Angelina & Kevin love for ever

Angelina & Kevin love for ever

Forum de fan fiction consacré à la love story d'Angelina Veneziano & Kevin Fisher des feux de l'amour
 
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 Alana

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Angelina Fisher
Prête à l'eglise de Genoa
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Date d'inscription : 09/08/2015
Age : 47
Localisation : Paris

Notre feuilleton favoris
Vos couples preferés dans le soap: Kevin & Angelina. Nick & Sharon. Christine et Michael. Victoria & Billy. Victoria & Ryan.
Si vous etiez un personnage des fda quel serait il : Michael Baldwin ou Christine Blair

MessageSujet: Alana   Mar 5 Sep - 21:45


Aux alentours de 15 H 30 lorsque le bus scolaire s’arrêta dans la rue, Alana et Lisandro trouvèrent leurs parents les attendant le sourire aux lèvres.
-         Maman ? Papa ? La maitresse nous a dit que l’on rentrerait avec le bus scolaire comme avant, dit Alana.
-         Oui en effet, ma chérie. Venez là, il faut que nous parlions tous les quatre.
-         Parler de quoi ? Vous n’allez pas divorcer dites, demanda Lisandro inquiet à l’idée de perdre sa famille.
-         Lisandro, non ! Chéri, Maman et moi n’allons pas divorcer ni même nous séparer : chéri, Maman et moi c’est pour la vie, je ne sais pas quoi dire ou quoi faire pour que tu me crois mon ange. J’aime votre mère plus que tout au monde et c’est amour est partagé tu peux me croire.
-         C’est vrai, Maman ? Tu aimes Papa ?
-         Plus que tout au monde, Alana.
-         Alors de quoi voulez-vous nous parler ? Pourquoi n’êtes-vous pas venu nous chercher à la sortie de l’école ?
-         N’étiez-vous pas content d’être dans le bus scolaire avec vos copains ?
-         Si bien sûr mais je croyais que Papa et toi ne le vouliez plus depuis… depuis…
-         Depuis la mort de votre sœur, termina Kevin.
-         Oui.
Kevin sourit.
-         Maman et moi avions peur pour vous. Nous avons déjà perdu un enfant et nous ne voulions pas en perdre un autre alors nous vous avons enfermé, privé de vivre votre vie d’enfant en venant vous chercher et vous raccompagner le lendemain matin. Privé de voir vos amis…
-         En un mot nous vous avons isolé à cause de nos peurs, mais nous avons eu tort.
-         Tort, Maman ?
-         Oui, Alana, tort. Nous n’avons pas le droit de laisser nos peurs vous empêcher de vivre. Et nous aussi nous ne vivions plus : nous vous avons délaissé tous les trois au profit de notre peine.
-         Mais c’est fini ! Avec Maman nous avons décidé de reprendre nos vies en main. Nous nous n’oublierons jamais votre sœur et croyez-moi, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver son corps et envoyer l’ordure qui nous l’a enlevé derrière les barreaux mais en attendant, la vie va revenir dans cette maison. Dorénavant, vous reprendrez le bus scolaire comme avant et vous pourrez aller chez vos amis lorsque vous n’aurez pas trop de devoir ou le week-end. Maman va recommencer à chanter et quant à moi, je vais reprendre mon projet de start-up pour les énergies renouvelables.  Il le faut. Shirel n’aurait pas voulu qu’il en soit autrement.
-         Mais on ne rêvera plus jamais Shirel ?
-         Shirel n’est plus parmi nous, chéri.
-         C’est à cause de moi qu’elle est morte. Si on ne s’était pas disputé ce soir-là elle serait restée dans la loge et n’aurait pas croisé le chemin de cet homme.
-         Lisandro, non, chéri, tu ne dois pas dire une chose pareille ni la penser d’ailleurs : ta sœur ne le voudrait pas et nous non plus.
-         Papa et Maman ont raison, Lisandro. Avec Shirel on aimait bien t’embêter parce que nous étions deux et tu étais un tout seul.
-         Un tout seul ? dit Angelina. Qu’est ça veut dire ?
-          C’est comme ça que Shirel et moi appelions tous ceux qui n’avaient pas de jumeau. Mais on a eu tort parce que moi aussi je suis devenue une toute seule maintenant.
Les larmes qu’elle retenait depuis la disparation de sa sœur jaillirent enfin. Elle jeta ses petits bras autour du ventre déjà bien rond de sa mère en y enfourchant sa petite tête d’enfant, qui aussitôt l’enlaça.
-         Ne pleure pas, ma puce, ne pleure pas. Tu n’es pas toute seule, mon ange, tu ne seras jamais toute seule même si ta sœur n’est plus là, tu n’es pas seule. Papa, Lisandro, Kaylan et moi nous sommes là. Tu ne seras jamais toute seule, mon ange.
-         Pleure pas, Alana, je suis là moi, dit Lisandro en touchant sa sœur de la main.
Loin de la consoler la petite fondit encore plus en larme et s’accrocha à son petit frère.
-         Je suis désolée, Lisandro, si tu savais comme je regrette.
-         Comment on va vivre maintenant sans Shirel ?
-         On ne le sait pas encore, chéri, tout ce que nous savons c’est que nous le devons : nous n’avons pas le choix, répondit Kevin.
-         Le temps nous dira comment faire, chéri.
 
 
*** 
 
-         Chante ! dit l’homme à la fillette dans la maison aux volets clos.
La fillette voulu obéir mais aucun son ne sortit de sa bouche.
-         Je veux voir mon papa et ma maman, dit-elle en pleurant.
L’homme fulmina.
-         Je t’ai dit chante !
À travers ses larmes Shirel se mit à chanter. L’homme sourit.
-         Maintenant tu es à moi : tu m’appartiens pour toujours et tu vas chanter pour moi tous les jours à la place de ta garce de mère qui n’a pas voulu de moi. Plus jamais tu ne reverras tes parents : désormais tu es à moi.
-         Non !
-         Tais-toi et chante !
 
 
***
 
Les semaines puis les mois s’étaient écoulés. La police et le FBI ne retrouvaient pas le corps de Shirel qui naturellement n’était plus une priorité par rapports aux affaires en cours.
Kevin et Angelina tentaient tant bien que mal de surmonter leur deuil et aller de l’avant pour eux et leurs enfants. Ce soir-là, pour la première fois depuis l’enlèvement de Shirel, Angelina donnait un concert dans une petite salle à Logan où elle avait si souvent chanter avec sa fille.
-         Mesdames et Messieurs, je vous demande d’applaudir sous un tonnerre d’applaudissement celle qui nous fait le grand honneur de revenir chanter dans cette salle si importante au cœur de notre ville : j’ai nommé la talentueuse Angelina Veneziano !
-         Merci, merci beaucoup. Je suis très touchée par votre accueil. C’est toujours un immense plaisir pour moi de chanter pour notre ville. Si vous le permettez, j’aimerais dédier cette chanson à ma fille Shirel qui comme vous le savez sans doute m’a été lâchement enlevée puis assassinée.
Les premières notes de piano raisonnèrent, Angelina commença à chanter mais dès les premières mesures sa voix s’étrangla et ne put finir. Elle éclata en sanglot.
-         Excusez-moi, dit-elle en quittant la scène pour se réfugier dans les bras de Kevin.
Celui-ci l’entoura de ses bras en lui donnant un baiser sur sa tête.
-         Je suis désolée, je suis désolée, j’ai cru pouvoir y arriver mais c’est trop tôt. C’est trop tôt.
-         Tu n’as pas à l’être. Tout le monde comprend que tu pleures la mort de notre fille, c’est on ne peut plus naturel. Tu as essayé mais c’est encore trop tôt.
-         Pas un jour ne s’écoule sans que je ne pense à elle : à ce qu’elle ferait, ce qu’elle dirait. Quand je compose une chanson je me demande ce qu’elle penserait des paroles.
-         Chut, je sais, mon amour, je sais, dit-il en lui donnant un baiser sur ses lèvres. C’était trop tôt mais tu as essayé et j’en t’aime encore plus pour ça.
Kevin posa ses lèvres sur celles d’Angelina et l’embrassa.
-         Rentrons à la maison, ça vaut mieux.
-         S’il te plait ne dit rien aux enfants. Ils commencent enfin à faire leur deuil, je ne veux pas les perturber avec ce qui vient d’arriver.
-         Je te le promets, mon amour, ils ne seront rien. Rentrons chez nous maintenant.
 
 
***
 
Dans les semaines qui suivirent Alana commença à changer. À l’école ses notes chutèrent, son comportement envers ses petits camarades changea lui aussi. D’enfant enjouée et heureuse elle se repliait de plus en plus sur elle-même. Kevin et Angelina préférèrent la retirer de l’école le temps de faire son deuil. La nuit elle faisait des terribles cauchemars et se réveillait en sueur. Ses parents veillaient constamment sur elle tout en tentant eux aussi de faire leur deuil et de veiller sur Lisandro et Kaylan qui malgré son jeune âge, ressentait que quelque chose n’allait pas, jusqu’au jour où…
-         Laisse-moi tranquille ! tu m’entends ? Laisse-moi tranquille ! Je ne veux pas jouer avec toi, je ne veux pas non plus t’aider à faire tes devoirs où aller promener Utah avec toi. Je te déteste, tu m’entends, Lisandro, je te déteste ! C’est à cause de toi si j’ai perdu ma jumelle. Pourquoi tu n’es pas mort à sa place ?
-         Alana, maintenant ça suffit ! dit Kevin furieux en entendant sa fille parler ainsi. Retire tout de suite ce que tu as dit.
Le petit garçon se refugia dans les bras de sa mère tout en pleurant. Choquée par le comportement de sa fille et à fois malheureuse de la voir ainsi, Angelina préféra laisser Kevin gérer la situation, et de son côté tenter de consoler Lisandro.
-         Pleure pas, mon ange, ta sœur ne pensait pas un mot de ce qu’elle a dit.
-         Bien sûr que si je le pensais. C’est de sa faute, tout est entièrement de sa faute. S’il n’avait pas joué le bébé en quittant la loge, alors Shirel ne serait pas partie à sa recherche, n’aurait pas rencontré cet homme, il ne l’aurait pas enlevé.
-         Oui et si je n’avais pas levé la punition alors Shirel serait restée à la maison.
-         Et si j’avais moins jouer les héros au téléphone alors il ne l’aurait pas tué et si la police avait fait son travail en prenant au sérieux le harcèlement dont ta mère était victime alors ils l’auraient arrêté depuis longtemps et aujourd’hui nous serions tous heureux de vivre nos vies en attendant la naissance de ton futur petit frère ou ta future petite sœur. Nous avons tous fait des choix en fonction de nos connaissances du moment, choix que nous pensions être le meilleur en fonction de l’instant présent. Hélas ce fut le mauvais mais aucun de nous n’aurait pu prédire.
-         Oui mais moi j’ai perdu ma sœur jumelle, j’aurais dû ressentir ce qu’elle a ressenti lorsqu’il a tué comme j’ai ressenti sa peur quand il a kidnappé mais je ne suis pas arrivée. Qu’est ce qui ne va pas chez moi, Papa ? dit-elle avant d’éclater en sanglot en se jetant dans les bras de son père qui aussitôt l’enlaça.
-         Mon ange, rassure-toi, tout va bien chez toi, dit-il en lui caressant les cheveux.
-         Alors pourquoi je n’arrive pas à ressentir quoique ce soit ? C’était ma sœur jumelle, je devrais pourtant être morte avec elle…
-         Non ! hurla Lisandro, je ne veux pas que tu meures aussi, je veux pas, je veux pas ! dit-il en courant se réfugier dans sa chambre.
Alana et Kevin se retournèrent simultanément vers Angelina qui fut elle-même surprise par la réaction de son fils.
-         Laisse, j’y vais. 
Angelina alla dans la chambre de Lisandro tandis que Kevin resta avec Alana qui était perturbée.
-         Pourquoi je suis pas normale, Papa ?
-         Mon cœur qui a dit que tu n’étais pas normale ? Ma chérie, tu es une petite fille tout ce qu’il y a de plus normal et tu es belle comme le jour.
-         Alors pourquoi je n’arrive pas à ressentir le vide laissé par la mort de Shirel ? Je suis perdue, oui, mais comme je l’étais au moment où elle avait été kidnappée. Pas plus.
J’ai été sur internet, Papa, et j’ai lu des choses sur la mort d’un jumeau, tout le monde disait que je devrais ressentir un vide énorme et j’aurais dû ressentir sa mort, ce qu’elle avait ressenti durant ses derniers instants or je n’y arrive pas. Pourquoi, Papa ? Pourquoi ?
 
 
***
 
Angelina se tenait à l’embrassure de la porte de la chambre de Lisandro restée entrouverte. Lisandro était couché dans son lit la tête enfuie sous son oreiller. Angelina toqua à la porte.
-         Lisandro, je peux entrer chéri ?
Comme l’enfant ne répondait pas, elle entra dans la chambre et s’assit sur le lit de son fils qui sanglotait.
-         Chéri, dit-elle d’une voix douce.
Lisandro se retourna et passa ses petits bras autour de la taille déjà bien ronde de sa mère.
-         Je veux pas qu’Alana meurt elle aussi. Elle est parfois méchante avec moi mais je veux pas qu’elle meurt.
-         Mon ange, personne ne va mourir voyons.
-         Pourtant Alana a dit qu’elle allait mourir.
-         Ta sœur est totalement bouleversée par la mort de Shirel : nous le sommes tous, mais pour Alana c’est différent. Shirel était sa sœur jumelle. Est-ce tu sais ce que cela signifie, mon cœur ?
-         Ça veut dire qu’elles étaient toutes les deux dans ton ventre en même temps ?
-         Oui c’est exactement ce que ça signifie. Les jumeaux partagent un lien très particulier et ce que l’un ressent l’autre l’éprouve aussi.
 
***
-         Alana, il ne faut pas croire tout ce que l’on raconte sur internet. Il y’a parfois des choses qui sont exagérées. Alors oui bien sur les jumeaux partagent des choses incroyables mais pas toujours. Il y’a parfois des relations entre jumeaux qui ne se passe pas bien. Je ne dis pas que c’était votre cas à Shirel et toi : vous vous aimiez et parfois, souvent vous étiez complices mais il y’avait d’autres moments où vous étiez différentes comme pour la musique. Ta sœur avait un don semblable à celui de ta mère, ce qui n’est pas ton cas.
-         Elle me manque, Papa, dit-elle en pleurant.
-         Elle me manque à moi aussi, elle nous manque à tous mais t’en prendre à ton frère comme tu le fais ne résoudra rien, cela n’atténuera en rien ton chagrin.
 
***
 
-         Comment va Lisandro ?
-         Il s’est calmé, il connait la nature des relations entre jumeaux. Et comment va Alana ?
-         Elle se pose beaucoup de question sur la mort de Shirel, elle ne comprend pas pourquoi elle n’arrive pas à ressentir ce qu’elle a éprouvé en mourant comme ce fut le cas lorsqu’elle fut kidnappée. Par ce fait elle avait peur de ne pas être normal de ne pas éprouver les mêmes sensations que sa sœur jumelle lorsqu’elle est morte.
-         Mon Dieu, Kevin, qu’allons-nous faire ? nous n’avons même pas retrouvé le corps de notre fille pour le ramener chez nous. Peut-être si nous le retrouvions cela aiderait nos enfants à faire leur deuil lorsqu’il aura été retrouvé et exécuté. Je veux qu’il paye, Kevin, je veux qu’il paye pour tout ce qu’il a fait endurer à notre petite fille et ce qu’il fait traverser à notre famille.
-         On le retrouvera, mon amour, je te le promets on le retrouvera et il paiera pour ses crimes. La mort de notre enfant ne restera pas impunie. Je t’en fais la promesse.
 
Il la regarda, plaqua ses lèvres sur celles d’Angelina et l’embrassa langoureusement.
-         Viens ! dit-il en lui prenant la main afin de monter dans leur chambre et l’embrassa derechef.
Cela fait longtemps n’est-ce pas ?
-         Oui trop longtemps.
-         Chérie, je t’aime toujours autant, je t’aime un peu plus tous les jours mais…
-         Kevin, mon amour, tu n’as pas à te justifier. L’enlèvement puis la mort de notre fille a été un choc brutal auquel nous n’étions pas préparés. Aucun parent au monde ne devrait avoir à vivre une telle épreuve.
-         Mais nous avons besoin de nous retrouver. J’ai envie de toi, Angelina.
-         Tu ne m’as pas perdu, jamais tu ne perdras et moi aussi j’ai envie de toi.
En position de l’Andromaque, Angelina et Kevin firent l’amour une bonne partie de la nuit.
 
***
 
Comme il en avait fait la promesse à Angelina, Kevin relança les recherches afin de retrouver l’assassin de leur fille ainsi que la restitution de son corps.
-         Comprenez-moi, Kevin, je comprends votre impatience à voir le meurtrier de votre fille derrière les barreaux et peut être même condamné à la peine capitale comme le permette les lois de cet État, et nous y travaillons. Seulement, je dois me montrer franc et honnête avec vous, ce dossier n’est plus pour le moment la priorité du moment.
-         Ronan, notre fille a été kidnappé, peut-être même torturée avant d’être tuée par un individu dont nous ne savons rien excepté qu’il est un fan des chansons de ma femme. Nous ne savons pas où a été enterré son corps ni même s’il a été. Ma femme, mes enfants et moi-même avons du mal à faire notre deuil et vous osez me dire en me regardant droit dans les yeux que vous ignorez tout de ce crime, que cette enquête n’est plus la priorité du FBI ni même de la police d’État ? Mais c’est pourtant à cause d’elle si tout ceci est arrivé. Si elle avait son travail convenablement en retrouvant cet homme lorsqu’il harcelait Angelina nous n’en serions pas là aujourd’hui.
-         Croyez-moi je compatis au deuil qui vous touche mais il faut que vous compreniez : le FBI a de multiples affaires à traité mais nous faisons le maximum pour retrouver le meurtrier de votre fille. Vous n’avez reçu aucun message d’aucune sorte depuis le meurtre ?
-         Croyez-vous que si j’en avais eu je serais resté là à ne rien faire ni même en avertir les autorités ?
 
***
 
Dans la maison aux volets clos, Shirel ne cessait de penser à sa vie d’avant, à sa maison, à ses parents, à sa sœur jumelle, ses frères et leur chien Utah. Depuis combien de temps était-elle ici ? Elle n’en avait aucune idée, c’est comme si le temps s’était suspendu. Que pouvait bien faire sa mère ? Avait-elle donné un concert ces derniers temps, fait un nouvel album ? Le projet de son père d’une start up pour le climat avait-elle vu le jour ? Alana continuait elle à taquiner Lisandro comme elles en avaient l’habitude ? Kaylan devait faire ses premiers pas maintenant ? Sa mère avait-elle accouché ? Avait-elle un nouveau petit frère ou au contraire une petite sœur. Ses frères et sœur et Utah, leur chien, la reconnaitront ils lorsqu’elle rentrerai à la maison ? Elle soupira en regardant les volets clos. Quelle heure pouvait-il bien être ? Faisait-il jour où étais ce déjà la nuit ? Quel temps faisait-il ? Elle tenta de prêter l’oreille pour savoir si elle allait entendre le bruit de la pluie mais aucun son ne parvenait jusqu’à elle alors elle présuma qu’il devait faire beau temps. Oui c’était surement ça : le soleil devait briller dans le ciel. Le rêverait elle un jour ?
Elle se mit à penser à ce qu’elle et sa famille faisait par les jours de beau temps lorsque sa mère n’était pas en tournée. Souvent il leur arrivait de partir pique-niquer avec leur chien. Sa mère chantait dans la voiture tandis que leur père conduisait et Utah parfois se mettait lui aussi à chanter sous les fous rire de tous.
La fillette sentit les larmes lui montaient aux yeux. Ce bonheur tout simple mais si beau le reverra-t-elle un jour ?
D’un bon elle se leva et se mit à tambouriner à la porte :
-         Laissez-moi sortir ! Au secours, aidez-moi, je suis enfermée, A l’aide !
Mais l’homme arriva et la bouscula. Elle en perdit l’équilibre.
-         Tu ne sortiras jamais d’ici ! Tu m’entends ? Jamais !
-         Je veux voir mon Papa et Maman, dit-elle tout en pleurant.
-         Tu ne les reverras jamais ! ta mère n’a pas voulu de moi alors tu as pris sa place.
Shirel fondit en larmes.
 
 
***
 
Endormie, Alana tournait et se retournait dans son lit tout en pleurant quand soudain elle se réveilla, s’assit et poussa un cri à réveiller toute la maison :
-         Shirel !
Ses parents et Lisandro se précipitèrent dans sa chambre lorsqu’ils entendirent Kaylan pleurer.
-         Je vais lui chanter une berceuse il se rendormira vite. Je te retrouve chez notre fille, dit Angelina avant de disparaitre dans la chambre d’enfant.
Lorsque Kevin entra dans la chambre de sa fille, elle était assise sur le lit, le front en sueur.
-         Lisandro, apporte-moi un gant pour éponger ta sœur.
-         D’accord Papa !
Tandis que Lisandro sortait de la chambre, Angelina arriva et s’assit au bord du lit tandis que Kevin resta debout derrière elle.
-         Alana, ma chérie, c’est fini mon bébé tu as fait un cauchemar mais c’est fini. Je suis là, ma chérie, Papa est là lui aussi.
Lisandro revint quelques minutes après avec le gant.
-         Tiens, Papa, j’ai fait au plus vite.
-         Merci, chéri. Tiens, chérie, dit-il en tendant le gant à Angelina qui se mit à éponger le visage de sa fille.
-         Maman, Shirel…
-         Oui, mon bébé, je sais combien elle te manque. À moi aussi elle me manque.
-         Oui, mon cœur, ta sœur nous manque à tous et je l’ai promis à ta mère, je te le promets à toi aussi, nous retrouverons celui qui nous l’a enlevé.
-         Non, vous ne comprenez pas, Shirel n’est pas morte, Papa, elle est vivante et elle a peur. Il faut la sortir de là, Il faut la sortir de là, elle est vivante et elle a peur : il faut la sortir de là.
 
***
Au milieu de la nuit, Kevin se trouvait dans le salon, le chien à ses pieds lorsqu’en pyjama et robe de chambre, Angelina le rejoignit.
-         Chérie, tu n’as pas réussi à dormir toi non plus ?
-         Je ne cesse de penser à qu’Alana nous a dit.
-         Je sais mais c’est impossible, j’ai entendu les coups de feu.
-         Je sais mon amour, mais tu connais tout comme moi les liens qui unissent les jumeaux et dans leur cas ce phénomène est renforcé puisqu’elles sont monochoriale et monoamniotique.
-         Je n’ai pas oublié et crois moi, chérie, j’aimerais tout comme toi croire en ce qu’Alana nous a dit mais ces coups de feu, ces coups de feu… Chérie, j’ai l’impression de les entendre encore. Ils me hanteront le reste de ma vie. Angelina, mon amour, je n’ai pas pu sauver notre fille : j’ai failli à mon devoir de père.
-         Kevin, non ! Je t’interdis de dire une chose pareille, tu n’as rien à te reprocher. Tu m’entends, mon amour, rien ! Tu es un père fantastique et nos enfants t’adorent. S’il y’a quelqu’un à blâmer c’est moi : c’est moi qui ait failli à mon devoir de mère. Je n’ai pensé qu’à me protégé et pas un instant je n’ai pensé à notre fille. J’aurais dû me dire que si ce malade ne pouvait pas m’atteindre alors il pourrait s’en prendre à ceux que j’aime le plus au monde : toi et les enfants.
-         Non, chérie, je t’interdis où même de penser une chose pareille. Tu es une mère fantastique, nos enfants t’adorent autant que je peux t’aimer, rien absolument rien ne laisser envisager qu’il allait s’en prendre à l’un de nos enfants. Ce malade ne s’adressait qu’à toi, il ne parlait que de toi, à aucun moment il n’a mentionné Shirel.
-         Alors si je n’ai pas de reproche à me faire, toi non plus tu n’en as pas à t’en faire.
Ils se penchèrent l’un vers l’autre pour s’embrasser.  
-         Viens, dit-il en lui prenant la main, allons-nous coucher, tu as besoin de te reposer.
En montant ils ouvrirent la chambre d’Alana qui dormait paisiblement.
-         Regarde-la, Kevin, elle est si calme, si paisible.
-         Et je ferai tout pour qu’elle le reste.
-         Oui, nous la protègerons.

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Alana
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