglot.
re faire ce que tu veux chez toi mais ici c’est moi qui commande et je ne cèderai pas à tes caprices de gamine gâtée pourrie alors tu vas manger ce que je te donne.
-         Je vous dis que je n’ai pas faim et je ne mangerai pas ce qui vient de vous, je veux rentrer chez moi, je veux voir mes parents, ma sœur, mes frères et mon chien : je veux voir ma maison !
-         Tu ne rêveras jamais aucun d’eux : tu es mienne maintenant.
-         Je ne serai jamais à vous.
-         Tu as de l’aplomb exactement comme ta mère et j’aime ça et c’est parce que je n’ai pas pu avoir ta mère que tu es là et tu vas chanter pour moi.
-         Non !
L’homme fulmina.
-         Chante ! Ici c’est moi qui commande et quand je dis chante, tu chantes !
-         D’une voix ensanglantée Shirel se mit à chanter sous le regard perfide de l’homme.
 
 
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Alana n’avait plus refait de cauchemar depuis la dernière fois et ni Kevin ni Angelina ne reparlèrent de cette histoire avec leur fille ni même entre eux.
Ce matin-là Kevin surprit toute sa famille en proposant un voyage à Los Angeles.
-         J’ai reçu un mail d’Éric Forrester, il nous invite à venir passer le reste des vacances d’été dans sa propriété et de célébrer avec eux la fête du travail. Qu’en dites-vous, vous êtes partant ?
-          J’ai reçu le même mail. Thomas et Caroline seront là-bas, vous rêverez Douglas et aussi Lizzie et ce serait pour nous l’occasion de passer un peu de temps en famille avant la reprise des cours.
-         Utah aussi ? demanda Lisandro.
-         Il fait partie de la famille.
-         Los Angeles c’est là où Papa t’a demandé en mariage ?
-         Oui, chérie, c’est là-bas où j’ai demandé à ta mère si elle voulait bien devenir ma femme et c’est d’ailleurs la meilleure chose que j’ai faite dans ma vie, dit Kevin en souriant.
Angelina sourit.
-         Et tu lui as dit oui tout de suite, Maman ?
-         Tu sais, ma chérie, j’aimais ton père depuis longtemps même lorsque je croyais qu’il n’y avait aucun espoir, je n’ai jamais cessé de l’aimer.
-         Vous pourrez nous faire voir l’endroit où tu as fait ta demande, Papa ?
-         Bien sûr chérie, nous vous le montrerons.  
-         Shirel aurait adoré elle aussi connaitre l’endroit où tu as fait ta demande à Maman. Pour votre anniversaire de mariage elle voulait vous faire la surprise en chantant votre chanson de mariage. Elle avait appris par cœur les paroles. Elle m’avait fait promettre de ne rien dire. Cela devait être son cadeau pour vous deux.
-         Mon cœur, ta sœur est toujours avec nous : elle vit en nous pour toujours et un jour, très bientôt, nous lui rendrons justice.
 
 
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Angelina se trouvait dans la nursery lorsque Kevin la rejoignit et passa ses bras autour de son cou
-         Ça va mon amour ?
Angelina se retourna et l’embrassa.
-         Ou sont les enfants ?
-         Dehors, ils jouent un peu dans le jardin avant l’arrivée des grosses chaleurs.
-         Ils sont très excités à l’idée de revoir Douglas et Lizzie.
-         Notre vol est pour 5 H 00 pm, je n’ai pas trouvé de place avant.
-         Ok.
-         Tu es inquiète pour Alana n’est-ce pas ?
-         Sa sœur jumelle lui manque et nous n’arrivons pas à atténuer son chagrin car ce criminel est toujours en liberté !
-         Je ne voulais rien dire devant les enfants mais une des raisons qui font que je te tienne tellement à aller à Los Angeles c’est pour pouvoir parler à Bill Spencer. J’ai l’intention de lui demander de l’aide pour retrouver ce meurtrier. Ensuite je lui règlerai son compte.
-         Kevin, non !
-         Non ?
-         Non. S’il te plait laisse faire la justice. J’ai déjà du mal à accepter la mort de notre enfant, je ne tiens pas à perdre aussi mon mari. Je t’aime, Kevin, je t’aime plus que tout au monde mais je n’ai pas envie d’aller te rendre visite en prison même si c’est pour la meilleure des causes au monde. Shirel ne le voudrait pas non plus, alors je t’en prie, je t’en supplie, mon amour, ne commet pas l’irréparable : je ne pourrai pas le supporter.
-         Ne t’inquiète pas, mon amour, je ne ferai rien d’irréfléchi. Je t’aime moi aussi et j’ai bien l’intention de passer le reste de ma vie avec toi et notre famille. Je veux seulement rendre justice à notre fille mais je laisserai la justice faire son travail.
-         Tu me le promets ?
-         Je te le promets.
 
 
***
 
Le taxi s’arrêta devant le manoir Forrester, Eric Forrester accueilli ses invités comme il se devait.
-         Je suis ravi que vous ayez accepté mon invitation mais pourquoi avoir pris un taxi, vous m’auriez dit, j’aurais envoyé mon chauffeur à défaut de mon jet.
-         C’est gentil, Eric, mais c’est déjà très aimable à vous de nous avoir invité à passer quelques jours chez vous.
-         Ce n’est pas grand-chose, cette maison est immense, Thomas, Caroline et Douglas sont impatient de vous revoir.
-         Je confirme, Douglas surtout il n’a cessé de répéter : « Maman, quand Lisandro va-t-il arriver ? »
Angelina et Kevin se mirent à rire pendant que Caroline serrait Angelina dans ses bras.
-         Si tu savais comme je suis heureuse de vous voir. Cela ne va plus tarder si j’en crois l’état de ce ventre.
 
***
 
-         Je ne comprends pas pourquoi ni la police ni le FBI ne vous donne des nouvelles de l’enquête ?
-         Ce n’est pas une priorité pour eux, ils disent avoir d’autres dossiers à traiter, des personnes vivantes à retrouver or notre fille est morte.
-         Oui mais il a tout de même harceler Angelina puis enlever et tuer votre fille, ce n’est pas rien tout de même et dans l’État de l’Utah il encourt la peine capitale, dit Caroline.
-         Il pourrait même s’en prendre à quelqu’un d’autre si on l’arrête pas, dit Thomas.
-         Ce n’est pas l’avis de la police, pour eux il s’en est pris à moi car il serait tombé amoureux de moi et a voulu me faire du mal mais ne s’en prendra jamais à quelqu’un d’autre.
-         Donc sous prétexte qu’il ne s’en prendra à personne d’autre on laisse un individu aussi dangereux en totale liberté.
-         Oncle Bill, tu ne pourrais pas tenter de le retrouver ?
-         Je vais charger Justin de mettre tous les moyens de Spencer Communication sous le coup, j’ai un contact au FBI qui me doit quelques services. Le temps est venu pour lui de s’acquitter de sa dette.
-         Merci, Mr Spencer, dit Angelina.
-         Appelez-moi Bill.
 
***
 
-         Tu es sérieuse, Thomas et toi allez avoir un autre bébé ?
-         Oui il était temps, Douglas n’est plus un bébé et Kevin et toi êtes mon inspiration. Oh bien sur je ne pense pas avoir une famille aussi nombreuse que la vôtre, mais Thomas et moi rêvions d’agrandir notre famille.
-         Avoir une famille nombreuse c’est parfois source de stress mais le plus souvent de joie. Kevin et moi avons toujours voulu en avoir une, même si elle ne sera plus jamais complète, dit-elle tristement.
-         Viens là que je te fasse un câlin. Mon oncle Bill fait tout ce qu’il peut pour retrouver l’assassin.
-         Je ne sais comment le remercier.
-         Peut-être en appelant Bill le futur bébé, dit Caroline en souriant.
Angelina sourit.
-         J’en parlerai à Kevin mais pour le moment nous ignorons encore si c’est un garçon ou bien une fille.
-         Vraiment vous ne voulez pas savoir ?
-         Nous voulons garder l’effet de surprise.
-         Je comprends. Angelina, dis-moi ce qui se passe, tout va bien entre Kevin et toi ?
-         Oui entre Kevin et moi tout va bien, malgré le drame nous sommes plus soudés que jamais : je l’aime et il m’aime lui aussi mais lorsque nous retrouverons ce monstre, j’ai peur de la réaction qu’il aura et cherche à venger la mort de notre fille.
 
 
***
 
-         J’ai effectivement pensé à venger la mort de mon enfant, mais Angelina m’en a dissuadé : elle a peur de me perdre.
-         Comment ça de te perdre ? Vous vous aimez non ?
-         Bien sûr je l’aime à la folie ! Elle est toute ma vie, je n’ai jamais aimé personne autant que je l’aime.
-         Alors pourquoi te perdrait elle ? Vous avez survécu au pire : perdre un enfant, peu de couple aurait résisté à une telle épreuve alors pourquoi te perdrait elle aujourd’hui puisque tu l’aime et elle t’aime.
-         Notre amour l’un pour l’autre n’a rien à voir ou plutôt si, Thomas, j’avais l’intention lorsque Bill Spencer aurait retrouvé cette ordure de lui régler son compte mais Angelina m’en a dissuadé. Elle ne veut pas me voir aller en prison.
-         C’est compréhensible. Que compte tu faire ?
-         Je tiendrai la promesse faite à ma femme, je retrouverai cette ordure et il paiera mais il paiera de manière légale même si ce n’est pas l’envie qui me manque de lui régler son compte mais je refuse de perdre Angelina et mes autres enfants : Thomas, j’aime ma femme, je l’aime comme je n’ai encore jamais aimé, notre histoire est hors du commun, tu le sais, mais depuis le jour où je suis tombé éperdument amoureux d’elle j’ai compris que je ne pourrai jamais vivre sans elle et il y’a aussi nos enfants : je dois penser à eux, à Alana, à Lisandro, Kaylan et aussi à l’enfant à venir. Je refuse que mes enfants grandissent sans leur père ou venir me voir une fois par semaine au parloir d’une prison. Ce n’est pas ainsi que j’envisage l’avenir et je suis persuadé que Shirel ne le voudrait pas non plus. Je n’ai donc pas d’autre choix que de laisser la justice faire son travail dès le moment où l’on aura retrouvé.
-         Bill a mis tous ses hommes sur le coup. On le retrouvera.
 
 
***
 
-         Je peux le comprendre, s’il arrivait malheur à Douglas moi aussi j’aurais envie de massacrer celui qui s’en serait pris à mon enfant.
-         Et parce que selon toi je ne comprends pas mon mari ? Caroline, je te rappelle que c’est ma fille qui est morte : la chair de ma chair, le sang de mon sang. Je l’ai porté dans mon ventre, senti grandir au fur et la mesure de ma grossesse. Et malgré les risques encourus par une telle grossesse j’ai décidé de la mener à terme parce que j’étais déjà attachée à mes bébés. Lorsque Chloe a mis le feu à notre maison, avant tout autre chose, j’ai protégé mes bébés. Je l’ai vu grandir et se transformer en une magnifique petite fille, nous avions la même passion pour la chanson et je m’en suis longtemps voulue, et d’une certaine façon je m’en veux encore aujourd’hui et je m’en voudrai probablement pour le restant de ma vie d’avoir levé la punition ce jour-là. Si je ne l’avais pas fait alors Shirel n’aurait jamais été à ce festival et elle serait encore en vie aujourd’hui. Alors ne va surtout pas croire que je ne comprends pas mon mari car si tu veux tout savoir, Caroline, c’est exactement le contraire : je le comprends d’autant plus que j’ai moi aussi envie de faire la même chose. Oui, Caroline, je voudrais moi aussi faire subir à cette ordure ce qu’il a fait endurer à ma fille… Mais je ne le ferai pas. Non, je ne le ferai pas, non par manque d’envie ou de courage, ce n’est pas du tout ça mais parce que je dois aussi penser à mes autres enfants qui ont besoin de leur mère.
-         Excuse-moi, j’ai parlé sans réfléchir. On est toujours amies ? dit-elle en souriant.
Angelina sourit.
-         Toujours.
-         Est-ce Kevin et toi savez ce que s’est ? demanda Caroline en désignant le ventre d’Angelina.
-         Non, nous ne voulons pas savoir à l’avance. Et vous, savez-vous si c’est une fille ou un garçon ?
-         Il est encore trop tôt pour le savoir. Angelina, que se passe-t-il, je me suis excusée, j’ai été maladroite, impulsive.
-         Rassure-toi cela n’a rien à voir avec toi. Tu t’es excusée et j’ai accepté tes excuses, n’en parlons plus.
-         Alors qu’est ce qui te préoccupe ?
-         Alana.
-         Alana, pourquoi ? Elle est malade ?
-         Non ! Non, Alana va bien.
-         Ouf, tu m’as fait peur, j’ai cru un instant qu’elle était malade.
-         Non elle n’est pas malade mais c’est tout comme.
-         Que veut tu dire ?
Angelina prit une profonde inspiration.
-         Alana pense que sa sœur est vivante.
-         Quoi ?
-         Alana est persuadée que Shirel est vivante et qu’elle a peur.
-         Mon Dieu !
-         Elles sont de vraies jumelles, tu le sais et comme si cela ne suffisait pas, elles sont monoamniotique et monochoriale. Elles ont toujours lié l’une à l’autre même si Kevin et moi avons pour ne pas exacerber cette situation en veillant plus tôt à mettre en avance leurs différences afin qu’elles deviennent chacune une personne à part entière et pas uniquement la jumelle de l’autre. Malgré tout il y’a un lien indéniable entre elles deux, un lien qu’aucun parent ne peut contrôler, or ma fille me dit que sa sœur jumelle est toujours en vie mais d’un autre coté il y’a Kevin : son père qui a entendu les coups de feu qui ont tué notre fille. Il a entendu ce monstre assassiner notre enfant ! C’est tellement dur pour lui-même s’il n’en parle pas je sais qu’il pense tout le temps. Caroline, je ne sais plus quoi faire ni quoi penser. Alana a-t-elle raison ? Sa sœur jumelle est-elle encore en vie ?
-         Et toi qu’en pense tu ?
-         Je ne sais pas, je ne sais plus. Je voudrais tellement croire qu’Alana a raison mais je ne peux pas oublier non plus ce que Kevin a entendu.
-         Tu en as parlé à Kevin ? Peut-être a-t-il mal interprété les faits ?
-         Insinuerais-tu que mon mari souhaite la mort de notre fille ? Caroline, c’est son père ! Parfois la nuit, même après que nous ayons fait l’amour, il se réveille en sueur et appelle notre fille, il l’entend encore ces maudits coups de feu, alors ne vient pas me dire qu’il souhaitait la mort de notre enfant. C’est un excellent père qui adore ses enfants.
-         Quoi ? Non, non, Angelina, voyons, ce n’est pas du tout ce que j’ai voulu dire. Je sais bien que Kevin adore ses enfants mais ce que je veux dire… et puis non, laisse tomber.
La colère d’Angelina retomba.
-         Excuse-moi, je suis à cran en ce moment, les hormones et ne pas savoir exactement ce qui est arrivé à ma petite fille…
-         Tu devrais parler à mon oncle Bill, si Shirel est en vie il la retrouvera.
 
***
 
-         L’oncle de Caroline a de multiples ressources, il retrouvera l’assassin de Shirel.
Le téléphone de Kevin retentit.
-         Allo !
-         Inspecteur Ronan Malloy à l’appareil.
-         Ronan, avez-vous retrouvé l’assassin de ma fille ?
-         Pas encore mais j’ai du nouveau. J’aimerais passer chez vous pour vous en parler.
-         Nous sommes à Los Angeles, donnez-nous le temps d’arriver.
-         Je serai chez vous dans l’après-midi. Ronan raccrocha.
-         C’était Ronan Malloy : il a du nouveau sur l’enquête. Thomas, je suis désolé mais nous n’allons pas pouvoir rester. Ronan doit passer dans l’après-midi. Je vais réserver des places…
-         Ne te préoccupe pas de ça : le jet est à votre disposition.
 
***  
 
Ronan Malloy se trouvait dans le salon des Fisher.
-         Comme je vous l’ai dit nous avons du nouveau au sujet de l’enlèvement, séquestration suivie de la mort de votre enfant. Nous avons visionné les caméras de surveillance du festival et nous n’avions rien trouvé jusqu’à hier où nous avons visionné une partie qui nous avait échappé et là nous avons vu l’homme qui a kidnappé votre fille et pu en dresser un portrait-robot. Tenez ! dit-il en tendant une feuille.
Le portrait montrait le visage d’un homme brun ténébreux au regard bleu acier perçant masqué par des lunettes sombres.
-         Ce visage vous parle-t-il ?
-         Je ne l’ai jamais vu de ma vie.
-         Moi non plus, dit Kevin.
-         Après enquête, mes hommes ont découvert qu’il était là à chaque concert d’Angelina depuis Broadway. Il était assis dans les premiers rangs mais ce n’est pas tout, nous avons visionné les bandes enregistrées du théâtre de ce soir-là, après le concert il s’est introduit dans les coulisses.
-         Quoi ? mais il n’est jamais venu !
-         En effet. Nous ignorons pourquoi mais il a dû avoir un empêchement pour entrer dans votre loge.
 
***
 
Après le départ de Ronan, Angelina et Kevin restèrent seuls au salon, une fois les enfants endormis, à discuter.
-         Qu’est ce qui a pu l’empêcher de rentrer ce soir-là ? S’il était rentré alors peut-être n’aurait-il pas enlevé notre fille et tuer notre fille.
-         On le retrouvera : je te le promets, mon amour, on va le retrouver et il paiera pour son crime. Je te le promets.
-         Tu laisseras faire la justice ? Tu me la promis, Kevin.
Kevin l’attira dans ses bras.
-         Oui, mon amour, je te l’ai promis et je tiendrai ma promesse. Je t’aime, j’aime notre vie, notre famille, je ne veux pas risquer de tout perdre en allant en prison.
Ils s’embrassèrent langoureusement. Soudain Angelina eu comme un éclair.
-         Michael ! s’exclama-t-elle.
-         Quoi ? Pourquoi parles-tu de Michael ?
-         Si cet homme n’est pas rentré dans ma loge ce soir-là c’est qu’il a dû en être empêché par Michael.
-         Comment ça Michael ?
-         Souviens-toi, c’était le soir où Michael était venu nous trouver pour se réconcilier mais ni toi ni moi n’étions encore prêt. Lui et Christine étaient restés une bonne partie de la nuit à discuter, c’est surement pour ça qu’il n’a pas pu rentrer. Peut-être l’aurait-il aperçu ?
-         Je vais lui téléphoner.
Alors que Kevin s’apprêtait à appeler son frère, ils entendirent Alana pleurer.
-         Shirel. Shirel. Shirel…
Kevin se précipita dans la chambre de sa fille qui pleurait tout en se débâtant dans son lit, suivi de près par Angelina.
-         Alana, Alana, mon bébé, réveille-toi.
-         Shirel, dit-elle en ouvrant les yeux.
-         Shirel n’est pas là, mon ange, c’est Papa.
-         Papa ! dit-elle en jetant ses bras autour du cou de son père tout en continuant de pleurer.
-         Tout va bien, ma petite chérie, dit Kevin en caressant les cheveux de sa fille, tout va bien. Calme-toi, mon bébé, je suis là. Maman est là elle aussi.
-         Oui, ma chérie, je suis là.
-         Tu as fait un mauvais rêve mais tout va bien.
-         Non, Papa, tout ne va pas bien. Ce n’était pas un cauchemar, c’était bien réel. Shirel a besoin de nous, Papa. Elle a peur : elle a très peur de cet homme qui la menace.
-         Mon ange, non, c’est impossible : Shirel nous a quitté, chérie.
-         Non, Papa, elle n’est pas morte, Shirel est vivante : je le sais, je le sens, je ressens ce qu’elle éprouve.
-         Mon cœur, je sais à quel point tu aimerais que ta sœur soit toujours en vie, malheureusement ce n’est plus le cas.
-         Non, Maman, Shirel est vivante : je le sais, je peux le sentir. Elle a peur, Maman, cet homme va lui faire du mal. Je t’en prie, Maman, il faut l’aider. Elle est vivante. Ma sœur est vivante, il faut me croire.
 
***
 
Une fois la petite endormie, Angelina redescendit au salon retrouver Kevin descendu quelques minutes auparavant.
-         Elle dort ?
-         Oui.
-         Je m’étais pourtant juré de ne pas lui ressembler mais j’ai fait pire, lui au moins n’a jamais prétendu que j’étais mort.
-         De qui parle-tu, Kevin ?
-         De Tom le Terrible : mon père ! Lui au moins se contenter de m’enfermer dans un placard mais moi c’est dans un cercueil que j’ai envoyé notre fille. Qu’est ce qui ne va pas chez moi, Angelina ? Quel genre d’homme suis-je ? comment peut tu rester avec un homme comme moi ? Quitte-moi, quitte-moi avant qu’il ne soit trop tard et je te fasse du mal à toi aussi. Quel père digne de ce nom prétendrait que sa fille est morte alors qu’elle ne l’est pas ?
Angelina le toisa
-         Rien ! Absolument rien ! Tout va bien chez toi, mon amour et je t’interdis de dire où même de penser que tu ressembles à Tom le Terrible car il n’y a rien de plus faux ! tu es un bon père, je dirais même excellent et nos enfants t’adorent tout comme moi je t’aime. Tu m’entends, Kevin, je t’aime et jamais, je dis bien jamais, je ne te quitterai.
Elle ravala sa salive avant de poursuivre d’une voix nouée par les sanglots :
-         Je t’interdis d’autant plus de te comparer à Tom le Terrible car je sais à quel point tu aimes notre fille. Chaque soir je te sens te tourner et te retourner dans notre lit, je t’entends prononcer son nom, te réveiller en hurlant son prénom. Même les soirs où nous faisons l’amour.
-         J’entends encore ces coups de feu raisonner dans ma tête, il était fou furieux que son plan n’ait pas fonctionné alors il a tiré deux coups de feu puis ce fut le néant. J’ai hurlé pour qu’il ne lui fasse pas de mal mais c’était trop tard : il avait tué notre fille. Ces coups de feu, mon amour, ces coups de feu, je les entends encore jour et nuit, nuit et jour, jour après jour, nuit après nuit.
-         J’imagine notre petite fille, une arme pointée sur elle : comme elle a dû avoir peur.
Les yeux embués de larmes, Angelina l’embrassa.
-         Kevin, on va retrouver l’assassin de notre enfant et il paiera.
Kevin resta silencieux quelques minutes.
-         Et si je faisais fausse route, si Alana avait raison, si Shirel était encore en vie ? Crois-tu que ce soit possible ?
-         Je ne sais pas, mon amour. Après tout ce que tu as entendu mais il est vrai qu’Alana et elles sont jumelles, elles ont toujours partagé un lien si fort même si nous avons toujours tout fait toi et moi pour qu’elles aient chacune leur propre personnalité mais il y’a un lien biologique naturel. Rappelle-toi lorsqu’elles étaient petites quand l’une avait un rhume l’autre l’avait aussi, si l’une d’elle était de mauvaise humeur l’autre l’était également. Te souviens-tu du jour où Alana s’était écorchée le genou en tombant, Shirel avait ressenti sa douleur. Mais d’un autre côté, il y’a tout ce que tu as entendu : ces coups de feu et le fait qu’il ne fasse plus signe de vie : je ne sais plus quoi penser ni croire. Si elle est vivante, où est-elle ? Pourquoi ce monstre ne nous fait plus signe de vie ? Qu’a-t-il à en tirer ?
 
 
 
***
 
-         Combien de temps encore allez-vous me garder prisonnière ? Ma mère ne quittera jamais mon père.
-         Dans ce cas je ne te libèrerai jamais. Tu seras mienne pour toujours. Nous allons vivre ensemble et au moment voulu, je t’épouserai comme ta mère aurait dû le faire.
-         Non !
-         Tu n’auras pas le choix ! dit-il fulminant. Ta mère n’a pas voulu de moi alors je t’ai toi. Tu as la même voix qu’elle lorsqu’elle chante et d’ailleurs tu vas chanter pour moi comme maintenant : chante !
-         Je ne chanterai pas pour vous, je veux rentrer chez moi. Mes parents doivent être fous d’inquiétude et me chercher de partout.
-         Tes parents ne te cherchent plus, c’est fini.
-         Comment ça fini ? dit-elle d’une voix tremblante.
-         C’est fini, tes parents ne te cherche plus, je m’en suis assuré.
-         Qu’avez-vous fait ?
-         J’ai fait en sorte que tes parents ne te cherchent plus et ils ont sauté à pied joint. C’est fini, fillette, tes parents t’ont abandonné : jamais tu ne les reverras.
-         Non ! hurla-t-elle avant d’éclater en sanglot.

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Shirel
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